AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Funny Game.

messages : 188
date d'inscription : 19/05/2014
avatar : Joseph Morgan
crédits : Shiya3
pseudo : Chop Suey

métier : Freelancer - Actionnaire chez Rose Rouge
statut : Asexuelle
les péchés mignons : Mettre la bonne musique au bon moment, Manger des Boccocini, Avoir le sentiment océanique

MessageSujet: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Jeu 21 Aoû - 16:51


CORDES DE BOIS



Offices de La Rose Rouge / Chambre à bois du backstore – 21h02 d'un soir frisquet

La chambre à bois est une pièce grande d’approximativement 500 pieds carrés. Le sol est en ciment et les murs sont peinturés grossièrement par ce qui semble être un mélange de plusieurs restants de gallons de différentes couleurs. Au plafond, une ampoule directement branchée au mur sans aucun autre support diffuse une lumière orangée à travers toute la pièce. Sur la gauche, une fenêtre style hublot laisse passer quelques rayons de lune, ajoutant une légère touche bleutée à l’éclairage interne. Partant du mur du fond et allant presque jusqu’à la moitié de la pièce, plusieurs centaines de bûches de bois sont alignées du bord à bâbord de la salle. Outre une petite souris traversant rapidement la pièce, tout semble calme.

Tout à coup, l’HOMME À TOUT FAIRE pénètre dans l’endroit par une porte sur la droite. Ce dernier est vêtu d’une chienne bleue et de bottes de construction beiges. Dans ses bras, il tient une caisse en plastique remplie de bûches en bois rond. Son visage est légèrement incliné vers le bas. Il ne sourit pas, mais ses traits sont détendus. Obliquant de deux pas sur sa gauche, il s’approche des cordes de bois devant lui. Sans façon, il pose son fardeau sur la rangée qui n’est entamé qu’au deux tiers. Ses mains, recouvertes d’épais gants de travail, commencent à prendre les bûches rondes et à les placer dans les espaces vides entre les plus grosses bûches de forme carrée. Une fois sa tâche terminée, il reprend sa caisse et quitte la pièce.

Cadre de porte franchit, l’homme prend le couloir vers la droite. Au bout de ce dernier, une silhouette se tient dans l’encadrement d’une porte grande ouverte donnant sur l’extérieur. À mesure que le travailleur avance, les traits de l’inconnu se définissent. Il s’agit de Konohan. Il aborde la même tenue que l’homme. Sans un mot, les deux protagonistes s’affairent à transposer les bûches d’un trailer à la caisse de plastique.

Konohan
C’est bon mon vieux. T’oblige pas à rester pour moi. Ça me fera plaisir de finir ça seul.

Homme à tout faire
Vous êtes sûr monsieur Voltchkov ? Vous n’avez pas à faire cela.

Konohan
Je t’assure que ça me fait plaisir. J’ai pas vraiment mieux à faire et ça changes des colonnes de chiffres.

Homme à tout faire
Si vous le dites. En tout cas, merci beaucoup pour votre aide.Grâce à vous, je suis enfin en avance sur ma liste de tâches ! C'est ma femme qui sera contente.

Konohan
Si vous avez d’autres travaux de ce genre dans les jours à venir, n’hésitez pas à venir me voir !

Les deux hommes se serrent chaleureusement la main puis se séparent. L’homme à tout faire retire ses gants et quitte la maison par la porte tandis que Konohan ramasse la caisse et se dirige vers la chambre à bois. Imitant son prédécesseur, il comble les quelques trous restant avec des rondins puis commence un nouvel étage avec les bûches carrés. Au bout d'un moment, des bruits de pas en provenance du couloir se font entendre.

Konohan
(sans cesser son travail)
Déjà de retour mon vieux ?



© MISE EN PAGE PAR TAZER.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

tu n'as pas encore de rang

messages : 88
date d'inscription : 18/08/2014
avatar : Yui Yoshioka
crédits : Tumblr
pseudo : Kaly

métier : PDG de la Tchernienko Inc
statut : Célibataire

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Ven 22 Aoû - 1:43



“Truth can be stated in a thousand different ways, yet each one can be true”
Konohan Ft Yuna


Cela faisait maintenant quelques jours que Yuna était à Saint-Pétersbourg. Elle logeait à l’hôtel en attendant de trouver un logement qui lui conviendrait. Mais cela n’était pas vraiment sa priorité. Non, sa priorité était un certain Konohan Voltchkov. L’homme à l’origine de la mort de son père.
Ça n’aurait tenu qu’à elle, le jeune femme se serait précipitée dans cette ville dès l’instant même où elle a appris la mort de son père. Mais sa mère adoptive n’ayant pas supporté la nouvelle, elle avait dû tout organiser pour les obsèques et toutes les autres démarches administratives toute seule. Elle en avait l’habitude. Ludmilia Tchernienko était une belle plante fragile qu’Aleksandr avait toujours protégée de tout. Sa fille avait donc pris exemple sur son père et faisait tout pour épargner à sa mère tout tracas. D’ailleurs celle-ci n’aurait pas pu se débrouiller toute seule.

Yuna aimait sa mère adoptive de tout son cœur mais ne partageait pas la même relation qu’elle avait pu avoir avec son père adoré. Aleksandr était son héros, son mentor et il avait été le centre de son univers pendant 20 ans. Ludmilia avait rempli du mieux qu’elle pouvait son rôle de mère mais la petite fille qu’elle était alors n’avait pu faire abstraction de sa mère biologique – sa vraie mère comme elle l’appelait toujours dans son cœur – et avait mis du temps à ouvrir son cœur à sa mère adoptive.
Aussi, une fois que la jeune femme eut pris les dispositions pour que sa mère ne manque de rien durant son absence, avait-elle pris le chemin de Saint-Pétersbourg à son tour. Arrivée là, elle perdit encore quelques jours à faire une revue de toutes les affaires de son père. Bien qu’elle brûlait de se confronter à Konohan, Yuna n’en oubliait pour autant pas ses responsabilités. Son père l’avait trop bien éduquée pour qu’elle oublie ses principes. Ce n’était pas parce qu’il n’était plus là qu’elle allait tout foutre en l’air et ruiner ainsi tout le travail que son père avait accompli pour faire de Tchernienko Inc ce qu’elle était aujourd’hui. Elle passa donc des jours et des nuits entières à prendre connaissance des différents dossiers et affaires en cours que Tchernienko n’avait pas eu le temps de finir avant sa mort.

Ce ne fut que lorsque tout fut à peu près en place pour qu’elle puisse poursuivre le travail commencé que la jeune femme décida de partir à la recherche de son ennemi juré. Elle n’eut pas à chercher loin pour deviner où il se trouvait. Un soir, elle alla donc à la Rose Rouge pour se confronter enfin à lui.

Yuna était un peu gênée lorsqu’elle pénétra dans la maison close. Elle n’avait pas l’habitude de ce genre d’endroit et cela la déstabilisa un peu. Elle ne savait pas trop où aller pour chercher Konohan et cela commença un peu à l’énerver. Elle se maudit de ne pas avoir des recherches avant. La jolie brune allait se diriger vers le large bureau quand elle surprit une conversation entre deux personnes.

« Bah alors Vlad’, tu pars déjà mec ? »

Le dénommé Vlad’ répondit alors

« Oui. Monsieur Voltchkov m’a déchargé de mon travail. Le pauvre est encore dans la chambre à bois à travailler. Il est bien gentil quand même Monsieur Voltchkov… »

Yuna n’en entendit pas davantage car elle se dirigea tout aussitôt vers ladite chambre. Heureusement qu’elle avait remarqué par où il était venu. Elle se doutait bien que ce lieu n’était pas accessible aux invités et que seuls les employés de la Rose Rouge y avaient accès. Elle se fit donc discrète pour qu’on ne la remarque pas.
Marchant encore quelques mètres, elle trouva la fameuse chambre à bois. Elle dû faire plus de bruit qu’elle ne le pensait car elle entendit la voix de Konohan

« Déjà de retour mon vieux ? »

Pénétrant dans la pièce où ce dernier était en train de travailler, lui tournant ainsi le dos, elle prononça ces deux petits mots.

« Bonsoir Konohan »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Funny Game.

messages : 188
date d'inscription : 19/05/2014
avatar : Joseph Morgan
crédits : Shiya3
pseudo : Chop Suey

métier : Freelancer - Actionnaire chez Rose Rouge
statut : Asexuelle
les péchés mignons : Mettre la bonne musique au bon moment, Manger des Boccocini, Avoir le sentiment océanique

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Ven 22 Aoû - 16:28


CORDES DE BOIS



Yuna
Bonsoir Konohan

Konohan se fige. Un frisson lui parcoure l’échine. Il sourit. Cette voix. Cela fait un moment qu’il ne l’a pas entendue. Konohan pose délicatement la bûche qu’il tient sur une frontière entre deux autres morceaux qui émettent alors un petit toc sonore. Tout aussi doucement, Konohan se retourne. Yuna se tient bel et bien là, droite et fière comme toujours. Comme lui, elle conserve son calme habituel. Ses traits et sa posture ne sont ni entièrement détendus, ni sous pression.

Leurs regards se croisent. Les yeux de Konohan s’illuminent. Il songe que, mine de rien, Yuna est la seule à être restée continuellement en quelque part dans sa mire. Tous les autres - famille, amis, Sofiya – avaient, à un moment donné ou un autre, disparu de son champ de vision pour parfois réapparaître quelques années plus tard.

À ce moment, Konohan ne peut s’empêcher d’éprouver un certain réconfort à la savoir toujours présente, fidèle à son poste de challenger de première classe. Dans quelques instants, il allait enfin avoir un objectif concret. Un mur à démolir ou une tête à abattre.

Konohan
Bonsoir Yuna.
Son ton est pareil à celui d’un professeur s’attendant à recevoir les réprimandes d’une étudiante mécontente du résultat de son examen. Calmement, il retire ses gants qu’il met dans sa poche arrière. Il se déplace ensuite sur sa gauche pour ramasser la hache posée contre le mur sous la fenêtre. Sur le manche de l’instrument sont inscrits grossièrement les lettres V-L-A-D. À la manière des sept nains revenant de la mine, Konohan place l’outil en équilibre sur son épaule.

Konohan
Alors, qu’est ce que je peux refuser de faire pour toi ?

Konohan sourit. Un mélange d’adrénaline et de satisfaction commence à bouillir au fond de ses artères.


© MISE EN PAGE PAR TAZER.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

tu n'as pas encore de rang

messages : 88
date d'inscription : 18/08/2014
avatar : Yui Yoshioka
crédits : Tumblr
pseudo : Kaly

métier : PDG de la Tchernienko Inc
statut : Célibataire

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Dim 24 Aoû - 3:20



“Truth can be stated in a thousand different ways, yet each one can be true”
Konohan Ft Yuna


D’apparence calme, Yuna bouillonnait littéralement à l’intérieur. Elle se tenait devant le meurtrier de son père et tout ce qu’elle avait envie de faire c’était de l’étriper de ses propres mains en lui disant tout ce qu’elle avait sur le cœur. Mais au lieu de cela, elle se contenta de le regarder.
On pouvait dire que Konohan était la personne qui la connaissait le mieux maintenant que son père n’était plus. Ils avaient toujours été rivaux et le fait de l’avoir toujours eu dans sa classe avait permis à la jeune femme de se dépasser en permanence.

« Alors qu’est-ce que je peux refuser de faire pour toi ? »

Ce fut ce qu’il lui demanda avec un petit sourire sur les lèvres. Lui souriant en retour, elle pénétra dans la petite pièce sans lui répondre. Le dépassant, elle fit mine d’examiner la pièce où étaient entassées des bûches de bois.

« Bel établissement que tu as hérité mon cher », lui dit-elle avant de se retourner tout doucement afin de lui faire face.

Le regardant, elle rajouta

« Tu nous as manqué aux obsèques, Konohan »

Sa voix était calme et ne trahissait aucune émotion. Juste une simple constatation.

L’absence de ce dernier aux obsèques de son père n’avait fait que de conforter Yuna dans sa certitude qu’il était l’auteur de sa mort. Après tout ce que son père avait fait pour lui, il n’avait même pas eu la délicatesse de venir faire au moins semblant d’avoir été affecté par sa mort.
Mais pour la jeune femme, cela avait été un soulagement. Écroulée comme elle l’était à ce moment là, Yuna n’aurait pas pu se contrôler et lui aurait jeté les pires horreurs à la figure. Et elle n’avait pas envie de perdre devant lui.

Lui adressant un demi sourire, elle lui dit

« Mais je suis sûre que tu avais une bonne excuse… Puis-je savoir où tu en es de l’enquête concernant l’assassinat de mon père ? »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Funny Game.

messages : 188
date d'inscription : 19/05/2014
avatar : Joseph Morgan
crédits : Shiya3
pseudo : Chop Suey

métier : Freelancer - Actionnaire chez Rose Rouge
statut : Asexuelle
les péchés mignons : Mettre la bonne musique au bon moment, Manger des Boccocini, Avoir le sentiment océanique

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Mar 26 Aoû - 20:48


CORDES DE BOIS



Moscou / Résidence des Tchernienko – 19 décembre 2013

Konohan, habillé de son uniforme militaire des Three-fights, est assis sur un divan spacieux. À ses côtés, se trouve Aleksandr, vêtu pour sa part d’un complet bleu marin. L’industriel, tel un entraineur face à une recrue potentielle, pose un regard confiant sur l’ancien militaire dont les traits sont au contraire plutôt soupçonneux. La voix de Tchernienko se fait calme et sincère.

Aleksandr
Tout ce que je veux, c’est que ma fille puisse rester en dehors de tout ça. Ta job, sera de faire le pont entre les besoins de la Tchernienko Inc. et ce que le clan des Izmaîlovskaya pourra nous apporter.

Konohan
Qu’est ce que vous voulez dire ?

Aleksandr
Eh bien, par exemple, dans l’affaire de la restauration de l’école primaire du quartier défavorisé de Moscou – sans doute en as-tu entendue parler dans les journaux –la ville n’avait naturellement pas assez d’argent pour entreprendre le projet. Toutefois, un des membres du clan Izmailovskaya – qui était propriétaire d’une firme de rénovation – était prêt à revoir le contrat à la baisse et à s’allier avec la Tchernienko inc, sous la condition qu’on cède à son cousin le contrat du port. Hors, la ville avait déjà cédé le contrat du port à une autre compagnie. Au bout du compte, la famille Izmailovskaya a fait pression sur la compagnie du port pour qu’elle se retire du contrat. Par la suite, j’ai pu faire en sorte que la ville donne le contrat du port au cousin…. je te laisse deviner la suite ?

Konohan
Et qu’est-ce que j’ai à voir là-dedans, moi ?

Aleksandr
Toujours en gardant l’exemple de l’école, tu serais allé voir le clan Izmailovskaya pour négocier avec eux une entente pour qu’ils acceptent de nous venir en aide avec le dossier. Après avoir validé l’entente avec ma fille, tu aurais fait le suivi avec le clan pour être sûr qu’ils remplissent leur part du contrat. Sans doute aurais-tu aussi dirigé quelques membres du clan Izmailvoskaya au moment d’aller faire pression chez la compagnie du port – je n’aime pas que le sang coule inutilement alors quand je peux, je préfère que ce soit des membres de mon groupe à moi qui gèrent les rackets en lien avec mes dossiers.

Konohan lève les yeux en direction d’Aleksandr qui en profite pour plonger ses yeux verts dans les siens. Son regard est profond et étrangement bienveillant. Avec ses cheveux grisonnants et sa moustache touffue, il ressemble d'avantage à un bon directeur d’école qu'un industriel aux tendances mafieuses. L'homme sourit calmement et des petites rides apparaissent sous ses yeux.

Aleksandr
Tu comprends, j’espère. Mon image est devenue importante auprès du publique. Je ne peux plus risquer de perdre les faveurs de la population en me trempant directement dans ce genre de paris. Et je refuse que ma fille soit mêlée à ce genre de magouille.

Konohan
Et ma famille à moi ? qui va la protéger ?
Un air de complicité se dessine dans les traits de l’homme. Son expression est pareil à celle d’un père venant d’acheter un sac de chips à son enfant dans le dos de la mère.

Aleksandr
Ce qu’il y a de bien avec la famille Izmailovskaya, c’est qu’ils ont presque réponse à tout.

Alexsandr lui tend un paquet de cartes d’identités et un passeport. Konohan remarque à son poignet une grosse montre en or.

Aleksandr
Ioan Loubalsky. Tu le connais bien je pense.

L’esprit de Konohan est momentanément assailli par des images de Ioan Loubaltsky alors que tous deux faisaient l'armée ensemble dans le commando des Three-fights.

Aleksandr
Son père – Anatol Loubaltsky – est un vieil ami à moi. Nous nous sommes arrangés pour que la mort de son fils ne soit pas répertoriée lors de l’accident mécanique des avions Three-fights. Ainsi, tu pourras prendre son identité sans problème. Ioan n’avait de famille que son cher père, qui n’a aujourd’hui plus rien à perdre. Tu pourras donc œuvrer dans l’ombre sans crainte de représailles...

Alexsandr laisse la fin de sa phrase en suspend. Il pose sa large main sur l’épaule de Konohan avec un regard paternel.

Aleksandr
…ni crainte de bris mécanique.

Konohan baisse la tête sous les derniers mots du millionnaire. Son regard est perdu dans ses songes. Lorsqu’il la relève, il voit une ombre de femme passer sur un mur au fond.

''Après tout, je n’ai rien à perdre. Et je ne veux pas retourner à la vie du fils qui prendra la compagnie de son père’’

Konohan
J’accepte.

Aleksandr sourit. Il semble à la fois heureux et fier de lui-même.

Aleksandr
Très bien. Je vais te présenter à Vassily. C’est avec lui que tu feras principalement affaire. Il est un des membres principaux des Izmailovskaya. Il connaît tous les dossiers du clan.

Ruelle d’une ville russe en plein cœur de la nuit du 17 mai 2014

Konohan est debout au milieu d’une ruelle déserte. L’asphalte mouillée reflète la couleur orangée des lampadaires et les rayons bleutés de la lune. Dans une semi-pénombre, on voit Konohan sortir un Iphone de sa poche. Machinalement, il compose le numéro d’Anatol Loubaltsky. On entend 2 coups de sonnerie suivis du bruit de combiné qu’on décroche.

Konohan
Tchernienko est mort. Je sais pas. Les médias non plus savent rien pour l'instant. Non je crois pas. Non, toi vas-y. Rend-toi à leur demeure et dis-lui. Moi ? Je vais m’occuper du corps. Oui c’est ça, je vais le rapatrier le plus rapidement possible avant que les choses ne s’encrassent. En effet, je crois que c’est ce que Yuna voudrait pour son père. Oui c’est sûr. Non, je la verrai à mon retour. Veille bien sur elle. C’est ça, ciao.

Konohan éteint sèchement son cellulaire et commence à marcher d’un pas saccadé au milieu de la ruelle.

En quelque part entre St-Pétersbourg et Moscou / Wagon de train première classe - 19 mai 2014

Konohan est assis dans une cabine de train privée. Il tient un grand journal qu’il lit attentivement. Près de lui, se trouve une grande caisse en bois massif.

TCHERNIENKO RETROUVÉ MORT DANS UNE RUELLE DE ST-PÉTERBOURG.
Les autorités confirment qu’il s’agit bel et bien d’un meurtre accidentel.


Samedi le 17 mai 2014 vers 23h, le corps sans vie de l’industriel Aleksandr Tchernienko – récemment nommé comme étant la nouvelle coqueluche du publique de l’année -  a été retrouvé dans une ruelle de St-Pétersbourg avec, dans son abdomen, trois entailles dûes à des coups de couteau. L’autopsie pratiquée sur le corps du défunt confirme la théorie des policiers selon laquelle Tchernienko serait décédé au bout de son sang après avoir été abandonné sur les lieux du crime par ses agresseurs. Ces derniers ont été rapidement identifiés et retrouvés par la police locale grâce à un témoin clé affirmant avoir vu le groupe de jeunes armés dans le coin quelques minutes à peine précédant l’heure du crime. Selon la source, les trois jeunes, âgées respectivement de 14 et 15 ans étaient en conflit pour une histoire d'adultère. Aleksandr, qui revenait alors d’une soirée de détente, serait intervenu pour tenter de les aider à régler leurs différents sans user de violence. Les choses auraient rapidement tourné au vinaigre et dans la panique, l’un des jeunes en serait venu à poignarder le médiateur.

Vladimir (un ami d’Aleksandr) affirme ne pas être surpris par les évènements : << Tchernienko, ou Alek, comme je le nommais affectueusement, a toujours été comme cela, d’un très grand cœur. Il aidait tout le monde autour de lui, même ceux qui ne le méritaient pas. Je lui ai répété plusieurs fois que cela allait finir par lui attirer des ennuis. Mais il continuait quand même en me disant qu’il gardait foi en l’humanité… et le pire dans tout ça, c’est que je suis sûr que ces p’tits voyou là s’en sortirons indemnes. Avec toute cette histoire d’âge mineur et de plaider coupable pour cause de panique, ils s’en sortiront avec quoi ? …maximum un séjour dans un centre de détention pour jeunes et quelques travaux publiques ? Personellement… >>

Konohan ricane et froisse la page de journal pour en faire une boulette qu’il jette contre la fenêtre du wagon.

‘‘Ce Vladimir, quel connard quand même, raconter autant de sornettes sur un gars qu’il a jamais réellement fréquenté, ni même connu’’

Offices de La Rose Rouge / Chambre à bois du backstore – 21h16

Konohan
Alors, qu’est ce que je peux refuser de faire pour toi ?

Yuna ne répond rien. Elle commence à se promener dans la pièce en l’examinant de manière détachée. Ses pas sont courts et négligés.

Yuna
Bel établissement que tu as hérité mon cher.

Lentement, elle se retourne vers lui avec un visage frôlant la lassitude. Levant les yeux dans sa direction, elle laisse tomber quelques mots d’une voix d’un calme toujours aussi extrême.

Yuna
Tu nous as manqué aux obsèques, Konohan.

Konohan laisse échapper un mélange de sourire et de soupire amusé. Il détourne le regard comme s’il regardait un oiseau passer dans le ciel. Ses pieds font un semblant de cents pas. Sans lui laisser le temps de répliquer, Yuna enchaîne avec un léger sourire qu’il juge presque provocateur.

Yuna
Mais je suis sûre que tu avais une bonne excuse… Puis-je savoir où tu en es de l’enquête concernant l’assassinat de mon père ?

Konohan cesse de marcher. Il lui fait à nouveau dos. Après quelques secondes de réflexion, il fait volt-face et sort de la pièce pour revenir peu après avec un journal poussiéreux. S’avançant près de Yuna jusqu’à ne laisser qu’un pied entre leurs deux visages, il soutient son regard sans broncher et lui tend le papier en question. Sur ce dernier on peut lire en gros titre ‘‘TCHERNIENKO RETROUVÉ MORT DANS UNE RUELLE DE ST-PÉTERBOURG.’’

© MISE EN PAGE PAR TAZER.


Dernière édition par Konohan Voltchkov le Dim 31 Aoû - 17:58, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

tu n'as pas encore de rang

messages : 88
date d'inscription : 18/08/2014
avatar : Yui Yoshioka
crédits : Tumblr
pseudo : Kaly

métier : PDG de la Tchernienko Inc
statut : Célibataire

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Sam 30 Aoû - 1:17



“Truth can be stated in a thousand different ways, yet each one can be true”
Konohan Ft Yuna


Revoir Konohan fit remonter pas mal de souvenirs à Yuna. Depuis toujours, ils se challengeaient sur tout. Et même quand il a commencé à aider son père, elle n’avait pu se défaire de ce sentiment de rivalité. Bien que dissimulé pour le bien de sa société, cette rivalité a toujours bel et bien existé. Aussi bien de son côté que du sien. Oh, ils avaient bien travaillé ensemble. Très bien même. Mais c’était leur côté consciencieux et perfectionniste au possible qui avait fait que leur collaboration fut une réussite. Ça et le fait d’avoir déjà travaillé ensemble durant leur scolarité.
Maintenant que son père n’était plus, cela faisait bizarre à Yuna de se dire que la personne qui la connaissait le mieux était aussi la personne qu’elle détestait le plus dans ce bas monde.

Maintenant qu’elle se retrouvait face à lui, Yuna se sentit étrangement mieux que ces derniers temps. Konohan lui donnait un but. Un objectif à atteindre. Quelque chose de concret à faire. Les affaires c’étaient bien mais cela ne lui procurait pas l’adrénaline que lui donnait son adversaire de toujours.

A son petit sourire/soupir après qu’elle lui ait dit qu’il avait manqué aux obsèques, Yuna sourit, satisfaite. Konohan n’était pas dupe. Il savait très bien qu’elle ne parlait pas pour elle. Cependant, ce n’était pas tout à fait un mensonge. Sa mère avait demandé après lui. Pour une raison inconnue de Yuna, Ludmilia Tchernienko s’était prise d’affection pour Konohan. Elle n’avait compris pourquoi et cela n’avait fait qu’augmenter l’inimitié qu’elle ressentait déjà pour lui.
Il commença à faire les cents pas dans la petite pièce jusqu’à stopper net lorsqu’elle lui demanda où en était son enquête sur l’assassinat de son père. Lui tournant le dos, Yuna ne put voir l’expression sur le visage de Konohan. Ce dernier sortit de la pièce pour en revenir quelques instants plus tard avec un vieux journal. La jeune femme n’avait pas bougé d’un pouce, persuadée qu’il allait revenir. Konohan ne se lassait pas démonter aussi facilement. Elle le connaissait aussi bien que lui la connaissait. Elle se contenta de le regarder s’avancer vers elle toujours aussi calme et sans l’ombre d’une émotion.
Il lui tendit alors le journal qu’il était parti chercher. Le prenant sans un mot, elle y jeta un coup d’œil.

‘‘TCHERNIENKO RETROUVÉ MORT DANS UNE RUELLE DE ST-PÉTERBOURG.’’


Cet article, elle le connaissait par cœur pourtant le revoir lui fit l’effet d’un coup de poignard dans son cœur. La jeune femme savait pourtant que la moitié des informations étaient fausses mais la cause de la mort de son père était véridique. Il était bel et bien mort de ses blessures à l’abdomen. Il était mort alors qu’il se vidait de son sang. Il était mort dans d’horribles souffrances. Yuna serra les poings afin de ne pas montrer à quel point cela la bouleversait. Elle ne pouvait pas se montrer en état de faiblesse devant Konohan. Ce dernier n’en tirerait que de la satisfaction.
Relevant les yeux vers son vis-à-vis, elle lui rendit son bien et lui dit

« Tu n’espères quand même pas que je vais croire cet article ? »

Laissant échapper un petit rire, elle rajouta

« Accorde moi un peu plus de crédit Konohan. Toi comme moi savons très bien que ce n’est pas la vérité »

Elle s’interrompit un moment, se contentant de le regarder droit dans les yeux pour lui faire bien comprendre qu’elle n’était pas dupe.

« Donc je te repose ma question. Où en es-tu de l’enquête concernant l’assassinat de mon père ? »

Elle avait avancé d’un demi-pas tout en lui parlant aussi avait-elle dût lever la tête pour lui parler. Son 1m55 n ‘avait jamais complexée Yuna et le fait que Konohan ait 25cm de plus qu’elle ne la dérangeait absolument pas. Alors que les autres considéraient que devoir lever la tête pour parler avec les autres leur donnait un sentiment d’infériorité, Yuna avait toujours considéré cela comme un bon stratagème pour faire tomber la méfiance de ses adversaires. Pour Konohan, c’était tout simplement pour lui montrer qu’elle n’avait pas peur de lui.




HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Funny Game.

messages : 188
date d'inscription : 19/05/2014
avatar : Joseph Morgan
crédits : Shiya3
pseudo : Chop Suey

métier : Freelancer - Actionnaire chez Rose Rouge
statut : Asexuelle
les péchés mignons : Mettre la bonne musique au bon moment, Manger des Boccocini, Avoir le sentiment océanique

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Sam 30 Aoû - 19:06


CORDES DE BOIS



Yuna prend l’article et y jette un bref coup d’œil. L’effet est instantané. N’importe qui d’autre jugerait la réaction de Yuna comme absente, mais Konhan connait que trop bien chacun des traits de la jeune femme pour ne pas y déceler le chamboulement. À la vue du titre, ses yeux se plissent d’un brin et un infime trait se rajoute au-dessus du coin de sa bouche. Yuna lui rend son article.

Yuna
Tu n’espères quand même pas que je vais croire cet article ?

Elle continue de soutenir son regard. Elle sourit même. À première vue, la Yuna sans papa Tchernienko semble aussi forte que la Yuna avec papa Tchernienko.

Yuna
Accorde-moi un peu plus de crédit Konohan. Toi comme moi savons très bien que ce n’est pas la vérité.

Konohan laisse échapper un petit soupire de satisfaction. Les deux ne sont pas dupes et les deux se comprennent à demi-mot. Même que leurs regards sont d’autant plus significatifs que leurs paroles. Soudain, Konohan réalise une chose qui le fait frissonner : l’absence d'Igor. Il ne s’en était jamais rendu compte auparavant, mais, à l’instar de personne d’autre, Yuna parvenait à effacer entièrement Igor de son esprit. Avec elle, il n’y avait ni dialogue intérieur ni ami imaginaire présent pour lui souffler des directives…

Yuna
Donc je te repose ma question. Où en es-tu de l’enquête concernant l’assassinat de mon père ?

Tout en parlant, Yuna se rapproche d’avantage. Leurs corps ne sont plus qu’à quelques centimètres de distances. Konohan peut sentir son parfum emplir ses narines et cela le fait tressaillir. Son sourire s’agrandit. De ses 1 mètre 55, Yuna doit incliner la tête vers le haut pour soutenir son regard, ce qui lui donne un air d’autant plus provocatrice.

Les deux se toisent, comme s’ils étaient des lions sur le point de se battre pour le titre de mâle alpha. Chacun cherche la faille de l’autre, mais n’en trouve pas. Après avoir laissé durer leur contact visuel électrifié une bonne vingtaine de secondes, Konohan hausse les épaules et recule de quelques pas en reprenant son air de petit moqueur fendant.

Konohan
C’est comme je t’ai montré. Pas plus loin que ce que l’article peut nous apprendre.

Konohan froisse l’article de journal pour en faire une petite boulette qu’il lance dans un coin de la pièce. Le dos appuyé contre le mur de la fenêtre, il croise les bras et les pieds.

Konohan
Je suis allé voir le médecin légiste et il m’a bel et bien confirmé les causes officielles de la mort, ne trouvant rien d’autre de suspect dans le corps de Tchernienko. Bien sûr, connaissant les circonstances, il pourrait très bien avoir été corrompu lui aussi.

Le témoin, c’est un vrai témoin innocent. Il déballe dans un jargon mi-russe mi-arabe comment les trois jeune sont venus lui acheter un sac de croustilles salées quelques minutes à peine avant l’heure du meurtre. Il a aussi pointé la ruelle menant au lieu du crime en l’identifiant comme la route empruntée par les individus après leur achat.

J’ai emprunté la route et il s’agit effectivement du chemin le plus direct pour se rendre sur la scène. En chemin, j’ai même trouvé un vieux sac de chips entamé de moitié avant d’être abandonné dans un coin. Les jeunes connaissaient la position de Tchernienko et avaient clairement un plan en tête.

Vladimir, c’est toujours un connard finit, mais il avait au moins raison sur un point : le coupable bénéficiait de circonstances atténuantes lui garantissant une peine légère. Âge mineur. Panique et pression psychologique du moment. Famille assez riche, donc dotée d’un bon avocat. Enfance exemplaire. J’ignore encore le motif, mais le jeune était un sacrifice pour la cause. Un sacrifice contrôlé, mais s’en était un quand même.

Comme l’indique les journaux, la couverture est belle et bien celle d’un «meurtre accidentel dû à un adultère entre les trois jeunes». Que ce soit à travers une plateforme médiatique ou sur la scène même du crime, jamais l’acte n’a été revendiqué par un quelconque individu ou groupe de fanatiques qui auraient pu en vouloir à l’homme politique.

Je me suis informé auprès de Vassily et pour l’instant, il ne voit pas quel clan plus qu’un autre pourrait être à l’origine du meurtre. Il affirme mener sa propre enquête sur l’affaire, mais compte tenu des circonstances, je doute de sa fiabilité. Rien n’indique que le crime ne pourrait pas être à l’origine des Izmailovskaya eux-mêmes.

Konohan s’interrompt, cherchant dans sa mémoire s’il n’a pas oublié un point d’analyse. Tout à coup, un bruit semblable à celui d’une chute d’objet se fait entendre non loin d’eux. Aussitôt, Konohan se redresse et guette avec attention le couloir à travers le cadre de porte. Au bout d’un court moment de silence, des pas se font entendre suivis des grognements de la femme de ménage de la place. Une porte se ferme dans le couloir.

Les muscles de Konohan se détendent quelque peu. Se remettant en position les bras croisés  et le dos contre le mur, il reporte son regard sur Yuna. Sa voix est toujours calme, mais son air moqueur est remplacé par un ton plus sérieux.

Konohan
Ou est Anatol ? Je croyais qu’il devait rester avec toi…


© MISE EN PAGE PAR TAZER.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

tu n'as pas encore de rang

messages : 88
date d'inscription : 18/08/2014
avatar : Yui Yoshioka
crédits : Tumblr
pseudo : Kaly

métier : PDG de la Tchernienko Inc
statut : Célibataire

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Lun 1 Sep - 2:54



“Truth can be stated in a thousand different ways, yet each one can be true”
Konohan Ft Yuna


A en voir la réaction de Konohan, Yuna comprit qu’elle avait raison. Elle n’en tira pourtant aucune satisfaction. Au contraire, elle en ressentit davantage de colère envers ce dernier. Comment pouvait-il croire qu’elle serait naïve à ce point ?
Leur duel mental dura une vingtaine de secondes. Période pendant laquelle chacun jaugea l’autre, le défiant de dire quoique ce soit. Aucun des deux ne baissa les yeux ou ne laissa entrevoir aucune faille, aucun trouble. C’étaient deux adversaires qui étaient l’un en face de l’autre. A première vue, on n’aurait parié aucun rouble sur le petit bout de femme qui faisait face à cet homme. Mais comme le dit si bien le proverbe, il faut se méfier de l’eau qui dort.
Konohan finit pourtant par l’interrompre en reculant de quelques pas pour s’adosser au mur et reprenant ce petit sourire moqueur qu’elle avait l’habitude de voir sur son visage. Elle fit alors de même sauf qu’au lieu de s’appuyer contre le mur, elle se percha sur les caisses empilées face à son interlocuteur.

Il lui fit alors l’analyse, enfin son analyse, de la situation. Yuna l’écouta sans l’interrompre jusqu’à la fin. Alors qu’elle s’apprêtait à prendre la parole, un bruit se fit entendre au loin. Aussitôt, Konohan se redressa pour guetter la moindre intrusion dans la pièce. Suivant le regard de ce dernier, Yuna fixa elle-aussi la porte d’entrée intriguée par sa réaction. On aurait dit qu’il s’attendait à voir apparaître d’autres personnes, pas forcément amicales si elle en jugeait par la contraction de ses épaules.
Elle tendit l’oreille et crut entendre une voix de femme – probablement la femme de ménage des lieux – râler tout en s’éloignant. Réprimant un sourire, elle regarda Konohan et vit que celui-ci se détendait. Il reprit sa position et la regarda.

« Où est Anatol ? Je croyais qu’il devait rester auprès de toi… »

Cette simple question ne fit que confirmer les doutes de Yuna. C’était bel et bien Konohan qui avait missionné Anatol pour être présent auprès d’elle et la coller aux basques. C’était un vieil ami de son père et d’aussi loin qu’elle se souvienne, il avait toujours été dans les parages. Lui et son fils Ioan. Ce dernier était militaire et avait été tué lors d’une mission. Aleksandr avait raconté à Yuna qu’il avait été le compagnon d’armes de Konohan dans les Three-fights et qu’il s’était arrangé pour qu’on puisse utiliser le nom de Ioan en cas de besoin. Elle n’avait pas trouvé le procédé très correct mais comme son père aimait à le répéter « La fin justifiait les moyens »

« Ne t’inquiètes pas. Il a très bien rempli sa mission de garde-fou, lui répondit-elle avec un petit sourire ironique. Je te rappelle que je n’ai jamais eu besoin de baby-sitter. Même du vivant de Papa. Ce n’est pas pour en avoir maintenant. »

S’interrompant un instant pour lui faire comprendre qu’elle n’était pas dupe, elle reprit

« Je lui ai demandé de veiller sur Maman pendant mon absence de Moscou… »

La jeune femme avait ainsi fait d’une pierre deux coups. Se débarrasser d’Anatol qui était devenu plus que protecteur envers elle depuis la mort d’Aleksandr et s’occuper de Ludmilia. Elle savait qu’Anatol ne pourrait pas lui refuser cela. Ce n’était pas une demande déraisonnable et il n’avait aucun motif pour la lui refuser à moins d’impliquer Konohan dedans. Ce qu’évidemment était hors de question pour lui.

« Ta démonstration était très bien ficelée pour n’importe qui Konohan. Mais n’oublies pas à qui tu parles. Je connais mon père mieux que personne et jamais il ne se serait laissé surprendre de la sorte. Surtout pas par des inconnus. La personne qui lui a fait ça était donc quelqu’un qu’il connaissait.
Ton témoin n’a fait que de voir les trois jeunes mais n’a à aucun moment fait mention de Papa. De plus, tu me parles d’un plan concocté par les jeunes en question, de couverture et de sacrifice. Ainsi donc, tu admets que ce n’était pas un meurtre accidentel mais bel et bien un assassinat ?
Ce Vladimir, qui es-il pour parler de mon père ? Il ne le connaissait même pas. Mais toi, Konohan, tu sembles bien le connaître…
Ne compte pas sur Vassily pour avoir des réponses… Mais je doute fort que les Izmailovskaya soient derrière cela. Papa mort, ils perdent un de leurs plus importants partenaires. D’autant plus qu’ils travaillaient sur une affaire là… »


Yuna s’arrêta de parler pour regarder son vis-à-vis et lui adressa un demi-sourire.

« Maintenant que j’ai passé le test. Vas-tu me dire ce que tu sais ? »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Funny Game.

messages : 188
date d'inscription : 19/05/2014
avatar : Joseph Morgan
crédits : Shiya3
pseudo : Chop Suey

métier : Freelancer - Actionnaire chez Rose Rouge
statut : Asexuelle
les péchés mignons : Mettre la bonne musique au bon moment, Manger des Boccocini, Avoir le sentiment océanique

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Mar 2 Sep - 4:29


CORDES DE BOIS



Yuna
Maintenant que j’ai passé le test. Vas-tu me dire ce que tu sais ?


Konohan émet un petit rire sarcastique. Se rapprochant des caisses sur lesquelles Yuna est assise, il se penche vers l’avant pour être à la même hauteur qu’elle.

Konohan
Désolé p’tite lune, mais t’es loin d’avoir fini le test. C’est à peine si tu passes l’exam théorique et vu comme c’est là, tu vas clairement échouer la partie pratique.


Konohan se redresse. Avec la lumière derrière lui, sa silhouette semble surplomber littéralement la petite asiatique.

Konohan
Laisse-moi t’apprendre un truc que ton père a pas voulu t’apprendre. Quand on tue de la sorte, c’est pas obligé que la victime connaisse son agresseur, c’est même déconseillé de le faire. Les gamins qui ont fait ça, on eut droit à un dossier complet sur ton père. Combien de sucres il prend dans son café, la saveur de son dentifrice préféré, à quelle heure il pisse. Et ton père ?


Konohan hausse les épaules avec un air négligeant.

Konohan
Il les a déjà peut-être croisés une fois dans la rue en allant acheter du lait au dépanneur. Des citoyens parmi tant d’autre quoi. Au mieux, il est allé caresser leur chien de compagnie… Vladimir ? c’est un connard. Y’a pas vraiment grand chose d’intéressant à dire de plus sur lui. Je suis allé le voir une fois – en compagnie de Vassily et ses p’tits chiens de poche. Ça pas pris trois coups de poing qu’il ravalait déjà ses beaux discours pour adopter ceux de ton père. C’est pour ça que tu n’en a jamais réellement entendu parlé. C’est vite devenu un allié de choix.

Konohan fronce les sourcils d’un air moqueur en direction de Yuna. Le bout de sa langue passe rapidement sur sa lèvre inférieure. Se tirant une grosse bûche, Konohan s’assoit face à face avec Yuna et il adresse à Yuna un air narquois.

Konohan
Bon, c’est l’heure de passer aux questions à développement Mlle. Tchernienko.


Konohan adresse un petit clin d’œil à sa rivale de toujours.

Konohan
Je sais pas si tu t’en souviens, mais alphabétiquement parlant, tu recevais toujours ta copie avant la mienne. So, il est plus que temps de commencer à répondre aux questions toi aussi, si tu veux pas arriver au bout du deadline.


Konohan croise ses bras sur sa poitrine.

Konohan
First, j’ai mes raisons de croire que Vassily est un traitre, mais toi, tu sembles avoir tes propre raisons de le croire aussi, alors je t’écoute. Je serais curieux de connaître l’analyse d’une personne ayant toujours passé par moi pour communiquer directement avec Vassily… à moins qu’il n’y ait des choses que je ne sache pas sur votre compte ?

Secundo, je ne jetterais pas les plumes et le goudron directement sur les Izmailovskaya, mais je suis loin de vouloir les écarter du jeu non plus. En effet, Aleksandr était un de leur bon pion. Cependant, quel pion est-il réellement essentiel lorsqu’il est pris en fourchette avec Le Fou ou qu’il empêche La Tour de passer ? J’aimerais connaître ton analyse de PDG… quelle affaire faisait de Tchernienko une reine, et non un simple pion dans la grande famille des Izmailovskaya ?

Attrapant la hache abandonneé non loin de là, Konohan la pose sur les cuisses de Yuna en tenant fermement le manche à chacune des extrémités.

Konohan
C’est vrai, t’étais pas pire pour foutre une raclé aux voleurs de chew-gum dans cours de récré. Mais laisse-moi te rappeler une chose : on est plus dans le jardin des enfants maintenant. Y’a pas que les finissants et les chiens qui en veulent après toi.


Laissant un peu de côté son côté railleur, Konohan adopte une voix plus sérieuse.

Konohan
J’ai demandé à Anatol de veiller sur toi, car je pouvais pas te laisser seule. Tant qu’on ne saura pas le motif réel du meurtre, tu ne dois prendre aucun risque. Si la cible était la Tchernienko inc, c’est toi la prochaine sur la liste… et supposons que la cible ait réellement été ton père, alors prend garde à ne pas suivre les mêmes traces que lui…


© MISE EN PAGE PAR TAZER.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

tu n'as pas encore de rang

messages : 88
date d'inscription : 18/08/2014
avatar : Yui Yoshioka
crédits : Tumblr
pseudo : Kaly

métier : PDG de la Tchernienko Inc
statut : Célibataire

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Ven 5 Sep - 19:58



“Truth can be stated in a thousand different ways, yet each one can be true”
Konohan Ft Yuna


Apparemment non, Yuna n’avait pas passé le test à en croire le rire de Konohan. Il se rapprocha d’elle et se pencha vers elle. Restant parfaitement immobile, elle se contenta de le fixer lui montrant par là qu’elle n’avait pas peur de lui. Quand il l’appela par le surnom que son père avait l’habitude d’utiliser, la jeune femme ne put réprimer un froncement de sourcil. Elle ne voulait pas que quelqu’un d’autre l’utilise et certainement pas lui. Mais bien évidemment, il était parfaitement au courant de ça et l’utilisait exprès.
Elle l’écouta sans broncher jusqu’au bout et dut admettre qu’il n’avait pas tort sur un point. Son père ne l’avait jamais mêlée à ses histoires douteuses et même si il lui racontait tout, il lui interdisait de s’en approcher. C’était comme si il se devait de la préparer au jour où il ne serait plus là pour qu’elle ne soit pas démunie face à la tâche qui l’attendait. Aleksandr Tchernienko était un homme prévoyant. Mais pas que. C’était aussi le centre du petit univers de sa fille. Univers qui a volé en éclat le jour de sa mort. Elle s’était promis de retrouver le coupable et comptait bien réussir peu en importait le coût ni les sacrifices.

« Bon, c’est l’heure de passer aux questions à développement Mlle Tchernienko. »

Lorsqu’il s’assit en face d’elle avec un petit sourire narquois, elle leva un sourcil un peu méfiante. Elle attendit la suite qui ne tarda pas à venir lui arrachant un petit sourire. Là où d’autres auraient déjà déballé tout ce qu’ils savaient, Konohan lui trouvait encore matière à la défier. Même si entre les deux, ce n’était pas l’amour fou – bien au contraire – sans Konohan dans les environs, Yuna se serait bien vite ennuyée sans personne pour la défier ou la contredire.
Laissant échapper un petit rire, elle commença

« Tu sais que je n’ai jamais répondre aux questions dans l’ordre. Donc… En ce qui concerne les Izmailovskaya. Tu dois savoir qu’Andreï, le neveu de Youri Izmailovskaya, aimerait entrer dans l’arène politique tout comme Papa. Mais en étant à la tête d’entreprises toutes plus douteuses les unes que les autres, il est venu demander à Papa de l’aider. Il voulait se racheter une image auprès du public. Papa ne pouvait pas leur refuser ça. D’autant plus qu’il aimait beaucoup Andreï. Ce dernier est le petit chouchou du vieux Youri. Dans ce cas, comment les Izmailovskaya peuvent-ils être derrière son assassinat. Si tel est le cas, alors ça aurait été fait derrière le dos du patriarche de la famille.
Quand à Vassily… »


Yuna s’interrompit en repensant à cet homme qu’elle n’aurait jamais rencontré sans un des coups du destin. Konohan avait raison en disant qu’elle n’avait jamais eu à faire avec lui. C’était Konohan qui traitait avec lui et pas elle. Mais elle l’avait rencontré lors d’une des nombreuses apparitions publiques de son père. Ce dernier ayant oublié un document dans son bureau, avait demandé à Yuna de passer le prendre avant de se rendre au meeting. Vassily attendait devant le bureau, persuadé d’avoir rendez-vous avec Aleksandr. S’étant assurée qu’il repartait bien avec la bonne date, elle n’avait plus repensé à cet incident.
Mais à partir de ce moment là, elle commença à le rencontrer un peu partout. Café, ciné, centre commercial… Elle n’aimait pas forcément ça mais le supportait pour son père qui était en étroite collaboration avec les Izmailovskaya. Mais un jour, qu’il était dans le bureau d’Aleksandr, il eut un geste plus que déplacé qui lui a valut une claque monumentale de la part de la jeune femme. Malheureusement pour lui, ce fut à ce moment là que son père entra dans la pièce. Yuna se souviendra toute sa vie de la fureur qui s’est emparé de lui. Attrapant Vassily par le col de sa chemise, il commença à le secouer comme un vulgaire sac de patates et prononça ces quelques mots

« Je te laisse la vie sauve que pour Youri. Mais à partir d’aujourd’hui, plus jamais tu ne te retrouveras devant moi et encore moins devant ma fille. Compris ?! Tu as besoin de quelque chose tu vas voir Konohan. Mais ne t’avises plus de te présenter à moi. »

Revenant au présent, elle eut un petit sourire à l’égard de son rival en lui répondant avec un léger haussement des épaules

« Vassily s’est grillé devant Papa on va dire… »

Malgré la hache qui lui barrait les cuisses, Yuna se pencha devant et susurra à l’oreille du jeune homme.

« Papa ne m’a peut-être pas appris tout ce que je devrais savoir sur les assassinats… Mais il faut que tu saches quelque chose mon cher Kono… Il m’a appris à me défendre et surtout à tirer… »

Tout en parlant, elle avait sorti un Colt Ace de sa poche et pointa le canon juste sur la tempe de celui-ci.

« Je ne suis pas idiote Konohan. Je sais que je suis sûrement déjà sur la liste des meurtriers de Papa. »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Funny Game.

messages : 188
date d'inscription : 19/05/2014
avatar : Joseph Morgan
crédits : Shiya3
pseudo : Chop Suey

métier : Freelancer - Actionnaire chez Rose Rouge
statut : Asexuelle
les péchés mignons : Mettre la bonne musique au bon moment, Manger des Boccocini, Avoir le sentiment océanique

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Mar 9 Sep - 0:06


CORDES DE BOIS



Les deux protagonistes sont assis face à face. Leur dos forme une ligne droite et leur tête est levée à 90 degré. La peau sur leur visage est lisse, mais leur yeux disent tout. On se croirait à une final de tournois de poker, ou chacun cherche l’ultime trait chez l’adversaire qui leur confirmerait la victoire. Tour à tour, chacun des joueurs délivrent une carte de sa main en espérant que ce soit le geste qui achèvera définitivement le jeu de l’autre. Un infime rictus se dessine sur la bouche de Konohan, mais cela est davantage dû à son plaisir de jouer qu’à l’état de son jeu. Malgré son sourire méfiant à l’annonce des questions, Yuna affiche rapidement elle aussi ce même petit sourire d’amusement.

Nouveau tour de jeu. La première réponse de Yuna est semblable aux autres. Un établissement de faits sans doute déjà analysés et réfléchis à l’avance. La pupille de Konohan vacille légèrement. Il examine mentalement la réponse de Yuna à la recherche des failles. Au deuxième coup, Yuna s’interrompt. Konohan ne manque pas de noter son regard vide dirigé vers un coin supérieur gauche. Apparemment, elle se remémorait un souvenir, et à voir le mouvement verticale de ses yeux, c’est un souvenir clair en images, mais aussi relativement fort en émotions. Konohan attend sa réponse avec impatience, mais à sa grande surprise, cette dernière est assez courte, peu révélatrice compte tenu de la situation.

Yuna
Vassily s’est grillé devant Papa on va dire…

Konohan ne peut s'empêcher de se demander qu'est ce qui avait bien pu se passer entre Aleksandr, sa fille et ''le p'tit con''. Avant que Konohan n’ait eut le temps de la questionner, Yuna enchaine avec la suite de son jeu, comme si, depuis le début, elle n’attendait plus que l’occasion parfaite pour jouer sa carte maitesse. Loin d’être gênée par la hache en menace sur ses genoux, Yuna se penche à son tour vers Konohan, approchant sa bouche de l’oreille de ce dernier.

Yuna
Papa ne m’a peut-être pas appris tout ce que je devrais savoir sur les assassinats… Mais il faut que tu saches quelque chose mon cher Kono… Il m’a appris à me défendre et surtout à tirer…


D’abord fixé sur la tempe de sa rivale, le regard de Konohan passe à ses mains qui exhibent un Colt Ace de la poche intérieur de sa veste. Doucement, Yuna porte l’arme jusqu’à la tête de Konohan. Il peut sentir le métal tiède sur sa peau.  Sans même sourciller, Konohan rapproche la lame de la hache du nombril. C'est loin d'être la première fois qu'il se retrouve dans une telle situation.

Yuna
Je ne suis pas idiote Konohan. Je sais que je suis sûrement déjà sur la liste des meurtriers de Papa.


Konohan
Tout comme je sais que je suis sûrement le suspect numéro un sur ta liste d’assassins de ton père.

Un silence étrange s’installe. Les deux se tiennent en joue, mais leur souffle est aussi lent qu’au commencement.  Depuis aussi longtemps que Konohan s’en souvient, Yuna et lui ont toujours cherché à mettre en échec l’autre, que ce ne soit à travers des travaux d’école, durant les jeux à la cours de récré ou en livrant un travail plus qu’impeccable à Tchernienko. Toutefois, jamais ils ne se sont rendu aussi loin qu'ils ne le sont dans cette chambre à bois de la rose rouge.

Les yeux de Konohan se promènent entre la hache et le fusil. Avec son arme à feu, Yuna détient un avantage de rapidité d’exécution considérable. Il doit donc rester attentif au moindre sourcillement. Mourir ne l’effraie pas, mais s’il doit quitter la chambre les pieds devant, cela ne sera pas sans Yuna à ses côtés.

Excessivement doucement, comme pour signifier le drapeau blanc, Konohan lève une main et, tout en parlant, l’approche petit à petit de la crosse du fusil. Au final, sa main se pose sur celle de Yuna, comme s’il l’incitait à tirer.

Konohan
Dis-moi, chère Yuna de mon cœur, pour quelles raisons aurais-je tué l’homme qui m’a donné une chance de m’en sortir quand tout allait pour le pire ? ...si c’est cela que tu veux, vas-y, appuie sur la détente. Je n’ai rien à perdre de toute façon. Et j’aurai respecté mon devoir de te garder en sécurité et heureuse jusqu’à la fin, comme le voulait ton père. Mais rappelle toi une chose, nous n’avons jamais été aussi fort que lorsque nous avons travaillé ensemble pour aller dans la même direction. Que je sois ou pas le véritable tueur, tu te retrouveras rapidement avec les Izmailovskaya sur le dos… À toi de voir si tu veux les affronter seule ou en duo…



© MISE EN PAGE PAR TAZER.
[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

tu n'as pas encore de rang

messages : 88
date d'inscription : 18/08/2014
avatar : Yui Yoshioka
crédits : Tumblr
pseudo : Kaly

métier : PDG de la Tchernienko Inc
statut : Célibataire

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Mar 9 Sep - 13:40



“Truth can be stated in a thousand different ways, yet each one can be true”
Konohan Ft Yuna


En réponse au canon posé sur sa tempe, Konohan approcha la lame de la hache du ventre de la jeune femme. Loin de se sentir effrayée, Yuna sentit un frisson d’excitation lui parcourir l’échine. Elle n’avait nullement l’intention d’utiliser son arme et surtout pas à l’encontre du russe. Aussi lorsqu’elle vit que loin de se décontenancer, il ne faisait que de la défier davantage, se sentit-elle satisfaite. Elle aurait été déçue de voir Konohan baisser les bras aussi facilement. Oui, elle aurait été extrêmement déçue.

Mais lorsqu’il mit sa main sur la sienne et qu’il lui murmura à son tour

« … Mais rappelle toi une chose, nous n’avons jamais été aussi fort que lorsque nous avons travaillé ensemble pour aller dans la même direction. Que je sois ou pas le véritable tueur, tu te retrouveras rapidement avec les Izmailovskaya sur le dos… À toi de voir si tu veux les affronter seule ou en duo… »

Yuna décala à son tour sa tête et de ce fait se retrouva face au jeune homme. Leurs visages n’étaient plus qu’à quelques petits centimètres l’un de l’autre. Elle avait tressailli quand celui-ci avait mentionné son père et ce qu’il lui avait demandé. Ça ne l’étonnait pas. Son père avait toujours tenu Konohan en très haute estime et le fait qu’il lui ait demandé de veiller sur elle n’était qu’une énième marque de confiance qu’Aleksandr envers son protégé. Même si cela horripilait la jolie brune au plus haut point. Elle n’avait besoin de personne pour veiller sur elle et la protéger. Encore moins son rival de toujours.
Plantant son regard dans celui de Konohan, la jeune femme l’observa quelques instants. Froidement. Sans un seul battement de cils. Elle connaissait les traits de ce visage par cœur. Aussi bien que le sien pour tout dire. On ne pouvait pas passer autant qu’eux à se défier et à chercher la faille chez l’autre sans se connaître parfaitement l’un l’autre. Sans cesser de le regarder, Yuna baissa petit à petit sa main et par la même son pistolet. Lui adressant un petit sourire, elle se contenta de lui dire

« Si jamais je dois te tuer, ça ne sera certainement pas avant d’avoir le fin mot de l’histoire mon cher… »

Reculant un peu son visage, elle haussa les épaules et continua

« Je n’ai pas peur des Izmailovskaya. »

Il allait certainement la prendre pour une folle mais c’était la vérité. Yuna connaissait sur le bout des doigts toutes les affaires que son père avait en cours avec eux. Et bien qu’elle ne soit pas de nature présomptueuse, la jeune avait assez confiance pour continuer à traiter avec eux comme son père l’avait fait et comme elle avait commencé à le faire aux côtés de son père.
Posant la main sur la hache toujours posée en travers de ses cuisses, Yuna la fit reculer légèrement

« C’est vrai, on a toujours formé une excellente équipe. La meilleure même on peut le dire. Mais dis moi mon cher Kono… Si comme tu sembles le penser, je t’ai mis en haut de la liste des suspects dans le meurtre de mon père. Pourquoi devrais-je te faire confiance pour les Izmailovskaya ? »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Funny Game.

messages : 188
date d'inscription : 19/05/2014
avatar : Joseph Morgan
crédits : Shiya3
pseudo : Chop Suey

métier : Freelancer - Actionnaire chez Rose Rouge
statut : Asexuelle
les péchés mignons : Mettre la bonne musique au bon moment, Manger des Boccocini, Avoir le sentiment océanique

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Jeu 11 Sep - 12:18


CORDES DE BOIS



Yuna translate sa tête de quelques centimètres. Les deux sont face à face, presque collés l’un à l’autre. Encore une fois, les deux s’observent. C’est ce qu’ils font depuis toujours, mais jamais Konohan ne s’en lasse. Dans ces longs moments passés à chercher la faille de l’autre, il aime constater à quel point, les traits de Yuna lui semblent parfaits au bout du compte.

Konohan perçoit les muscles de la main à Yuna s’activer. Sa prise sur la hache se resserre. Durant un instant, il croit voir venir les dernières secondes de leurs vies. Soutenant son regard, Yuna abaisse petit à petit son arme, sans doute parée à la relever rapidement si la situation l’exige. Au final, elle sourit. Sans être mous, les muscles de Konohan se décrispent lorsque la menace d’arme feu disparaît.

Yuna
Si jamais je dois te tuer, ça ne sera certainement pas avant d’avoir le fin mot de l’histoire mon cher…


Konohan a envie de répliquer, mais il se retient, attendant de voir ce que Yuna a en tête. Cette dernière se recule et affiche un air détaché. La tension redescend.

Yuna
Je n’ai pas peur des Izmailovskaya.


Malgré l’absurdité de ses paroles, le ton de Yuna est assez sûr, ce qui fait sourire intérieurement Konohan. Là ou n’importe qui d’autre serait parti en pleurant dans les jupes de sa mère, Yuna demeure droite et prête à se défendre – voir même attaquer.

Yuna pose sa main sur le manche de la hache et l’éloigne de quelques centimètres de ses trippes. Ne sentant plus de menace imminente, Konohan n’y oppose aucune résistance.

Yuna
C’est vrai, on a toujours formé une excellente équipe. La meilleure même on peut le dire. Mais dis moi mon cher Kono… Si, comme tu sembles le penser, je t’ai mis en haut de la liste des suspects dans le meurtre de mon père. Pourquoi devrais-je te faire confiance pour les Izmailovskaya ?


Konohan détourne le regard et baisse légèrement la tête en poussant un soupir amusé. Le jeu n’est apparemment pas fini. Chacun cherche encore à coincer l’autre dans son argumentaire. Konohan relève la tête et fixe Yuna droit dans les yeux.

Konohan
Si j’en avais voulue à ta vie, tu ne serais pas là présentement, donc si je te propose d’affronter ensemble les Izmailovskaya, c’est probablement parce que c’est une entreprise qui m’intéresse sincèrement…


Konohan se recule à son tour, retirant pas le fait même la hache des cuisses à Yuna. À défaut de pouvoir s’appuyer le dos contre un dossier, il maintient son dos droit et barré. Ses bras se croisent sur sa poitrine.

Konohan
Dis-moi, y c’est passé quoi exactement entre Vassily et ton père pour que le premier soit sur la liste noire du second ?


D’abord commandé par son instinct curieux, Konohan se dit ensuite qu’il vaille mieux n’écarter aucune piste de l'enquête.


© MISE EN PAGE PAR TAZER.
[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

tu n'as pas encore de rang

messages : 88
date d'inscription : 18/08/2014
avatar : Yui Yoshioka
crédits : Tumblr
pseudo : Kaly

métier : PDG de la Tchernienko Inc
statut : Célibataire

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Jeu 11 Sep - 20:24



“Truth can be stated in a thousand different ways, yet each one can be true”
Konohan Ft Yuna


« Si j’en avais voulue à ta vie, tu ne serais pas là présentement, donc si je te propose d’affronter ensemble les Izmailovskaya, c’est probablement parce que c’est une entreprise qui m’intéresse sincèrement… »

Yuna afficha un petit sourire moqueur, l’air de dire qu’il ne doutait vraiment de rien. Son père avait peut-être placé toute sa confiance en Konohan mais sa fille, elle, s’en était toujours méfiée. A tort ou à raison, mais elle s’en était toujours méfiée. Peut-être était-ce dû à toutes ces années de rivalités, à celle de leurs pères respectifs mais comme on dit, les vieilles habitudes avaient la vie dure.
En tout cas, il n’aurait pas pu la tuer aussi facilement qu’il semblait le croire. La jeune femme était assez présomptueuse sur ce coup là mais ne s’en rendait pas vraiment compte. Konohan, avec son passé, avait dû apprendre des tonnes de techniques pour tuer les gens mais Yuna n’y pensait pas ou bien ne voulait pas y penser. Fière comme elle l’était, elle ne voulait pas admettre qu’il pouvait y avoir des domaines ou Konohan Voltchkov était meilleur qu’elle.

Mais il fallait bien avouer qu’il marquait un point. D’eux deux et même si ça faisait du mal à son ego de l’admettre, c’était Konohan qui connaissait le mieux les Izmailovskaya  et leur mode de fonctionnement. Avec lui, elle pourrait mieux se défendre…

« Dis-moi, y c’est passé quoi exactement entre Vassily et ton père pour que le premier soit sur la liste noire du second ? »

Croisant ses jambes – libres maintenant que la hache ne lui barrait plus les cuisses – Yuna sourit. Elle pouvait sentir la curiosité de Konohan d’ici. Pour les autres, la voix de ce dernier n’avait aucune intonation particulière mais pour Yuna, c’était différent. Elle ne le connaissait que trop pour ne pas percevoir cela. Haussant les épaules, elle se dit qu’elle pouvait bien lui dire.

« On s’est rencontré par hasard devant le bureau de Papa. Et depuis ce jour là, il a commencé à me poursuivre de ses assiduités. Un jour, il est parti trop loin. Je l’ai giflé. Papa est arrivé à ce moment là. Pas besoin de te faire un dessin sur sa réaction. »

Elle s’interrompit un instant puis se penchant un peu, lui demanda.

« Et si j’acceptais ta proposition. Qu’est ce que TOI tu y gagnes dedans ? »

Yuna regarda Konohan avec un brin de curiosité dans les yeux. Se pouvait-il qu’il s’ennuie au point d’aider sa rivale de toujours ?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Funny Game.

messages : 188
date d'inscription : 19/05/2014
avatar : Joseph Morgan
crédits : Shiya3
pseudo : Chop Suey

métier : Freelancer - Actionnaire chez Rose Rouge
statut : Asexuelle
les péchés mignons : Mettre la bonne musique au bon moment, Manger des Boccocini, Avoir le sentiment océanique

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Lun 15 Sep - 3:14


CORDES DE BOIS



Yuna croise les jambes en souriant. Konohan pouvait percevoir le contentement qu’elle avait de le savoir aussi curieux.

Yuna
On s’est rencontré par hasard devant le bureau de Papa. Et depuis ce jour là, il a commencé à me poursuivre de ses assiduités. Un jour, il est parti trop loin. Je l’ai giflé. Papa est arrivé à ce moment là. Pas besoin de te faire un dessin sur sa réaction.


Durant un court instant, le regard de Konohan change. Son imagination fait parvenir dans sa tête un petit scénario-film qui lui semble à cet instant totalement formidable : lui-même réduisant en pièce le petit Vassily à coups de poings et de pieds. Le moment passé, Konohan secoue la tête et éclate de rire.

Konohan
Mais quel ringard celui-là !


Malgré une infime teinte d’agressivité, les paroles sont lancées à la légère. Après un petit soupire, Konohan reprend son sérieux. Yuna en profite pour enchaîner avec une énième question contre lui.

Yuna
Et si j’acceptais ta proposition. Qu’est ce que TOI tu y gagnes dedans ?


Konohan est amusé. À quelques degrés près, il peut percevoir dans les yeux de Yuna la même curiosité qui l’ayant habitée quelques secondes auparavant.

Konohan
Penses ce que tu veux de moi, mais je ne suis pas aussi mauvais que tu sembles le croire. Je suis loin d’être le plus agréable ni le plus facile d’approche, mais les rares personnes qui réussissent à gagner ma loyauté la gagnent pour toujours. J’ignore encore pourquoi ton père s’est montré aussi bon avec moi, mais une chose est sûr, c’est qu’il est une des rares personnes pour qui je continuerai de me battre, quoi qu’il arrive.


Konohan marque une petite pause, hésitant à continuer le fil de ses pensés. Au bout du compte, il parvient à laisser tomber une réponse, bien que les mots semblent plus difficiles à délivrer que lors de sa réponse précédente.

Konohan
De nous deux, je suis celui qui connaît le mieux le mode de fonctionnement des Izmailovskaya, mais de nous deux, tu es celle qui connaît le mieux l’arène politique – les relations publiques n’ont jamais été ma tasse de thé. Sans doute es-tu au courant de dossiers ou de liens obscures dont j’ignore l’existence et qui pourraient s’avérer utiles pour venger celui qui m’aura tant aidé dans le passé.


Prenant quelques secondes pour digérer sa propre réponse, Konohan en profite pour se lever et se dégourdir un peu les jambes. Les mains dans les poches, il commence à faires un simili cent-pas, le regard porté vers le plafond.

Konohan
À part ce couillon de Vassily, y a-t-il des trucs qu’il serait bon que je sache dans l’immédiat ?



© MISE EN PAGE PAR TAZER.
[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

tu n'as pas encore de rang

messages : 88
date d'inscription : 18/08/2014
avatar : Yui Yoshioka
crédits : Tumblr
pseudo : Kaly

métier : PDG de la Tchernienko Inc
statut : Célibataire

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Mar 16 Sep - 13:00



“Truth can be stated in a thousand different ways, yet each one can be true”
Konohan Ft Yuna


Après lui avoir raconté son histoire avec Vassily, Yuna vit dans les yeux de Konohan une lueur assez inquiétante. Elle ne put retenir un petit frisson. Il valait mieux l’avoir dans son camps que dans le camps adverse. Même si ils étaient en compétition permanente, ils n’étaient pas non plus des ennemis mortels. Mais le jeune homme finit par rigola en traitant  l’autre de ringard. Malgré tout, Yuna pouvait percevoir une pointe d’agressivité à peine perceptible dans sa voix. Elle le regarda un peu étonnée. Haussant les épaules, elle laissa tomber l’affaire.

« Penses ce que tu veux de moi, mais je ne suis pas aussi mauvais que tu sembles le croire. Je suis loin d’être le plus agréable ni le plus facile d’approche, mais les rares personnes qui réussissent à gagner ma loyauté la gagnent pour toujours. J’ignore encore pourquoi ton père s’est montré aussi bon avec moi, mais une chose est sûr, c’est qu’il est une des rares personnes pour qui je continuerai de me battre, quoi qu’il arrive. »

Yuna le regarda à nouveau. Il avait l’air sincère en disant qu’il ferait tout pour Aleksandr Tchernienko. La jeune femme le vit hésiter et se garda donc bien d’intervenir le laissant aller au bout de sa pensée. Et ce qu’elle entendit ensuite la laissa un instant sans voix. Il venait précisément de dire mot pour mot ce qu’elle avait pensé, il n’y avait même pas cinq minutes.
Et elle devait reconnaître qu’il avait raison. Yuna connaissait l’arène politique mieux que lui et lui connaissait les Izmailovskaya mieux qu’elle. Une fois de plus, c’était la complémentarité parfaite entre les deux protagonistes. C’était une sensation assez bizarre de savoir que la personne qu’on aimait le moins – le premier sur cette liste est celui qui a tué son père – était aussi la personne qui nous connaissait le plus. La jeune femme ne savait pas comment Konohan vivait cela mais pour elle ça avait toujours été assez perturbant. Mais ça, plutôt mourir que de l’admettre à haute voix.

Les yeux toujours rivés sur le visage du russe, Yuna lui répondit

« Tu as de la loyauté. Je t’accorde au moins ça. Et je suis comme toi. Je n’ai jamais compris pourquoi Papa t’a accordé sa confiance mais le fait est qu’il avait raison sur un point. Nous formons une bonne équipe. Il avait dû le voir depuis longtemps…
Et… tu connais mieux les Izmailovskaya que moi et les relations publiques font parti de ma vie de tous les jours… »


La jeune femme s’interrompit et resta un moment songeuse. Il lui avait demandé si il y avait d’autres choses qu’il devrait savoir. Yuna n’en voyait pas. Elle connaissait les affaires de son père mais se pourrait-il qu’il y ait quelque chose qui lui ait échappé ? Justement parce qu’elle ne connaissait pas la famille mafieuse ?

« Je ne vois rien pour l’instant… J’ai fait en sorte que ma mère soit protégée 24h/24. Anatol s’en charge. C’est d’ailleurs comme ça qu’il s’est laissé convaincre de rester à Moscou… Je ne voulais pas laisser aux Izmailovskaya la possibilité de m’atteindre par ma famille… »

Elle l’observa un instant avant de reprendre la parole un peu hésitante.

« J’ai mis les dossiers que je pensais être utile pour l’enquête… Si tu veux, passes au bureau un jour. On les étudiera ensemble… »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Funny Game.

messages : 188
date d'inscription : 19/05/2014
avatar : Joseph Morgan
crédits : Shiya3
pseudo : Chop Suey

métier : Freelancer - Actionnaire chez Rose Rouge
statut : Asexuelle
les péchés mignons : Mettre la bonne musique au bon moment, Manger des Boccocini, Avoir le sentiment océanique

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Mer 17 Sep - 16:03


CORDES DE BOIS



Konohan sourit. Cela n’a pas été dit noir sur blanc, mais Yuna semble de plus en plus ouverte à l’idée de faire équipe avec lui et ce, malgré la teinte d’hésitation dans sa voix lorsqu’elle lui propose de passer à son bureau. Bien qu’il soit dos à elle, Konohan peut sentir son regard sur lui. Elle l’observe. Sûrement qu’elle se méfie encore un peu de lui malgré tout, ce qui était plutôt normal. Konohan ne répond rien, attendant de voir si elle allait ajouter autre chose. Il sent au fond que Yuna n’est pas allée jusqu’au fond de sa pensée.

Faisant volte face, il l’observe à son tour. Il songe que malgré leur air d’assurance, les deux sont plutôt dans une brume étrange. En partant ainsi sur la va-vite, Tchernienko emporte  dans sa tombe la raison expliquant l’alliance perpétuelle des deux plus grands rivaux de la Russie. Même si chacun des deux avaient toujours été au cœur des affaires de Tchernienko, Konohan a le sentiment de ne connaître qu’une infime partie du personnage. Voyant que Yuna ne dit rien, il décide d’enchaîner.

Konohan
Je te l’accord, c’était un bon coup pour Anatol. Mais cela ne change rien au fait que c’était pas prudent de te promener seule...


Le russe s’interrompt peu à peu au fur et à mesure qu’il prononce sa phrase, comme si ses pensées prenaient le dessus sur ses paroles et l'empêchant ainsi de parler. Sa pupille vacille un quart de seconde.

Konohan
Au fait… maintenant que j’y pense… le fait que tu sois encore vivante maintenant, ça doit vouloir dire que tu n’es pas directement sur la liste des Izmailovskaya... Ils doivent attendre quelque chose... sois de toi ou d’un événement particulier.


Rapidement, Konohan repasse dans sa tête les récents coups de la Tchernienko inc, cherchant une piste pouvant l'aider à comprendre ce que les Izmailovskaya attendaient de Yuna. Les dernières affaires qu’il avait traitées avant la mort de Tchernienko s’étaient toutes bien soldées. Chacun y avait trouvé son compte comme convenu. L’agrandissement de l’école privée, la mise en place du système de récompenses pour parents avenants, instauration du marché en vrac...

Konohan hoche la tête en direction de Yuna.

Konoahn
C’est un bon plan de jeter un coup d’œil sur les dossiers.


Konohan porte son regard à travers la fenêtre de la pièce. Il ne sait pas combien de temps s’est écoulé depuis l’arrivée de Yuna, mais compte tenu de l’opacité de l’obscurité à l’extérieur, il devait être assez tard dans la nuit.

Konohan
Est-ce que ça veut dire qu’on part pour Moscou ?



© MISE EN PAGE PAR TAZER.
[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

tu n'as pas encore de rang

messages : 88
date d'inscription : 18/08/2014
avatar : Yui Yoshioka
crédits : Tumblr
pseudo : Kaly

métier : PDG de la Tchernienko Inc
statut : Célibataire

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Mer 17 Sep - 18:23



“Truth can be stated in a thousand different ways, yet each one can be true”
Konohan Ft Yuna


Yuna sentait qu’il lui manquait quelque chose et que ce quelque chose, elle l’avait en sa possession. Le problème était qu’elle ne savait pas quoi. Et ça l’énervait au plus haut point de ne pas savoir quoi. C’était comme si quelqu’un avait mis un verrou sur une infime partie de son cerveau mais que cette information se trouvait là justement. Et elle n’arrivait pas à mettre la main sur la clé de ce verrou.
C’est peut-être pour cette raison qu’elle avait proposée à Konohan de jeter un coup d’œil sur les dossiers qu’elle pensait utile. Son père faisait confiance au jeune homme au point de lui avoir confié la moitié de ses affaires, ce n’était pas pour rien. La jeune avait une confiance aveugle en son père et en ses décisions. Si il prenait une décision, ce n’était jamais à la légère et elle s’inclinait devant. Même si elle avait du mal à l’accepter. Comme pour Konohan…

Lorsqu’il fit volte face et qu’il la regarda, elle soutint son regard et Yuna put y voir que lui, non plus, ne comprenait pas les choix d’Aleksandr. Son père avait emmené avec lui toutes les réponses…
Elle haussa les épaules en guise de réponse à ce qu’il lui dit ensuite. Depuis la disparition de son père, tout le monde lui disait de faire plus attention, qu’elle devait être plus prudente… Mais ce que personne ne savait c’était que malgré toutes les précautions de son père, cela ne l’avait pas empêché de mourir. On aurait pu croire que le PDG de la Tchernienko Inc. avait fait preuve d’imprudence en se baladant seul ou du moins sans garde du corps à ses côtés mais ce n’était pas vrai… Son père avait engagé des personnes pour le protéger… Et ses personnes avaient disparu le jour même de la mort de son père…

Elle ouvrit la bouche pour parler lorsqu’elle vit comme une illumination dans le regard de son compagnon. Aussi referma-t-elle la bouche pour entendre la suite.

« Au fait… maintenant que j’y pense… le fait que tu sois encore vivante maintenant, ça doit vouloir dire que tu n’es pas directement sur la liste des Izmailovskaya... Ils doivent attendre quelque chose... sois de toi ou d’un événement particulier. »

Yuna releva un sourcil, un peu étonnée. Elle n’avait jamais pensé à ça et ce n’était pas faute d’y avoir pensé. Comme quoi le fait de travailler à deux était plus productif que de travailler seul… Le problème était qu’elle ne savait pas ce que la famille russe pouvait attendre encore. Le vieux Youri semblait avoir de l’affection pour son père, du coup la jeune femme avait du mal à imaginer que c’était lui qui était derrière tout ça. Mais on n’était jamais sur de rien…
Suivant le regard de Konohan, Yuna s’aperçut qu’il faisait nuit noire maintenant. Elle n’avait aucune idée du temps qui s’était écoulé depuis son arrivée. A chaque fois qu’ils se trouvaient en présence l’un de l’autre, le temps semblait s’arrêter. Comme si le monde retenait son souffle pendant chacun de leur duel… A la question du russe, Yuna secoua la tête

« Non… J’ai une copie de tout ça ici. Les originaux sont en lieu sûr à Moscou. On pourra toujours y aller si on en a besoin… Ce qui risque d’arriver. Ou pas. Faut déjà qu’on fasse un premier tri… »

Elle s’interrompit un instant en réfléchissant.

« Est ce que tu sais que Papa avait engagé deux gardes du corps ? James Anderson et Piotre Pankov. Ils ont disparu juste après son assassinat… Malgré mes recherches et les détectives que j’ai engagé, il n’y a toujours aucune trace d‘eux. Personne n’était au courant de ça. Juste Anatol et moi. Il t’en avait parlé ? T’a-t-il parlé des menaces qu’il avait reçues ? »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Funny Game.

messages : 188
date d'inscription : 19/05/2014
avatar : Joseph Morgan
crédits : Shiya3
pseudo : Chop Suey

métier : Freelancer - Actionnaire chez Rose Rouge
statut : Asexuelle
les péchés mignons : Mettre la bonne musique au bon moment, Manger des Boccocini, Avoir le sentiment océanique

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Lun 22 Sep - 12:37


CORDES DE BOIS



Yuna
Non… J’ai une copie de tout ça ici. Les originaux sont en lieu sûr à Moscou. On pourra toujours y aller si on en a besoin… Ce qui risque d’arriver. Ou pas. Faut déjà qu’on fasse un premier tri…


Konohan sourit, heureux de constater que Yuna demeure elle-même envers et contre tout. Malgré le chamboulement causé par la mort de son père, elle continue de penser à tout. Même que ses pensées vont plus loin que le simple travail habituel puisqu’elle cesse soudainement de parler, le regard perdu dans ses pensées. Une lueur d’idée nouvelle passe dans ses yeux.

Yuna
Est ce que tu sais que Papa avait engagé deux gardes du corps ? James Anderson et Piotre Pankov. Ils ont disparu juste après son assassinat… Malgré mes recherches et les détectives que j’ai engagé, il n’y a toujours aucune trace d‘eux. Personne n’était au courant de ça. Juste Anatol et moi. Il t’en avait parlé ? T’a-t-il parlé des menaces qu’il avait reçues ?


Konohan
C’est dangereux de mêlé des innocents aux magouilles des Izmailovskaya. Les détectives privés, ce sont des faux jetons. Si cela se trouve, ils sont déjà morts. Ou pire, ils sont sous le joug des Izmailovskaya.


À ce moment de la soirée, la voix de Konohan prend d’avantage le ton d’un inspecteur constatant l’état des faits que celui d’un duelliste tentant de coincer un adversaire. Puisqu’ils marchaient maintenant vers un but commun, la victoire de leur duel irait d’avantage à celui livrant un travaille impeccable plutôt qu’à celui ne faisant que tenter de coincer l’autre. Pour avancer, il valait donc mieux apporter des solutions.

Konohan
J’avais bien remarqué que Tchernienko se baladait avec deux armoires à glaces en plus, mais je croyais que c’était en lien avec son nouveau statut politique. J’ignorais qu’il avait reçu des menaces.


Konohan se stoppe. La tête légèrement levée vers le plafond, il réfléchit à la question de la menace. Au bout de quelques instants, il recommence à faire les cents pas.

Konohan
C’est une piste très alléchante, mais comme tu le dis, vaut mieux faire un premier tri. Si ça se trouve, les menaces sont un stratagème pour nous détourner de la vraie piste.


Konohan parle autant pour lui que pour Yuna. Sa voix semble s’accorder au rythme de ses pensées. Les mots sortent de sa bouche à la même vitesse qu’ils apparaissent dans son esprit.

Konohan
Travaillons selon notre système cartésien habituel. Commençons par dresser une liste de toutes les pistes possibles et impossibles, question d’être sûr de ne rien louper. Ensuite, nous verrons chacun des dossiers plus pertinents en détail… Mais avant tout de chose, je propose que nous bougions ? Je doute que nous soyons au meilleur endroit pour parler de ce genre de chose.



© MISE EN PAGE PAR TAZER.
[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

tu n'as pas encore de rang

messages : 88
date d'inscription : 18/08/2014
avatar : Yui Yoshioka
crédits : Tumblr
pseudo : Kaly

métier : PDG de la Tchernienko Inc
statut : Célibataire

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Mar 23 Sep - 8:35



“Truth can be stated in a thousand different ways, yet each one can be true”
Konohan Ft Yuna

Yuna fut surprise de l’entendre dire qu’il les avait remarqué. Piotre et James ont été engagé justement pour être discrets. Si Konohan les avait vu, qui d’autres ? Elle soupira. La tension et la fatigue accumulées ces derniers temps commençaient à se faire sentir. Mais ce n’était rien comparé à l’envie qu’elle avait de retrouver le tueur de son père. Dormir, se reposer, elle aura tout le loisir de le faire après…
Mais Konohan avait raison sur un point. Malgré toutes les précautions prises à leur embauche, on ne pouvait jamais être sûrs à 100% d’une personne. Et le fait qu’ils aient disparu juste après l’assassinat de son père tendrait à prouver qu’ils n’étaient pas blancs comme neige.
Elle haussa les épaules en lui répondant

« Ce n’était pas la première fois qu’il en recevait. Mais cette fois, ça a été différent. La lettre était directement posée sur le bureau. On revenait d’une réunion avec des fournisseurs et en retournant dans son bureau, on a trouvé l’enveloppe… »

Elle se rappelait encore de la tête de son père quand il l’avait ouverte. C’était la première fois qu’elle l’avait vu pâlir comme ça. D’ordinaire, il jetait les lettres de menaces mais pas cette fois là… Il l’avait soigneusement rangée dans un tiroir de son bureau. Celui dont la clé ne le quittait pour ainsi dire jamais. Clé qui était maintenant entre les mains de la jeune femme.

« Piotr et James étaient censés être invisibles au yeux du monde Konohan… Si toi tu les as remarqué, cela voudrait dire que les Izmailovskaya aussi… »

Konohan ne lui répondit pas de suite. Tout à sa réflexion, il avait recommencé à faire les cents pas dans la petite pièce. Elle le regarda faire. Lorsqu’il lui dit que c’était peut-être un stratagème pour détourner leur attention, elle secoua la tête. Son père n’aurait pas eu cette réaction si c’était vraiment le cas.

« Non… Papa a eu peur… Il ne l’a jamais admis mais je le connais. Il ne me l’a même pas montré. Ça veut tout dire »

A sa mort, Yuna avait essayé de retrouver la lettre mais elle avait disparu… La jeune femme n’avait pas encore eu le temps de chercher. Elle redoutait l’instant où elle devra fouiller parmi les affaires de son père adoré. Elle n’était pas sûre d’être prête à ça…

« Travaillons selon notre système cartésien habituel. Commençons par dresser une liste de toutes les pistes possibles et impossibles, question d’être sûr de ne rien louper. Ensuite, nous verrons chacun des dossiers plus pertinents en détail… Mais avant tout de chose, je propose que nous bougions ? Je doute que nous soyons au meilleur endroit pour parler de ce genre de chose. »

Yuna sourit à sa tirade. Il y a avait quelque chose de réconfortant à ça. Comme si le fait de travailler ensemble comme avant faisait revenir les choses à la normale. Mais la jeune femme n’avait pas pour autant baissé sa garde. Loin de là. Juste qu’elle admettait que pour l’instant, elle avait besoin de l’aide de Konohan.

« Je suis d’accord. Je te propose qu’on se retrouve à mon bureau. Ce soir ou un autre soir comme tu veux. Dis moi quand tu es libre. Si c’est ce soir, laisse moi juste une heure. Le temps de rentrer et de sortir ce dont nous aurons besoin. Et toi… »

Elle s’interrompit en le regardant avec une lueur moqueuse dans ses yeux

« … ça te laissera le temps de finir ce que tu faisais avant… », finit-elle en désignant du regard les bûches du regard.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Funny Game.

messages : 188
date d'inscription : 19/05/2014
avatar : Joseph Morgan
crédits : Shiya3
pseudo : Chop Suey

métier : Freelancer - Actionnaire chez Rose Rouge
statut : Asexuelle
les péchés mignons : Mettre la bonne musique au bon moment, Manger des Boccocini, Avoir le sentiment océanique

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Jeu 2 Oct - 5:27


CORDES DE BOIS



Konohan
Okay…


Yuna termine sur une air de moquerie alors que le visage de Konohan s’assombrit, estompant sa lueur d’excitation pour la remplacer par un regard triste emplit d’appréhension. Les mains dans les poches, il regarde en quelque part au-dessus de l’épaule à Yuna, comme s’il attendait le déclenchement d’un événement. Son regard est toujours aussi calme, mais à ce moment, cela semble d’avantage dû à une force d’inertie quelconque plus qu’à un caractère naturel chez lui.

Les yeux de Konohan font un aller-retour rapide sur le cadre de porte. Un sentiment désagréable apparaît dans le fond de son ventre et le fait frissonner. Il s’imagine brièvement Yuna quittant la pièce en le laissant seul au milieu des bûches. Konohan tente tant bien que mal de cacher la parcelle d’angoisse sans doute visible dans son visage. Les mots <> et <<à tantôt>> commencent à raisonner dans son esprit, malgré tout ses efforts pour ne pas y penser.

Un silence de malaise s’installe entre les deux alors que Konohan ne réagit pas à la dernière réplique de Yuna. Il ne bouge pas, comme s’il attendait que Yuna fasse les premiers gestes. En temps normal, il arrivait à passer outre ce sentiment d’inconfort qu’il ressentait à chaque fois qu’il devait dire au revoir à un de ses proches. Cependant, les choses lui paraissaient inexplicablement différentes cette fois ci.

Son regard se déplace rapidement sur chacune des parties du corps de Yuna, comme s’il devait s’assurer qu’elle était toujours bel et bien vivante, en chaire et en os. Dans un mouvement à peine perceptible, Konohan transfère son poids vers l’avant de ses pieds, comme s’il esquissait un geste pour se rapprocher de Yuna. Cependant, avant même que ses talons ne décollent du sol, le russe se ravise et secoue simplement la tête.

Konohan
Heum… je crois pas que ce soit une bonne idée que nous nous séparions comme ça. On sait pas ce que les Izmailovskaya ont derrière la tête…. ce sera beaucoup plus sécuritaire pour nous deux si on restait ensemble


À mesure qu’il parle, Konohan doute du rationalisme de ses propres paroles, mais il continue malgré tout de livrer le fil de sa pensée, allant même jusqu’à mettre de l’emphase sur la notion de «rester ensemble».


© MISE EN PAGE PAR TAZER.
[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

tu n'as pas encore de rang

messages : 88
date d'inscription : 18/08/2014
avatar : Yui Yoshioka
crédits : Tumblr
pseudo : Kaly

métier : PDG de la Tchernienko Inc
statut : Célibataire

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Jeu 9 Oct - 20:52



“Truth can be stated in a thousand different ways, yet each one can be true”
Konohan Ft Yuna


Konohan demeura silencieux, ne relevant pas les dernières paroles de Yuna. Cette dernière le regarda un peu surprise par ce silence inaccoutumé. Surprise qui augmenta quand elle vit l’expression de son visage. Pour elle qui le connaissait si bien, elle pouvait voir de l’angoisse sur ce visage. Mais elle n’en comprenait pas les raisons. Pourquoi était-il comme ça ? Comme si, il craignait de ne jamais la revoir.
Comme Konohan restait silencieux, Yuna en fit de même. D’ordinaire, le silence ne gênait pas vraiment la jeune femme mais cette fois-ci ce fut un peu différent. Elle n’arrivait pas à savoir en quoi mais quelque chose était différent. Elle vit son compagnon la détailler de la tête aux pieds puis esquisser un infime geste pour aller vers elle pour finalement se raviser. Elle leva un sourcil interrogateur.

Ce qu’il lui dit ensuite ne fit que renforcer la perplexité de la jeune femme. Cela ne ressemblait pas au Konohan qu’elle connaissait. Cette hésitation, ce manque de clarté dans ses paroles. Non ce n’était pas Konohan.
Haussant légèrement les épaules, elle lui répondit simplement

« Comme tu veux… »

Ça faisait bizarre à Yuna de voir le jeune homme comme ça. Sautant de son perchoir, elle s’approcha du russe et leva la tête pour l’observer quelques instants. Elle ne comprenait pas pourquoi il était comme ça mais elle était bien plus touchée qu’elle ne l’admettra jamais. Elle avait toujours eu l’impression que seul son père s’inquiétait pour elle. Sa mère c’était autre chose. C’était plus Yuna qui s’inquiétait pour elle et s’occupait d’elle que l’inverse. Aussi la réaction de Konohan la perturbait-elle un peu.

« On dirait que tu as peur de quelque chose… », lui murmura-t-elle.

Puis reculant un peu, elle s’éclaircit un peu la voix et lui demanda

« Tu veux de l’aide pour finir de ranger les bûches ? »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Funny Game.

messages : 188
date d'inscription : 19/05/2014
avatar : Joseph Morgan
crédits : Shiya3
pseudo : Chop Suey

métier : Freelancer - Actionnaire chez Rose Rouge
statut : Asexuelle
les péchés mignons : Mettre la bonne musique au bon moment, Manger des Boccocini, Avoir le sentiment océanique

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Lun 3 Nov - 16:41


CORDES DE BOIS



Moscou / Arrêt d’autobus no.512 – 7h35

Konohan (5ans), est assis sur un banc de parc en compagnie de sa mère dont il tient la main. Il aborde un large sourire et porte uniforme scolaire tout neuf. Sur le sol, à côté d’eux, est posé un sac à dos coloré et une petite boîte à lunch.

L’autobus arrive. Le jeune garçon, avec l’aide de sa mère, met son sac sur ses épaules et attrape sa boite à lunch qu’il serre de ses deux mains. La dame étreint son fils et lui souhaite une belle première journée d’école. Le petit russe hoche la tête et monte les énormes marches de l’engin. Dans l’autobus, plusieurs autres gamins d’âges variés sont déjà assis. Quelques-uns lui adressent un sourire amicale, mais Konohan n’y porte pas attention, se précipitant plutôt vers le premier banc vide qu’il voit. Le visage contre la fenêtre, il fait des signes d’aurevoires à sa mère tandis que l’autobus s’éloigne lentement.

Au bout d’une minute, le transport prend une courbe et la femme disparaît. Konohan se rassoit sur son siège. Il demeure immobile quelques instants, puis des larmes commencent à couler le long de ses joues. Ses petits doigts se serrent autour de sa boîte à lunch. Une image de sa maman lui faisant des signes d’aurevoires apparaît dans son esprit.

Offices de La Rose Rouge / Chambre à bois du backstore – 22h02

Yuna
On dirait que tu as peur de quelques choses


Sa voix est un murmure, comme s’ils se trouvaient dans une pièce de cristal ou le moindre choc sonore pouvait faire s’effondrer la structure. Konohan ne répond rien. Peur ou pas, il sent toujours que quelque chose le serre dans ses trippes, mais il refuse de l’admettre, surtout face à Yuna. Cette dernère s’éloigne.

Yuna
Tu veux de l’aide pour finir de ranger les bûches ?


Konohan sent ses trippes se relâcher doucement. Il finit même par sourire. Acquiesçant de la tête, il passe ses gants à Yuna et entreprend de vider le reste de la caisse. Comme toujours, Yuna fait preuve d’une efficacité époustouflante et en moins de dix minutes, ils transposent l’équivalant de quatre caisses, achevant ainsi de vider la remorque à l’extérieur.

Une fois le travail terminé, tous deux retournent à l’accueil de la Rose Rouge. Un homme vêtu d’un complet en profite pour adresser un sifflement à Yuna. Konohan lui lance un regard glacial avant de porter son attention sur sa rival.

Konohan
Veux-tu que nous prenions ma voiture ?


© MISE EN PAGE PAR TAZER.
[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

tu n'as pas encore de rang

messages : 88
date d'inscription : 18/08/2014
avatar : Yui Yoshioka
crédits : Tumblr
pseudo : Kaly

métier : PDG de la Tchernienko Inc
statut : Célibataire

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Lun 10 Nov - 17:29



“Truth can be stated in a thousand different ways, yet each one can be true”
Konohan Ft Yuna


L’attitude de Konohan est incompréhensible pour Yuna et pourtant, elle pouvait se vanter d’être celle qui connaissait ce visage par cœur. C’était comme si, une peur était logée en lui et qu’il n’arrivait pas à la faire partir. Si elle était un peu plus vaniteuse, la jeune japonaise aurait pu penser qu’il avait peur de la perdre elle. Mais ce n’était pas ça et elle en était bien consciente. Elle partie, plus rien ne le séparait de l’empire de son père. Ludmilia ne s’y connaissait en rien au monde des affaires et elle se tournerait à coup sûr vers celui en qui son cher mari avait donné toute confiance. Donc non, ce n’était pas pour elle qu’il s’inquiétait. Alors d’où venait cette peur qu’elle percevait ?

Haussant les épaules, elle prit les gants que le jeune homme lui donna et se mit à la tâche. Ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas fait un peu d’exercice – depuis son arrivée à Saint-Pétersbourg pour être exacte – et cela lui fit du bien. Comme toujours, ils travaillaient bien en équipe et les bûches furent rangées en un rien de temps.
Contemplant les rangées de bois, elle se revit avec ses parents dans leur chalet à la montagne. Aleksandr ne prenait pas beaucoup de vacances mais quand il en prenait, il faisait en sorte d’être vraiment là à 100% avec sa famille. C’étaient des moments que Yuna chérissait par-dessus tout car elle avait vraiment son père pour elle. Ils faisaient de grandes promenades à deux et partageaient des moments privilégiés où le travail était banni. Les moments qu’elle préférait étaient les soirées autour de la cheminée. Son père et elle jouaient aux échecs pendant que sa mère faisait du tricot. A ces pensées, Yuna ressentit la douleur lui vrillait le cœur et fit tout son possible pour ne pas se laisser submerger par l’émotion et les larmes qui s’amassaient au coin de ses yeux.

Une fois le travail terminé, elle suivit Konohan à l’accueil, l’endroit même où elle avait surprit la conversation entre le dénommé Vlad’ et un de ses collègues. Ce fut à ce moment que Yuna entendit un homme la siffler. Se retournant, elle allait remettre l’individu à sa place quand tout d’un coup, elle le vit reculer. Surprise, elle jeta un bref coup d’œil sur son compagnon et vit le regard qu’il dardait sur l’inconnu. Un frisson la parcourut alors. Elle savait que Konohan n’était pas homme à énerver mais elle ne l’avait jamais vu ainsi jusqu’à présent.
Acquiesçant de la tête, elle suivit le russe jusqu’à sa voiture et monta dedans.

« Tout est rangé dans un coffre fort dissimulé dans ma chambre. Tu peux m’attendre dans le bureau le temps que j’aille les chercher. Normalement, il ne devrait plus y avoir personne. Mais si tu préfères, on peut travailler dans ma chambre. C’est comme tu veux… »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Funny Game.

messages : 188
date d'inscription : 19/05/2014
avatar : Joseph Morgan
crédits : Shiya3
pseudo : Chop Suey

métier : Freelancer - Actionnaire chez Rose Rouge
statut : Asexuelle
les péchés mignons : Mettre la bonne musique au bon moment, Manger des Boccocini, Avoir le sentiment océanique

MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   Mer 7 Jan - 3:34


CORDES DE BOIS



La Rose Rouge / Paillasson au motif de rose à l’entrée de la porte principale – 22h17

Konohan prend les devants, sans trop laisser de distance entre lui et Yuna. À une trentaine de pieds de sa voiture, il tend son démarreur à distance qui émet un léger bip sonore auquel la voiture répond presque aussitôt en éveillant son moteur. Une fois près de la voiture, Konohan birfuque du côté passager et ouvre la portière à Yuna. Il jette un rapide coup d’œil aux alentours avant de refermer la porte et de prendre lui-même place dans la voiture. Après avoir bouclée sa ceinture, il verouille les portières et fait décoller la voiture.

Yuna
Tout est rangé dans un coffre fort dissimulé dans ma chambre. Tu peux m’attendre dans le bureau le temps que j’aille les chercher. Normalement, il ne devrait plus y avoir personne. Mais si tu préfères, on peut travailler dans ma chambre. C’est comme tu veux…


Konohan
Je propose qu’on aille dans ta chambre. Comme cela, on aura le coffre fort à proximité si on oublie quelque chose ou si il faut cacher les choses in extremis.


Konohan tend sa main droite vers le volume de sa radio. Doucement, la musique Luxury's Fortune emplit la voiture. Konhan sourit et retombe en mode relaxation. Il adorait le son des percussions et l’effet de réverbération du morceau, cela lui rappelait ses missions dans le désert. Sa main commence à marquer le rythme sur le haut du volant.

Konohan
Bon, j’écoute tes indications. Profite-en, cela ne se reproduira peut-être plus…



Hôtel / Chambre de Yuna– N/D

Konohan
As-tu des feuilles vierges et un crayon ? C’est bon merci.


Konohan étale six feuilles blanches sur le sol et commence à dessiner un schéma.

Konohan
Okay, donc je propose qu’on établisse et dresse un léger portrait de tous les suspects possibles. Ça nous permettra d’avoir une bonne vue d’ensemble de la situation pour mieux décider ou se diriger ensuite.


Konohan inscrit un titre en haut de la première feuille.

Konohan
Pour commencer, le Médecin Légiste ayant pratiqué l’autopsie sur ton père. Bon, il n’est sûrement pas à l’origine du complot, mais vu la réponse qu’il a fournie aux journaux, soit il est corrompu, soit il a été menacé. En lui forçant la main, peut-être qu’il nous permettra de trouver des indices sur les personnes au-dessus de lui.

Vladimir, le soi-disant ami de ton père. Personnellement, je ne connais pas grand chose sur lui, sinon que c’est un trouillard. Grosso modo, lorsque ton père a voulu mettre la main sur le contrat pour la grande bibliothèque, il a fait affaire avec les Izmailvskaya pour régler rapidement le cas. Vassily, quelques potes et moi on est allé voir Vladimir pour le convaincre de laisser le contrat aux Izmailvskaya, qui l’ont ensuite relayé à ton père. Donc dans les faits, Vladimir et ton père ne sont jamais réellement entré en contact tous les deux…

Anatol… bon, tous les deux, on semble lui faire confiance, ce qui est plutôt bon signe… je ne sais pas si on peut vraiment le considérer, surtout après tout ce qu’il a fait envers nous…

Andrei maintenant, le petit protégé de ton père et le préféré du parrain des Izmailovskaya. Je ne connais pas beaucoup leur relation. Je me souviens simplement que Andrei suivait ton père partout comme un petit chien de poche. Donc sûrement qu’il en connaît presque autant que nous sur les affaires. Je vois trois options pour lui : primo, l’élève a voulu dépasser le maître et Andrei s’est cru assez malin pour pouvoir renverser ton père sans risque de représailles. Secundo Andrei a convaincu Youri de mettre fin à son alliance avec ton père pour… je sais pas, sûrement prendre sa place. Tertio, Andrei n’a rien à voir avec cela, ce qui disculperait les Izmailvskaya

Et maintenant, Vassily. Je ne connais pas les détails de ta relation avec lui, mais s’il s’est mis ton père à dos, ce serait plausible qu’il veuille se débarrasser de lui. C’est sûr que c’est un peu intense comme recourt, alors je doute que ce soit l’origine réelle de conflit. Cependant, je pense que si on lui a demandé de l’aide pour l’affaire, il aura accepté avec plaisir de nuire à ton père...

Voilà. J’oublie personne ? As-tu d’autres pistes qui te viennent en tête ?



© MISE EN PAGE PAR TAZER.
[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Cordes de Bois - [Yuna Tchernienko]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Corde de bois à vendre!
» [RP] Du bois pour le Maistre.
» Une fabrique de jouets en bois
» Poêlée du sous-bois et omelette d'automne.
» Gratte quelques cordes {- Feat Ulysse}

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
blurred lines :: LA ROSE ROUGE :: GROUND FLOOR :: OFFICES-