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 Even though it's morning, it's going down(PV Wren)

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MessageSujet: Even though it's morning, it's going down(PV Wren)   Lun 4 Aoû - 10:33




Même les prostituées ont droit à leurs jours de repos. Les miens tombent à pic. Je compte bien en profiter comme il se doit. La journée commence déjà à merveille. A moitié nue sur mon lit, je me détends en regardant une connerie à la télévision tout en percevant le bruit de l’eau qui coule depuis la salle de bains. Le parfum de la mousse, que j’ai au préalable versée dans un fond d’eau chaude, sent jusqu’ici. C’est un vrai régal. Je n’ose même pas imaginer l’extase qui montera en moi lorsque je n’y plongerai ne serait-ce qu’un seul pied.

Je regarde par la fenêtre afin d’évaluer le temps qu’il fait dehors. Malgré le soleil qui semble s’étirer de tout son long dans le ciel bleu, aucune idée d’activité ne me traverse l’esprit. Je pourrais me promener, faire des courses, du vélo,…mais tout cela me semble morne et dépourvu d’intérêt. Il est vrai que, contrairement aux dires des mauvaises langues, ce métier est palpitant et la vocation qui l’accompagne peu répandue, ce qui en fait un job plein de rebondissements. Les petits coincés du cul étriqués dans leurs costumes de bureau trop étroits ne sont bien évidemment pas en mesure de comprendre et ça m’est bien égal. Tout ce qui compte, c’est de bien s’entendre avec ses collègues et de faire correctement ce pourquoi nous sommes payés, non ? Vu la bonne entente qui règne au sein de la rose rouge et le nombre de clients qui me demandent, je suppose que tous les éléments pour avoir un bon job et le mériter sont réunis.

J’éteins la télé et pose un sac en plastique rempli de lingerie à côté de moi une fois placée devant le miroir. Je me lance dans divers essayages en attendant de pouvoir entrer dans mon bain. Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir ce que ces merveilles donneraient sur moi. Le premier est un ensemble simple, couleur abricot, décoré d’une fine dentelle blanche. Le deuxième est rose, plus candide, avec des rubans couleur crème. Le troisième est bleu transparent. Il est magnifique mais la culotte échancrée qui l’accompagne risque de ne pas être trop confortable à porter dans un premier temps. Je craque complètement sur le dernier essai. Il s’agit d’un soutien-gorge bordeaux à balconnets décoré à l’aide d’une ficelle noire style corset ainsi que d’une culotte assortie.

Une fois satisfaite de mon choix, je pose l’ensemble à côté de l’évier et pénètre avec délice dans l’eau chaude qui ne tarde pas, sûrement, à me teinter les joues de rose. J’aime cette sensation.
Le parfum de l’eau m’enivre et les doux va-et-vient de la mousse parfumée contre ma peau nue me font me sentir bien.
Je me réveille brusquement. Ou plutôt, j’ai été sortie de ma torpeur par un bruit strident.

«  J’arrive, j’arrive. » Je sors et me sèche rapidement. Je suis encore légèrement humide mais tant pis. J’enfile le plus vite possible mes sous-vêtements et un peignoir. Je place instinctivement mes cheveux mouillés sur le devant de mon épaule gauche et vais ouvrir.
Ce que je vois ne tarde pas à illuminer ma journée. Je sens qu’elle va se corser et devenir un peu plus intéressante que ce que je n’avais prédit. Un beau jeune homme se tient devant moi. Je lui décoche mon plus beau sourire :

«  Bonjour, que puis-je faire pour vous ? »

Tous mes proches vous le diront, j’aime les hommes, les vrais. Au moins physiquement. Pour les caractères virils, on en reparlera, je crois que peu d’hommes sont vraiment les mâles qu’ils prétendent être.  En tous les cas, celui devant moi n’est pas mal du tout. J’apprécie tout particulièrement la ligne de sa carrure. Oui, j’ai parfois de drôles de radars à la place des yeux. J’aime les hommes, que voulez-vous que je vous dise de plus ?

Parfois, je repense à ma grande-sœur. Elle devrait vivre dans un couvent avec tous ces bons principes qui lui rongent le cerveau – enfin, dieu sait si elle en a vraiment un -. Nous ne pouvons pas vivre dans la réalité en étant une telle vierge effarouchée au risque de se faire bouffer toute crue ou de voir toutes nos petites valeurs inutiles se briser encore plus facilement que du verre. Au moins, je m’accroche aux plaisirs charnels, je suis une épicurienne qui vit comme si chaque jour était le dernier. Mes valeurs sont concrètes, ancrées dans la réalité, dans le monde au sein duquel je vis.

Allez, entre mon mignon. Ose me dire que tu n’en as pas envie.




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Dernière édition par Petra Anikine le Mar 19 Aoû - 23:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Even though it's morning, it's going down(PV Wren)   Lun 4 Aoû - 21:37

C’est un soleil chaleureux et accueillant qui tend les bras à St-Pétersbourg en ce jour. Ce n’est que trop rarement que le grand astre jaune réchauffe cette froide ville, aussi les températures estivales sont-elles bienvenues ici. Alors, vous me direz que la journée commence d’une merveilleuse façon; que, dans ces conditions, je devrais avoir un sourire béat pendu à mes lèvres; que, quoi qu’il arrive, ça devrait me mettre du baume au coeur un temps pareil. Eh bien, non. Premièrement, parce que je suis un homme d’affaires, et que mon métier ne s’accompagne pas de vacances. Et, deuxièmement, parce qu’on m’a relégué à faire du porte à porte. Comme un bleu, comme si je devais me faire la main sur des potentiels clients. Bordel de vacances d’été à la con ; les larbins foutent le camp et c’est le haut gradé qui prend tout dans la tronche. Ma mission est aussi simple qu’ingrate : faire une étude très brève permettant de savoir à quel prix moyen le citoyen russe achèterait un chevrolet. Vu la marque pour laquelle je travaille, on aurait pu croire que mon porte-à-porte serait ciblé sur les personnes avec le portefeuilles le mieux garni, mais non. Mission globale qu’ils appellent ça, dans les hautes sphères de la boîtes. Des têtes pensantes, avec zéro sens pratique. Parce que n’importe quel idiot peu comprendre que le citoyen moyen, il roule avec et dans ce qu’il peut, au prix le moins cher si possible. Y va pas s’amuser à claquer ses biftons dans un bolide pour laisser ses gosses sans céréales au p’tit déj’. Bref, passons. J’ai les boules, et ça peut se comprendre, donc rien à cirer du soleil.

Me voilà, gai comme un pinson, toquant à l’entrée de tous les clanpins du quartier, offrant mon plus beau sourire (plus beau encore lorsque c’est une femme) à ceux qui m’ouvrent, m’efforçant d’être le plus patient possible et ayant l’espoir que mon interlocuteur me réponde - ce qui doit être le cas approximativement une fois sur dix. La journée début à peine que la lassitude me lie déjà au poteau de l’ennui profond caractérisé par une tâche abrutissante. Mais, esclave du travail comme le sont quasiment tous les hommes depuis la nuit des temps, le soleil brille haut et fort tandis que je fais remplir des paperasses aux vieilles assez aimables pour m’accorder quinze minutes de leur temps, précieux, puisque quasiment épuisé. Je sais, c’est pas cool de se moquer du troisième âge, mais je m’en badigeonne allègrement les couilles avec le pinceau de l’indifférence. Le politiquement correct et moi, on est pas vraiment copains, si je puis-dire. Je gravis des centaines de marches dans des immeubles qui menaçent parfois de s’effondrer, ou en tout cas, qui n’ont rien du luxe dans lequel je vis au quotidien. La pauvreté, j’ai jamais connu, et à chaque fois que j’y touche de près, ça me donne des frissons. J’espère que c’est pas contagieux, les pauvres. Je songe avec dépit que même les bars sont vide de femmes potables en ces jours quand je frappe à la porte divine. Une voix me parvient de loin, et le temps que la personne pointe son nez à l’entrée, j’arrange mon costume et mes cheveux, prêt à lancer mon interlocuteur dans l’incroyable aventure du sondage. La clé tourne dans la serrure, le battant de bois massif pivote sur ses gonds et lorsque je relève mes yeux c’est pour les planter dans un azur stupéfiant. Je balaye rapidement la cible de haut en bas, et j’esquisse un sourire charmeur. C’est une femme, jeune, mais surtout… canon. J’échange un long regard avec elle, oubliant presque la raison de ma venue. Soudain, je songe aux enseignements que prodiguait mon père dans ma jeunesse : “Wren, surtout, dans la vie, joint l’agréable à l’utile!” ... Je l’veux, mon vieux! J’intensifie mon regard et mon sourire et répond à sa question. « Bonjour, Wren Cartwright, représentant commercial Chevrolet. Eh, bien, on peut dire que vous êtes ma plus charmante interlocutrice du jour. » Je ne suis pas du genre à me perdre en vains sous-entendus. Autant attaquer tout de suite. « Si vous avez quelques minutes, j’ai quelques questions à vous poser pour un sondage. » Depuis le début je n’ai pas quitté mon sourire. Ma journée s’ensoleille d’un coup d’un seul, alors que tout mon corps répond à ce que je vois devant moi ; une blonde aux mensurations parfaites

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MessageSujet: Re: Even though it's morning, it's going down(PV Wren)   Ven 8 Aoû - 17:22




«  Haha, il ne faut rien exagérer. Mais je suis bien contente de pouvoir être utile à un homme tel que vous. », dis-je à l’entente de son compliment, mettant une mèche de mes cheveux humides derrière mon oreille droite.

« Entrez, je vous en prie. Bien sûr que j’ai quelques minutes pour vous aider, quelle question. J’ai même toute mon après-midi ! Désolée pour ne pas être dans une tenue plus appropriée pour parler de votre produit, mais je suppose que ce n’est pas très dérangeant, non ? » Ce n’est pas mon habitude de jouer les jeunes vierges effarouchées, bien au contraire. Je suis plutôt du genre à jouer franc-jeu. Les sous-entendus, c’est pour le plaisir mais jamais par envie de me cacher, au contraire, ces sous-entendus sont souvent très bien compris pour des choses qui ne devraient pas l’être à la première écoute. Je conduis donc le jeune homme dans le salon, me demandant quel âge il peut bien avoir. En tant que prostituée, j’ai déjà même vu des puceaux de dix-huit ans débarquer chez moi. Je leur offre un peu d’expérience, c’est bien, mais le plaisir dans tout ça, ce n’est pas moi qui l’ai. Je rencontre souvent des clients avec lesquels le plaisir est partagé mais, il se peut parfois que ça soit un fiasco total. Lui m’inspire plutôt confiance, je pense qu’il doit être doué au lit mais nous verrons ça plus tard – pas trop tard j’espère -. Après tout, j’ai bien vu le regard avec lequel il me détaillait il y a quelques secondes et je m’y connais suffisamment pour savoir que, bientôt, notre journée à tous les deux sera égayée par un plus beau soleil que celui qui chauffe inhabituellement les rues de Saint-Pétersbourg aujourd’hui.

«  Asseyez-vous, je vous en prie. » Je m’en vais dans la cuisine et revient quelques instants plus tard avec une petite boîte de gâteaux :

«  Tenez, servez-vous. » Je joue encore une fois sur mon sourire et le ton mielleux de ma voix. Je poursuis ensuite, de façon faussement anodine :

«  Voulez-vous un peu de café ou de thé avec ça ? » Bien sûr, ce dont j’ai envie pour le moment, ce n’est ni de thé, ni de café, ni de quelconques sucreries. Mon dessert à moi, je compte bien le savourer autrement. Je ne lui saute pas dessus pour une bonne et simple raison : il faut savoir jouer un peu, même avant l’acte. C’est bien souvent ce moment qui est le plus amusant, il faut bien l’avouer. Qu’il me parle un peu de son truc, je n’ai même pas retenu de quoi le commercial voulait me parler, et je lui couperais bien vite la parole s’il s’avérait trop bavard. Je suis plutôt douée pour ça. On a beau critiquer mon métier, il a vraiment ses bons côtés, n’est-ce-pas ?

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MessageSujet: Re: Even though it's morning, it's going down(PV Wren)   Dim 10 Aoû - 11:52

Jackpot ! La femme m’invite à entrer, et même si je suis surpris, je passe le palier et entre dans son appartement. Même les vieilles gâteuses ne m’ont pas proposé d’entrer chez elle, aussi je m’interroge sur ce geste. La raison la plus valable serait de croire que cette femme est aussi généreuse que jolie, mais la folie de ma perversité me pousse à imaginer d’autres alibis bien plus agréables. C’est un feu de désir qui s’allume dans l’ombre de mon regard serein de dragueur confirmé. Oui, je veux croire que je lui ai tapé dans l’oeil, même si son visage angélique semble prôner l'innocence. Souvent, c’est les visages les plus naïfs qui cachent le plus de vices. Aussi blanche qu’une brebis, qui se roule dans la boue. Pour le principe, j’ajoute : « Vous êtes sure que cela ne vous dérange pas? » Ce n’est que lorsqu’elle s’excuse de sa tenue que je remarque que ses cheveux sont encore humides, et je comprends que je l’ai dérangée en pleine douche. Pour mon esprit mal tourné, c’en est presque trop. On dirait un de ces scénarios de films érotiques ridicules où la nymphomane qui vit seule piège le “pauvre” réparateur qu’elle a appelé pour un faux problème. Bon, en l'occurrence, c’est moi qui suis venu de mon propre chef; et puis, j’ai bien l’intention de la piéger elle. Je m’installe dans son salon comme elle m’y invite, et je la remercie de son hospitalité, et je la regarde partir vers sa cuisine. Mon regard glisse le long de son dos et s’accroche à son fessier. Je passe ma langue sur mes lèvres avec appétit.

Elle revient très vite avec un paquet de gâteaux à la main. L’hospitalité, elle à l’air de bien connaître, et je compte bien l’en remercier… plus tard. Je lui adresse mon plus grand sourire en piochant un gâteau. « Café, s’il vous plaît. » On se croirait presque au restaurant, avec en prime une sublime serveuse. Si c’est comme ça les missions de porte à porte, j’en redemande. Je jette un rapide coup d’oeil à mon questionnaire, avec ses questions sans intérêt. Non, vraiment, il n’en vaut pas le détour. En plus, il est anonyme, et présentement ça ne m’arrange pas du tout. Une idée tout à fait différente me vient. Je l’observe, et j’annonce le top départ : « Prête… ? Bien, alors, nom, prénom, âge.» Oui, je veux savoir tout ça. Je veux tout connaître d’elle. Ce sondage risque de se transformer en véritable interrogatoire intime, dans lequel je compte lui faire tout dévoiler. Son corps compris. Mentalement, je prépare quelles seront les prochaines questions, et j’attends avec impatience ses réponses. Comment se prénomme la douce ? Tout est possible, mais j’imagine que son prénom est à la hauteur de son apparence. Vous me direz, de toute façon, je l’aurais oublié le lendemain, lorsque je quitterais ses draps sans faire de bruit.


spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Even though it's morning, it's going down(PV Wren)   Mar 19 Aoû - 16:36




Je ne porte ni rouge à lèvres, ni far à paupières ou mascara, ce qui est le contraire de quand je travaille. Il m’arrive même parfois d'arborer des robes de soirée fluides mais pas trop, afin d’appâter le client, comme on dit. La lingerie sexy tombe également sous le sens quand on pratique ce métier. Si je n’en avais pas, ça serait comme une maquilleuse qui partirait travailler sans sa palette de maquillages. Mais ici, je ne suis pas en plein boulot. Et pourtant, ici, ce n’est pas dérangeant. Au contraire, ma tenue simple et mes cheveux mouillés au sortir du bain ne déplaisent sûrement pas au jeune homme qui vient d’entrer chez moi. Je sens son regard glisser contre mon dos pour retracer mes courbes quand je me rends à la cuisine. Oui, j’ai des yeux à la place des omoplates, que voulez-vous ? C’est l’expérience, le métier qui a fini par entrer  comme on dit. Les yeux brûlants et avides qui glissent sur moi, je les perçois sans avoir même à le voir. Au fond,  pouvoir ressentir ce genre de choses est signe d’une certaine sensibilité. C’est même un don, non ? Souvent, les gens pensent, à tort, que les hommes sont de vrais loups, des bêtes de sexe capables de faire grimper une femme au septième ciel, mais personne ne s’interroge vraiment sur le sex appeal et les performances sexuelles d’une femme. Pourtant, nous sommes douées quand nous le voulons. Une femme, douée dans l’art du sexe ou pas, se doit d’être capable de simuler un orgasme pour faire plaisir à son compagnon. Et ce n’est pas si simple qu’on le pense, de faire semblant que l’homme nous fait plaisir alors qu’il s’y prend comme un manche à balais. La plupart du temps, dans les mauvais films de cul, les femmes sont en dessous, dominées – sauf celles qui pratiquent le SM – par de gros cons. J’aime le sexe, mais je n’ai pas une grande expérience dans les films X qui sont, en général, très mauvais. Bref, pour le moment, le film de cul, j’aimerais bien qu’il se passe dans ma chambre.

L’homme a l’air d’être gourmand. Il pioche avidement, mais avec une certaine dose de chic, dans le paquet de gâteaux pour en extirper un et me demande un café.  Je n’ai pas pour habitude de jouer les bonniches, mais bon, autant le mettre un peu en appétit. Je me remets à marcher vers la cuisine, et m’amuse à déhancher légèrement plus. Ca ne me prend que deux minutes pour lui faire sa dite boisson chaude et me faire un thé, mais, après tout, tout est dans l’art et la manière de pouvoir faire monter la température. Je reviens avec les deux tasses et pose la sienne devant lui en me baissant suffisamment que pour mettre en valeur mon décolleté, sans pour autant tout lui montrer, ça serait dommage. Je m’assois à côté de lui. Peut-être s’attendait-il que je me mette en face de lui ? Je plante mon regard dans le sien qui a quelque chose de très charmeur, plutôt foncé mais avec une touche de lumière plutôt intrigante. Je l’écoute en acquiesçant tout en sirotant lentement mon thé avant de lui répondre en lui souriant de toutes mes dents :

«  Anikine Petra. Mais appelez-moi Petra pendant l’entretien, je n’ai pas encore l’âge de me faire appeler «  madame ». » Je m’allonge légèrement pour poser ma tasse et enlace mon genou droit, croisé au-dessus de ma jambe gauche, de mes deux mains. Je continue à le regarder :

«  Mmmh, quel âge me donnez-vous ? »


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MessageSujet: Re: Even though it's morning, it's going down(PV Wren)   Ven 22 Aoû - 16:38

Les prénoms, c’est comme les vêtements. Y’en a des beaux, des moins beaux, ceux qu’on voudrait avoir, ceux qu’on envie aux autres, ceux qu’on aime voir chez autrui mais qu’on ne porterait certainement pas, certains sont à la mode tandis qu’on en conserve d’autres au placard, et, il arrive qu’il y en ait qui ne soient pas ou plus à la bonne taille. C’est ce que je pense quand la femme qui me fait face me donne son nom. Petra. Dans l’absolu, c’est un prénom qui ne plaît guère, mais ce qu’il y a d’amusant, c’est qu’il lui sied à merveille. Alors que le vêtement aurait pu être trop large, trop serré, trop démodé pour certains, il lui va à ravir, met en valeurs ses formes sans être vulgaire ou déplace pour autant. Serait-ce son physique avantageux qui me pousse à croire que ce prénom est parfait pour elle ? Serait-ce son déhanché particulièrement provocateur qui fait de Petra un prénom on ne peut plus approprié à mes yeux ? Probablement que oui. Je ne suis qu’un homme, et, comme tous ceux de mon espèce, j’ai un faible pour les beaux spécimens du sexe opposé. Aussi mes impressions et jugements ne sont pas les plus réalistes possibles, en cet instant où elle croise ses jambes avec une féminité qui éveille mes sens masculins. Dans l’âtre de mon désir naît un feu doux, prêt à s’embraser au moindre signe concret de sa part. Je songe avec bonheur que la pêche n’avait été aussi intéressante depuis des mois.

Lorsque Petra me questionne sur son âge, un sourire carnassier prend place sur mon visage. Pour moi, chaque question est un défi, et chaque défi un véritable jeu. Amoureux du challenge, doté d’une concentration sans faille lorsqu’il y a un lot nommé victoire, mais insupportable dans la défaite. Voilà ce qui me caractérise et fait de moi le véritable ennemi des casinos, que je fréquente très régulièrement. Une éclat d’intelligence s’allume dans mes yeux sombres, ravivé par l’excitation de l’épreuve qu’elle m’impose. Mes cellules grises s’activent et s’entrechoquent pour essayer de faire naître la réponse exacte dans mon cortex cérébral. Lorsque je dis réponse exacte, j’entends trouver la réponse la plus proche de réalité et qui la satisfait en même temps. Et dieu sait que la vérité n’est pas toujours la plus satisfaisante des réponses, voire même très rarement. Je détaille son visage, observe ses traits sous toutes leurs coutures - ce qui est loin de me déplaire, et je lui donne vingt ans. Vingt ans, c’est jeune, et je me doute que si elle me pose la question, c’est qu’elle en fait un peu plus. Alors qu’adolescentes, elles voudraient être adultes, une fois majeures, elles voudraient être plus jeunes qu’elle ne le sont. Compliqué, une femme. Bref, je dirais bien… « 22, vous avez 22 ans Petra. » Faussement inquiet, j’attends sa réponse avec un sourire qui se veut timide. Je poursuis avec l’interrogatoire : « Alors… orientation sexuelle, statut social... » Je relève mes yeux des questions fictives inscrites sur ma feuille. Jamais un sondage n’aura été aussi passionnant. Je l’observe avec un curieux et un sérieux tout à fait factices, plus pour jouer que pour la leurrer. Elle a l’air trop intelligente pour croire que mon sondage comporte ces questions. Je goûte à mon café et l’attend à nouveau, impatient de savoir quelles seront ses nouvelles réponses. J’adore jouer, et encore plus quand le jeu en vaut véritablement la chandelle. Coup d’oeil rapide dans son décolleté ; oh oui, il la vaut largement!

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MessageSujet: Re: Even though it's morning, it's going down(PV Wren)   Lun 15 Sep - 22:27

Alors que l’homme tente de répondre à ma question, je sens que sa réponse se veut flatteuse. Je ne peux m’empêcher de sourire à la vue de son expression carnassière qui se dessine sur son visage, on dirait un chasseur et j’adore chasser ceux qui me chassent. J’aime me sentir faible, fragile et surprendre celui qui me prenait pour sa proie. Ce petit jeu me donnerait presque envie de jouir. Je prends mon pied comme ça en fait, en partie ! La séduction est tellement excitante en elle-même qu’elle est parfois tout aussi plaisante que la chose en elle-même. En tous cas, c’est peut-être pour ça que je n’ai jamais eu de relation sérieuse. J’ai toujours aimé pouvoir être libre et séduire comme bon me semble. Pour être honnête, je n’aime pas la monotonie de l’amour, je préfère la surprise que la drague, la recherche du corps et de l’esprit de l’autre et le sexe me réservent plutôt que cette connerie endormante qu’on appelle «  le couple ». On peut bien me prendre pour une sans cœur, je n’en ai rien à faire, pour être polie. La société je m’en moque, je suis bien heureuse à la rose rouge. Cet établissement est, en réalité, une minuscule société dans laquelle je me sens bien. Je n’ai pas à me battre inutilement pour y être acceptée, nous nous comprenons mutuellement, sans avoir besoin de parler. Nous vivons le cours calme de notre existence, rythmé par les cris de plaisirs qui s’échappent des chambres plongées dans une lumière tamisée excitante. Nous donnons et nous recevons, alors je n’ai aucune leçon à recevoir de gens qui sont incapables de vivre leur propre vie. J’aime bien transgresser les règles, la plupart sont faites pour ça, non ? En fait, disons que ce n’est pas les transgresser qui me fait jubiler. Le fait de  simplement pouvoir mener la danse m’excite au plus haut point. Peut-être est-ce pour cela que j’adore «  Lucrecia Borgia ». Cette femme ne prend son pied qu’en empoisonnant les gens, selon certaines interprétations, et ça me plait. Elle, elle ne jouit pas au lit. Elle peut, en revanche, se caresser en voyant quelqu’un qu’elle a empoisonné se tordre de douleur. Je pense que je suis folle mais là n’est pas le problème.

«  Perdu, j’ai vingt-quatre ans. » Je fais mine d’être déçue qu’il ne m’ait pas donné le bon âge, justement pour ne pas lui donner la satisfaction qu’il attendait. Je lui réponds ensuite après m’être lentement humidifiée les lèvres avec ma langue :

«  Hétérosexuelle ? Bisexuelle ? Homosexuelle ? Je n’ai aucune orientation sexuelle en fait. Dès qu’une personne me plaît…Je le fais, c’est tout ! » Ma réponse est directe, brute. Je me rapproche de lui et lui chuchote à l’oreille :

«  Et c’est aussi votre cas non ? » Je desserre légèrement mon peignoir et me glisse pour être contre lui et, avec une certaine légèreté acquise avec mon expérience de prostituée, je me retrouve à califourchon sur lui. Je plante mes yeux dans les siens, comme un serpent avant de dévorer sa proie. J’halète et approche le plus doucement possible mes lèvres des siennes avant de jouer avec sa langue.

Tel est pris qui croyait prendre. Je colle ma poitrine presque dénudée contre sa peau, afin de lui faire perdre le contrôle.

HJ: Désolée c'est pas terrible :'( Je l'ai écrit assez rapidement après avoir lu ta réponse. Dis moi quand même ce que tu en penses. Mise en page à venir !
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MessageSujet: Re: Even though it's morning, it's going down(PV Wren)   Mer 17 Sep - 21:57

Elle a 24 ans. J'étais pas loin, et en considérant le fait que j'ai délibérément baissé son âge pour la flatter, on peut même dire que j'ai tapé dans le mille. 24 ans, toute jeune, toute fraiche, prête à être croquée par un Don Juan, moi. Je vibre d'excitation, prêt à bondir à la moindre faiblesse de l'adversaire. Je passe ma langue sur mes dent aiguisées, attentif. Mon sang se fait incroyablement chaud, comme pour décupler mes forces au moment où je vais surgir de mon observatoire pour fondre sur la proie. Petra. J'aime les femmes, quelles qu'elles soient, tant qu'elles sont jolies et consentantes, mais surtout, gratuites. Jamais je ne saurais m'en lasser, mon regard se délectant de la vue que j'ai à chaque fois. Si j'ai l'air sûr du résultat de ma chasse du jour, c'est pour plusieurs raisons. Premièrement, rare sont les fois où j'échoue ; je suis un chasseur expérimenté, et s'il arrive que mon sourire charmeur n'achève pas d'endormir mes proies, mes paroles s'en chargent. Secondement, parce que Petra m'envoie des signes qui ne trompent pas. Quand on a  un corps de rêve comme le sien, il est dur de croire qu'elle soit resté vierge et prude. Les belles femmes savent qu'elles le sont, et n'hésitent pas à se servir de leurs atouts. J'irais même jusqu'à dire qu'il est dans l'habitude de ces femmes de charmer, même si elles ne désirent rien. On peut conjecturer que la séduction est pour elles une manière de savoir qu'elles plaisent aujourd'hui, et qu'elles plairont demain encore. Bref, les gestes de Petra en disent long sur ses intentions, et la fin du double-jeu est déjà acquise. Seulement, j'ai beau être un acharné concernant le sexe, j'ai beau être un homme avec des pulsions, j'aime la séduction. C'est même probablement mon jeu favori. Ce moment qui précède l'acte, où tu jauges ton adversaire et mets en œuvre tous les moyens pour gagner.

Tout de go, elle me répond qu'elle est bisexuelle. Elle couche avec ce qu'il lui plaît, et j'ose espérer qu'elle n'est pas fanatique des chats, ce qui rendrait l'aveu plus glauque qu'il ne l'est. Je souris ; j'ai face à moi quelqu'un qui semble pratiquer encore plus que moi. Soudain, sans que je m'y sois préparé, mon regard se fixe sur son peignoir se desserrer et laisser entrevoir la naissance de ses seins voluptueux. Je retiens mon souffle, et je jubile lorsque je sens son corps se presser contre le mien, assise sur mes genoux. Mon second cerveau s'active et se raidit, galvanisé par le contact d'une telle femme, et sans qu'elle me laisse le temps de prendre les devant, la jeune femme s'empare de ma bouche dans un langoureux baiser. Passé la satisfaisante surprise, comprenant que le premiers temps (celui de l'observation) est dépassé, je réponds fougueusement à son baiser et me met à attaquer son cou avec ferveur, comme pour y laisser l'empreinte invisible de mon passage. Je la marque au fer rouge d'un suçon, comme pour me l'approprier le temps de quelque jours. Je l'enserre par les hanches pour mieux la tenir et la sentir contre moi. On pourrait croire que j'ai perdu le contrôle, mais c'est tout l'inverse. C'est dans ce genre de moments que je me sens vivre, que mon esprit s'éveille pour être au meilleur de sa capacité. Les couleurs sont plus vives, les mouvements plus distincts, mes ressentis plus profonds. Regorgeant d'énergie, je soulève Petra pour la déposer sur sa table de salon, tout en l'embrassant de plus belle. Maintenant qu'elle s'est mise à jouer avec moi, elle ne peut plus faire marche arrière. « Est-ce que cela répond à ta question ? » Je suis un hétérosexuel, un vrai. Certes, je le fais quand j'en ai envie, mais seulement avec les plus beaux spécimens du sexe opposé.

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Even though it's morning, it's going down(PV Wren)

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