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 On a tous des trucs dont on évite de parler. Wrenerina.

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MessageSujet: On a tous des trucs dont on évite de parler. Wrenerina.   Dim 27 Juil - 14:21



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Cinq heures du matin. Forcément la plupart des gens dormaient à cette heure-ci, parce que quelque part personne n'était aussi dingue pour avoir envie de se lever à une heure ou même le soleil ne pointait pas le bout de son nez. Mais de toute sa vie, Katerina était sûr d'une chose : elle n'était pas comme la plupart des gens. Alors c'était tout à fait normal pour elle de se réveiller à cinq heures du matin. Elle devait déjeuner, se doucher, aller courir, se doucher de nouveau, se préparer pour le travail, il s'agissait sûrement de la partie qui lui prenait le plus de temps. Par la suite, elle devait trouver un taxi et il lui fallait cinq minutes pour se vider l'esprit avant de devoir affronter le monde des affaires. Elle ne s'en plaignait pas, jamais. Parce que vivre à une cadence infernale elle l'avait longuement rêvé quand elle se trouvait dans le fléau de la prostitution. A une époque elle se prenait la tête pour savoir comment elle allait devoir gérer Aleksay et ses passes et maintenant elle se prenait la tête pour savoir pourquoi est-ce que son café n'était pas assez chaud, comme quoi la vie nous réservait de nombreuses surprises.

Néanmoins, ce matin là, en sortant de l'ascenseur et en voyant la mine légèrement embarrassée de son assistante, elle eut envie de faire demi-tour, de retourner se coucher, car elle n'avait pas bien dormi et de ne ressortir de sa couette que le lendemain. Attendant que la jeune demoiselle crache le morceau, elle regarda son courrier tout en attrapant le gobelet de café qu'elle lui tendait. « Un homme est entré dans votre bureau, j'ai rien pu faire, désolé. » Elle détestait ça, qu'on rendre dans son bureau sans lui demander sa permission ou pire, sans qu'elle n'y soit. C'était sûrement un de ses clients réguliers qui venait se plaindre que son « accompagnatrice » est refusée d'être justement accompagnée jusqu'à chez elle. C'était normal qu'elle refuse, le sexe était un bonus où il fallait débourser encore plus d'argent, toujours plus. Tentant de calmer doucement ses nerfs en soupirant, elle regarda la jeune femme qui n'avait été embauchée que la veille. « Je suis vraiment désolée, mais si ça peut aider, il s'agit d'un très bel homme. » Levant les yeux au ciel, signe d'à quel point elle pouvait trouver cette excuse ridicule, Kate glissa son courrier sous son bras, attrapa son gobelet dans une main avant de se diriger dans son bureau et ce n'est qu'en poussant l'immense porte en verre, qu'elle se décida à sourire légèrement. Il était là, incroyablement beau dans son costume de marque, comme toujours. Et comme toujours, il n'avait qu'à esquisser son petit sourire au coin de ses lèvres pour que toute volonté de lui en avoir, n'en serais-ce qu'un minimum, disparaisse. Le regardant se lever de sa chaise, elle passa devant lui, déposa son courrier sur son bureau en verre et de s’asseoir dans son immense fauteuil de bureau et c'est toujours sans lever les yeux vers lui, qu'elle laissa ses pensées s'exprimer. « On m'a dit qu'un beau brun m'attendait dans mon bureau, je dois avouer que je n'ai pas tout de suite pensé à vous. » Souriant légèrement, elle laissa son regard se poser sur lui. C'était toujours très agréable de regarder le grand Wren Cartwright. Au delà d'avoir une plastique très agréable à contempler, il dégageait véritablement quelque chose, un charme indéniable. Cette petite chose qui fait, qu'indéniablement, vous vous retrouvez attiré par lui. C'était le cas pour Kat' et comme la grande partie de la gente féminine, mais il restait son patron et cela était le véritable problème car comme le disait souvent Kate à ses filles : « Quand il s'agit de mêler vie professionnelle et vie privée, le principal est de bien garder tes cuisses serrées. » C'était une de ses nombreuses règles d'or et elle n'y échappait pas. « Vous avez reçu le rapport des comptes détaillés la semaine dernière et je sais que vous avez encaissé votre chèque, il y a trois jours, alors dîtes moi Wren, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?  » Posant son très beau stylo sur son calepin, elle croisa ses mains avant de regarder le jeune homme, une lueur espiègle dans les yeux.

Jamais elle n'aurai dû accepter, tout d'abord parce qu'elle en avait terminé avec cette partie de sa vie et enfin, parce qu'accompagner le fils Cartwright à une soirée mondaine était tout sauf une bonne idée. Il était bien trop attirant pour ça et il y avait toujours cette tension entre eux qui faisait, qu'instantanément, son cœur battait beaucoup plus vite et ce n'était pas du tout normal. Néanmoins elle avait accepté, parce qu'il était son patron, qu'elle lui devait absolument tout, mais pour elle il était clair que ce soir, elle était très loin d'être une call-girl et que toute faveur sexuelle de sa part se solderait par un non catégorique, elle ne voulait pas qu'il pense qu'elle pouvait s'offrir à lui, car ce n'était pas du tout le cas, elle n'était plus comme ça. Quelque part, elle ne l'avait jamais été, du moins pas par choix. Entrant dans l'immense hôtel luxueux, Katerina vérifia pour la cinquième que son chignon était bien en place. Elle était absolument magnifique et elle le savait, il n'y avait qu'à voir le regard des hommes qui la détaillait de la tête aux pieds. Elle avait enfilé une robe noir près du corps, qui laissant apparaître ses jambes perchées sur des hauts talons, tout cela provenait de nombreuses grandes marques et parfois elle se surprenait à se dire, qu'il y a seulement un an, il lui aurait fallu toute une année de travail pour ne serais-ce espérer de pouvoir porter ce genre de tenue. Remarquant son cavalier un peu plus loin, elle s'accrocha un peu plus à sa pochette avant d'attraper son bras, dans un fin sourire. « Ne gaspillez pas votre salive, à me complimenter, je suis ravissante et je le sais. Écoutez j'ai accepté de vous accompagner ici, seulement parce que vous m'avez promis de me laisser tranquille pour les deux prochains mois, mais qu'on se mette d'accord sur un point : je ne coucherais pas avec vous. » Souriant au beau brun, elle attrapa une flûte de champagne avant de lui murmurer à l'oreille. « Excellent choix de costume. » Souriant un peu plus, elle porta sa flûte à ses lèvres, prête à attaquer la soirée.


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MessageSujet: Re: On a tous des trucs dont on évite de parler. Wrenerina.   Dim 27 Juil - 21:03

Va et vient de l'esprit et du corps, je joue avec ennui. Encore une fille facile trouvée dans un bar, encore une femme qui a juste besoin qu'on lui dise ce qu'elle veut entendre pour offrir ce qu'elle a de mieux à donner, sa chair. Jamais compris pourquoi les hommes aiment les prostituées : ça coute cher, et en plus elles simulent. A ce compte là, c'est bien plus simple de s'offrir les plaisirs d'une nympho ou d'une jeune rêveuse, ce que j'ai toujours fait. Encore un soir où je n'arrive pas à trouver le plaisir, où l'acte charnel ne me semble qu'un rituel quotidien, comme pourrait l'être le repas de midi ou le travail. Ca ne va pas, ça ne va plus. Cette jeune pimbêche est à mon déplaisir ce qu'est la galaxie à la terre ; infinie. Mais cette sensation n'a pas toujours été. Fut un temps où je me contentais des pétasses, fut un temps où l'important était de vider ses bourses pour se sentir plus léger au matin. Mais ces derniers temps, y'a malaise. Je pense à Elle, et plus je veux me forcer d'arrêter, plus mon cœur s'alimente de souvenirs que j'ai, d'odeurs, regards, émotions. J'ai beau savoir au plus profond de moi même que c'est Elle que je désire, je ne peux m'y résoudre. Pourquoi ? Parce que j'ai peur. Oui, j'ai les chocottes. Cette désagréable sensation qui veut me faire croire que j'ai besoin d'Elle, que je dépends d'Elle m'exècre, et je refuse d'y céder. Je suis Wren Cartwright, homme d'affaires réputé et respecté à St-Pétersbourg, et je n'ai besoin de personne pour survivre. Ou du moins, c'est ce que je me répète pour chasser l'image de son sourire hypnotisant. Je jette un coup d'œil à la jeunette sous moi, et je la finis sans manières. Fin de l'histoire, j'ai fini de jouer, mais j'ai encore faim.

Un jour de plus qui passe, et ce vide qui s'intensifie en moi. Je deviens fou, je n'en peux plus. Il faut que j'agisse, il faut que je fasse quelque chose. Je suis au travail, et j'écoute à peine ce que me baragouine un client au téléphone ; je n' ai ni l'envie ni la patience de l'écouter se plaindre. Oui, je ne l'écoute pas jusqu'à ce que ces quelques mots résonnent à mon esprit, tel le son clair et précis d'une cloche, et qui me tirent de ma rêverie : « et je vous inviterai ensuite à la soirée du 22, où je vous présenterai ma superbe femme. Venez accompagné, cela va sans dire. » Un sourire carnassier prend vie sur mon visage ; j'ai trouvé la solution. Ledit client vient de me proposer une soirée en échange d'un contrat rondement mené, et je passe les quelques jours suivant à travailler d'arrache-pied, impatient.

Il est tôt le matin, mais je n'ai qu'une hâte, c'est d'y être. Cinq minutes avant l'ouverture, je suis déjà sur place, moi qui pourtant tient tant au retard qui fait ma réputation. J'entre dans l'agence de "publicité" qui est mienne et m'introduit dans Son bureau. Oh, je m'attire au passage les reproches d'une quelconque secrétaire, mais je n'ai pas de temps à perdre à lui expliquer qu'ici, c'est à moi. Et non pas à une certaine Mlle Andropova. Katerina Andropova. Mon coeur fait un bond dans ma poitrine alors que je murmure son nom. Je l'attends de pied ferme lorsqu'elle se présente à moi, quoique un peu tremblant à l'idée d'avoir à lui parler. « On m'a dit qu'un beau brun m'attendait dans mon bureau, je dois avouer que je n'ai pas tout de suite pensé à vous. » Je me retourne vers elle et sourit légèrement : « Pourtant, c'est l'évidence même. » Arrogant, confiant, voilà ce que à quoi je veux ressembler en sa présence ; en gros, être ce que j'ai toujours été. Mais il y a quelque chose de différent qui me crispe.« Vous avez reçu le rapport des comptes détaillés la semaine dernière et je sais que vous avez encaissé votre chèque, il y a trois jours, alors dîtes moi Wren, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?  » Sans passer par quatre chemins, je lui expose l'idée : elle m'accompagnera à la soirée qui arrive. Pourquoi ? De une, parce qu'il n'y a pas mieux qu'elle pour ce rôle; de deux, parce que l'actionnaire, c'était moi, et que je fait comme bon me semble; et de trois, parce que je le désire ardemment. Evidemment, seuls les points un et deux lui sont donnés en arguments. Quoique forcée, Katerina accepte.

Avant qu'elle n'arrive à la soirée, je me suis juré de ne rien faire ; je suis son patron, elle ne fait que travailler pour moi. Par ailleurs, le fait de la voir suffira à me remettre les idées en place, pour que j'aille ensuite de l'avant. Rien d'autre. J'ai mis un des costumes réservés à ces occasions, plus apprêté encore que tous ceux que je porte au quotidien. Lorsqu'elle passe la porte du hall d'entrée, je me fige. Je la regarde se diriger vers moi, impassible, acteur pour un soir. Les visages se tournent vers elle, puisqu'évidemment, bien qu'habillée de noir, c'est elle le joyau de la soirée. J'esquisse un vilain sourire à l'idée que Katerina va totalement éclipser la femme de mon client. Qu'est-ce qu'il croyait ? Que j'allais amener un laideron pour qu'il me montre la soi-disant splendeur de sa conquête. Laissez-moi rire ; le don Juan, c'est moi. Lorsqu'elle arrive à ma hauteur, elle m'aborde en ces propos : « Ne gaspillez pas votre salive, à me complimenter, je suis ravissante et je le sais. Écoutez j'ai accepté de  vous accompagner ici, seulement parce que vous m'avez promis de me laisser tranquille pour les deux prochains mois, mais qu'on se mette d'accord sur un point : je ne coucherais pas avec vous. » J'arque un sourcil. « Vous êtes ravissante, je le souligne si je veux. Et, il n'en a jamais été question. Maintenant, tutoyez-nous, si vous le voulez bien ? Ah, et continuez à distribuer des sourires ça et là; mon client va mourir de jalousie! » Inspire, expire. C'est bien plus dur que ce que je pensais. « Excellent choix de costume. » Mes yeux papillonnent de plaisir. « Je te retourne le compliment, Kate. » Je souligne son prénom avec lenteur, pour bien lui faire comprendre qu'ici, nous sommes tout autre chose que ce que nous devrions être. Je trinque avec elle, et la soirée commence. Enfin. Je nous présente ça et là, Wren et Kate, fiancés depuis peu. Mensonge éhonté, même si en vérité, cette idée me fait frissonner de façon positive. Je suis vivant, à nouveau.

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MessageSujet: Re: On a tous des trucs dont on évite de parler. Wrenerina.   Lun 28 Juil - 16:22



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Comment est-ce qu'un homme pouvait à ce point être attirant et énervant? C'était la question que se posait Katerina au moment précis où il la présentait à son fameux client. C'était plutôt valorisant de voir toutes ses femmes la fusiller du regard à chaque qu'elles apprenaient que c'était elle qui avait réussie l'exploit d'harponner la baleine blanche. En effet durant ses quelques conversations avec deux ou trois femmes, Kate avait pu apprendre que Moby Dick était le surnom donné à son fiancé d'un soir. Pourquoi ? Et bien il était beau, riche, venant d'une bonne famille et courtois de surplus. En bref, il était un mammifère rare en ces eaux troubles. Néanmoins malgré tout le luxe qui l'entourait, Kate ne se sentait pas à sa place, fut un temps où elle adorait cela, mais plus aujourd'hui. Elle avait la mauvaise impression de revenir six ans en arrière, durant ces années où elle se plaisait à s'imaginer grande Dame dans la société russe. En ce soir, elle avait simplement l'impression qu'elle étouffait dans sa robe de grand couturier. Il fallait qu'elle puisse respirer, s'excusant auprès de ses interlocuteurs, la jeune femme se précipita en direction des toilettes réservées aux femmes. Y entrant, sans même vérifier si quelqu'un s'y trouvait, elle passa le long de son visage, un mouchoir en tissu humide. Elle tenta de reprendre lentement sa respiration, pour ça il fallait déjà qu'elle se rappelle comment respirer, chose qu'elle avait semblé oublier durant quelques secondes. Elle ne voulait plus de ses souvenirs, ceux qui la salissait et la hantait encore aujourd'hui. Si un ancien client la surprenait ici, tout ce qu'elle avait tenté de bâtir en une année, toute sa réputation, sa nouvelle vie, tout cela voleraient en éclat. Non. Il fallait qu'elle se reprenne, qu'elle se remette les idées en place. Si Wren l'avait emmenée ici c'est qu'il y tenait, c'est qu'il la pensait capable d'accomplir cette mascarade. Relevant la tête, Katerina se dévisagea dans le miroir, elle regarda cette beauté froide qui lui avait causée tant de problèmes, cette beauté qui lui avait apporter plus de soucis que de bonheur. Soupirant longuement, elle lissa sa robe, vérifia son chignon avant de laisser un sourire de circonstance se dessiner sur son visage. Il semblait presque vrai, en réalité seuls ceux qui la connaissaient parfaitement pouvaient douter de sa véracité. Soufflant longuement, elle quitta les WC avant de retrouver son fiancé d'un soir. Elle ne faisait pas attention aux regards sur elle, elle aurait du y être plus attentive, ainsi elle aurait pu remarquer le regard surpris d'une de ses filles, elle avait complètement oubliée qu'elle aussi devait être présente à cette soirée. Elle en paiera les conséquences le lendemain, quand son nom filtrera de murmure en murmure pour dire que la patronne se tape le patron et que c'est sûrement pour ça qu'elle possède l'un des plus beaux bureaux de la ville. Pour le moment elle n'avait aucune idée de ce qu'il l'attendait et heureusement, sinon elle se serait enfouie en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Enfin seulement si sa volonté acceptait de revenir, parce qu'il suffisait simplement qu'elle croise le regard de son cavalier pour qu'elle sente son ventre se tordre, un stupide sourire se dessiner sur son visage qui illumine par la suite ses yeux et on ne parle pas du fait que dès qu'il la touche, qu'il la frôle ou qu'il lui murmure quelque chose à l'oreille, elle peut sentir son cœur s'emballer. Sentir le sang qui s'écoule dans ses veines devenir de la lave incandescente qui lui brûle littéralement le corps et qui l'enflamme un peu plus. En y réfléchissant, même en captant le regard de sa fille, elle ne serait pas partie, parce qu'elle se sentait bien à ses côtés, trop même, puisque c'était avec trop de facilité qu'elle y prenait goût, avec trop de facilité qu'elle se rendait compte à quel point elle prenait plaisir à se prendre au jeu.

Elle aurait du refuser, cette danse, tout comme la soirée et la magnifique bague qu'il lui avait tendue en guise de bague de « fiançailles », elle ne devait pas faire ça, jouer si près du feu, elle finir par se brûler, mais Kate avait toujours aimée franchir la ligne rouge c'était ce qui faisait d'elle une femme si forte. Elle avait appris à arrêter de se soucier du danger et de foncer, c'était à cause de cette envie constante de se jeter dans le vide, qu'elle se retrouvait là, à virevolter dans les bras de son patron. Une main sur son épaule, l'autre dans sa main. La chaleur de sa paume dans la sienne était bien trop agréable. « Vous savez que vous êtes surnommé la baleine blanche ? » Relevant son regard marron doré dans celui bleu/gris du jeune homme, elle laissa apparaître sur ses lèvres, un tendre sourire. « La plupart de ces femmes veulent me tuer, puisque visiblement elles n'ont pas eu la chance d'être invitée pour une danse par votre personne. Puis, c'est une très belle bague de fiançailles.  Merci de m'avoir demandé, je passe une belle soirée. » Gardant son sourire, elle colla sa joue à celle du jeune homme alors que les différentes notes de musiques s'élevaient un peu plus dans la salle.

« Vous voudriez coucher avec moi ? » Tournant la tête vers le jeune femme, elle reposa son verre de bourbon sur le bar avant de laisser reposer sa tête sur sa main. Ils étaient accoudés à ce bar depuis environ une demie-heure. Ils avaient décidés de quitter prématurément la soirée, pour un bar mondain près de l'hôtel qui avait accueilli la réception. « Pas que je vous demande de coucher avec moi, mais j'ai toujours été fascinée par le fait que dès qu'un homme croise le regard d'une jolie femme, il s'imagine immédiatement quelque chose avec elle. Que ce soit dans mon ancienne vie ou durant cette soirée. Je veux dire, environ 90% des hommes dans cette soirée  m'ont au moins imaginé une fois dans leur lit, 95% si on compte le personnel. Le pour-cent restant est soit gay, soit sous  le joug de leur femme. Vous me semblez être un homme beaucoup plus intelligent que ceux dans cette soirée, alors vous, vous voudriez coucher avec moi ? » Le défiant quelque peu du regard, elle termina son verre avant d'attendre sa réponse. Elle était sincère, elle voulait vraiment savoir si lui qui semblait être un homme plus évolué que la plupart des hommes de cette ville, avait la même pensée que les autres. Et puis quelque part, la réponse du jeune l’intéressait vraiment, après tout elle mentirait si elle disait qu'elle n'avait pas du tout imaginé quelque chose avec lui, mais il restait son patron, malheureusement ou heureusement, pour elle.


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MessageSujet: Re: On a tous des trucs dont on évite de parler. Wrenerina.   Lun 28 Juil - 20:11

Ici pour le meilleur et pour le pire ; surtout pour le meilleur du pire. Un douloureux plaisir, celui de tenir entre mes mains ce que je désirais, tout en sachant qu'il me serait impossible de l'obtenir. Pour moi, Katerina était l'exemple même de la working-girl, la volonté de la femme travailleuse. Elle était de ces femmes bien trop intelligentes pour se laisser prendre dans les filets du premier venu, et bien trop exigeante par ailleurs. Dans un second temps, lorsque je l'avais propulsée au rang de directrice d'une boite de call-girls, les clauses avaient été claire : notre relation serait strictement professionnelle. Comment aurais-je pu me considérer homme en trahissant cette parole ? Certes, je mentais à tort et à travers chaque nuit à la première venue avec un minimum de poitrine, mais c'était différent. Allez savoir pourquoi. Et, dernièrement, j'étais troublé. Troublé de sentir ma peau se hérisser au moindre contact involontaire, troublé de détourner le regard lorsqu'elle me fixait, troublé de boire ses paroles comme si elle prêchait la sainte parole. C'est donc pour toutes ses raisons que, malgré tout le narcissisme, l'assurance et la vantardise qui me caractérisent, je ne me sentais pas d'essayer de faire du coeur de cette femme le mien.

Incroyable mais vrai : nous dansions. Couple parfait d'un soir, nous montrions à toute la haute populace de St-Pétersbourg qui étaient les véritables Roi et Reine de ce lieu. Elle, par son sourire éblouissant, par la grâce de sa mouvance et la beauté si noble, si froide qu'elle dégageait ; moi, parce que je m'étais fait séducteur des femmes, parce que chacun de mes regards était volontairement séducteur, que chacun de mes compliments était avisé. Tous les regards étaient tournés vers nous, tandis que le mien, tourné vers elle uniquement, brulait de l'ardente flamme du désir. A chaque instant, je craignais de défaillir, de ne plus pouvoir suivre le rythme de la danse et de nous ridiculiser. Je me voulais le plus sûr possible, mais mon corps refusait de garder son sang froid. Mes mains se faisaient moites, mes gestes tremblants. Je regardais la bague à son doigt, ce joyau si pale devant la beauté de son regard. Et dans ce panache de sentiments enivrants, il y avait en moi du mépris. Pour elle ? Non, uniquement pour moi. Je me méprisais d'être si faible, d'être autant pendu à ses lèvres comme n'importe lequel des prétendants qu'elle avait du rencontrer autrefois, lorsqu'elle était prostituée. Sa joue toucha la mienne, et je me retirais bien vite, mon coeur battant à tout rompre. Jamais son emprise sur moi n'avait été aussi grande ; sans aucun doute les verres d'alcool y jouaient-il un rôle.« Vous savez que vous êtes surnommé la baleine blanche ? » En plein milieu de la danse, j'explosais de rire.   « Saviez-vous que j'ai récemment raconté une histoire au sujet d'une baleine? Au sujet d'une amie...» J'esquivais volontairement mon surnom. Qu'importe les noms qu'on me donne, ce n'est pas à cela que je prêtais attention. Etait-elle ironique lorsqu'elle disait passer une bonne soirée en ma compagnie ?

« Vous voudriez coucher avec moi ? » Je faillis recracher le contenu de mon verre, mais pour me rendre bien vite compte que j'avais mal saisi son propos. « Pas que je vous demande de coucher avec moi, mais j'ai toujours été fascinée par le fait que dès qu'un homme croise le regard d'une jolie femme, il s'imagine immédiatement quelque chose avec elle. Que ce soit dans mon ancienne vie ou durant cette soirée. Je veux dire, environ 90% des hommes dans cette soirée  m'ont au moins imaginé une fois dans leur lit, 95% si on compte le personnel. Le pour-cent restant est soit gay, soit sous  le joug de leur femme. Vous me semblez être un homme beaucoup plus intelligent que ceux dans cette soirée, alors vous, vous voudriez coucher avec moi ? » La conversation était devenue si sérieuse tout à coup. Nous avions quitté la soirée, car nous avions fait le maximum et jouer la comédie épuisait rapidement son homme. Je plongeais mes yeux dans les siens, comme pour y chercher la réponse la plus adaptée. Cette question était piège, cette question risquait de balayer toute la mascarade que je jouais depuis des mois, et si j'avais été un brin plus sobre, jamais je ne me serais avoué comme je le faisais maintenant : « Si je comprends bien, vous associez le désir charnel à un degré d'intelligence ? Oh, oui, je vois dans vos yeux que cette faiblesse masculine vous semble ridicule, mais il faut justement être un homme pour la comprenne ; comme un homme ne peux juger de certaines choses concernant les femmes » J'esquissais un geste vague de la main, pour désigner ces choses. « Si vous voulez tout savoir... Oui. Cette première fois, j'ai eu le même regard que tous ces hommes. Je vous ai désiré, mais j'imagine que cela ne vous surprend pas. Que cet aveu me fasse passer pour un idiot, un obsédé, ou quoi que ce soit qui vous convienne, soit. Mais un homme sensé ne peut-il pas se sentir attiré par une femme tout aussi sensée qu'attirante ? Cela veut-il dire qu'un homme intelligent ne ressent rien de physique ? Je vous rappelle que sans cela, vous ne seriez probablement pas ce que vous êtes aujourd'hui.» Je soupirais, soudain las. J'essayais de lui rendre un regard dur, convaincant ; sans succès. A quoi bon quitter la soirée, alors que je jouais sans cesse la comédie en sa compagnie ? Il était bien plus simple de se faire passer pour son amant que son patron. Qu'avais-je bien pu croire en lui proposant ce poste ? Que j'étais tenace ? Que je ne laisserais pas mes émotions prendre le pas sur ma raison ? Foutaises, à chaque mot de sa part, je cédais un peu plus de terrain, et j'approchais dangereusement du gouffre de la vérité, du plongeon sans retour au bout duquel je criais l'envie qui coulait dans mes veines. Cette folle envie de me jeter sur elle. A quoi vous attendiez-vous ? » Tout comme elle, je finissais mon verre d'une traite, et en commandait deux autres. J'avais soudain envie de boire. « Votre ancienne profession vous à donné un regard sur nous bien sévère, Kate. » Je jouais avec mon verre, tendu et épuisé par tout le contrôle dont j'avais du faire preuve. Ici encore, je guettais tout autant ses réactions que les miennes, surpris à chaque fois que mon rythme cardiaque se faisait trop fort. Je n'avais jamais connu ça, et c'est ce qui me rendait si prudent.

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MessageSujet: Re: On a tous des trucs dont on évite de parler. Wrenerina.   Lun 28 Juil - 22:39



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Elle n'avait même pas fait attention à ces dernières phrases, tout ce qu'elle retenait c'était que dès qu'il l'avait vu il avait été attiré par elle. Quelque part elle le savait, elle était parfaitement consciente de l'attraction malsaine qu'elle procurait chez les hommes, mais venant de la part de Wren Cartwright il y avait quelque chose de jouissif. Souriant doucement, elle croisa parfaitement ses jambes avant de porter de nouveau son verre à ses lèvres. « Vous êtes en train de me dire que si vous m'avez offert cette … "entreprise", c'est simplement pour mes beaux yeux, j'aurai du coucher avec vous dès le premier soir, je serai peut-être millionnaire aujourd'hui. » Elle se jouait de lui et elle adorait cela. Wren était réputé pour être un manipulateur né, mais elle était pire que lui, elle était une femme et cela était suffisant à dire. « J'ai été une pute, appelons un chat un chat, j'ai vu ce que les hommes pouvaient faire, j'ai fais face à leur bêtise, leur faiblesse, leur lâcheté. Je n'ai pas un regard plus sévère qu'une autre femme dû à mon passif, j'ai un regard juste et vrai. Pour obtenir ce qu'on veut d'un homme, il suffit de lui offrir notre corps. Combien de fois l'homme n'a pas été berné par son propre désir ? J'ai entendu des choses de la part des plus grands hommes de ce pays, assez pour, peut-être, faire effondrer le régime. » Plantant son regard dans celui acier du jeune homme, elle eut un sourire carnassier. « Un homme intelligent reste un homme il est vrai, seulement il connaît ses limites. Je sais qu'il suffit d'un regard pour que les hommes me désire, mais les plus intelligents n'espèrent même pas venir m'adresser la parole. Vous savez pourquoi je passe mon temps à dire, à qui veut l'entendre, que je suis belle ? Parce que je le sais. On me l'a répété de nombreuses fois, j'ai même été payée pour ça. Quand un homme est venu me proposer de me faire de l'argent facile, peu lui importait mon nom, mon âge, mon expérience, il m'a juste dit que j'attirais les regards et que cela suffisait. La beauté n'était pas un cadeau, mais bel et bien une punition. » Détournant le regard, elle laissa la liqueur ambrée venir brûler sa gorge. Elle ne savait même pas pourquoi est-ce qu'elle lui disait ça, il devait sûrement s'en contre fiche. Elle n'était pas là, à pleurer sur son passé, en réalité quand on regardait en arrière, on se rendait bien compte de la chance qu'elle avait aujourd'hui, combien de filles comme elle, ne terminaient pas leur vie au fond d'une ruelle. Elle s'était forgée une carapace de femme fatale pour qu'on la laisse vivre en paix, mais bizarrement il suffisait d'un seul regard de l'américain pour que chaque cicatrice se ré-ouvre un peu plus. Il la rendait plus faible, toujours plus, puisqu'en sa compagnie, elle se rêvait à une vie pleine de bonheur. Fantaisies.

Posant sa main sur le bras du jeune homme, elle laissa ses doigts glisser le long de sa peau, sans même le regarder, semblant être trop fasciné par la danse qu'exécutait chacun de ses doigts sur son avant-bras. « Vous savez je connais votre réputation, c'est aussi pour ça que je ne peux pas coucher avec vous. Ma réputation tomberait à l'eau si on apprenait que dès le lendemain vous iriez finir votre nuit dans les bras d'une autre. Il n'y a que deux hommes qui ont réellement partagés mon lit, mon travail de l'époque ne comptant pas, l'un d'eux était mon fiancé, je n'offre que le véritable plaisir charnel à celui qui sera me faire un voir un soupçon de lueur dans ses yeux, dans les votre je ne vois rien, à pars le désir certainement, le jeu et la malice. » Se levant de son tabouret, elle fit glisser sa main gauche jusqu'à sa nuque, avant de se mettre entre ses cuisses, caressant de sa main droite sa joue où elle pouvait sentir une légère barbe apparaître. « Vous cachez quelque chose Wren, je ne suis pas du genre à vouloir découvrir chaque partie d'ombre qu'un homme souhaite cacher, j'ai, je dois l'avouer, bien trop peur de ce qui pourrait se cacher derrière, les hommes comme vous n'attire que les problèmes et brise les cœurs. Moi, je les réduis en miettes. Nous sommes trop similaires pour imaginer le moindre baiser mais … » Elle posa les mains du jeune homme le long de sa taille. « Vous êtes Wren Cartwright, j'ai bu plus que de raison et je dois vous avouez quelque chose … » S'approchant de son oreille, elle s'arrêta complètement de réfléchir, préférant laisser place à ses envies. « Je suis du genre à traverser la ligne rouge et vous êtes ma ligne rouge. » Souriant doucement contre l'oreille du beau brun, elle laissa ses lèvres glisser le long de sa mâchoire avant que dans un dernier regard, elle ne scelle leurs lèvres. Comme une libération, elle laissa échapper un soupir de véritable plaisir. Elle avait longtemps rêvée d'un baiser entre eux, en réalité plus le temps passait, plus cela hantait ses nuits, mais jamais elle ne l'avait imaginé dans ses conditions, elle lâchait prise, pour la première fois en vingt-cinq ans, elle se laissait guider non pas par sa tête, mais par son cœur. Elle ne savait pas combien de temps leur baiser dura, mais c'est le raclement de gorge du barman pour leur signaler qu'ils étaient non-seulement dans un lieu public, mais aussi qu'il fermait, qui fit qu'elle décolla avec une infime douceur ses lèvres de celles de son patron. Relâchant sa veste, elle ne dit pas un mot. C'est un juste avec un léger sourire qui sembla illuminer son visage, qu'elle attrapa sa main pour l'emmener vers son appartement. Oh bien sûr elle savait que tout cela allait lui amener de nombreux problèmes, elle n'allait plus pouvoir le regarder en face et cela serait leur seule et unique nuit, mais ce soir elle avait décidé de céder à ses pulsions et puis cet homme l'obsédait depuis des moments, à chaque fois qu'elle le voyait, elle était tentée de lui demander de la prendre dans son bureau, le meilleur moyen de résister à la tentation étant d'y céder, Kate se laisser aller à écouter Oscar Wilde. Ainsi c'est toujours leurs lèvres scellées, qu'elle lui ouvrit l'intérieur de son appartement, celui qu'aucun homme avait eu la chance de visiter avant lui. Cette nuit là pour la première fois de sa vie, Kate ne coucha pas avec un homme, mais fit l'amour avec celui qui hantait constamment ses pensées.

Elle avait entendue les murmures quand elle était arrivée à son étage. Les regards qui glissaient le long de sa silhouette, les commentaires admiratifs et ceux qui la méprisaient de coucher avec le patron. Ils n'avaient aucune idée de ce dont ils étaient en train de parler. Ce n'est qu'en appelant son assistante dans son bureau qu'elle apprit la nouvelle. Le regard de la fameuse fille qui allait lui causer des problèmes, celui qu'elle n'avait pas croisé à sa sortie des WC trop obnubilée par la pensée de rejoindre sa baleine blanche. Elle avait dit à qui veut l'entendre qu'elle avait croisée la Reine des Glaces avec le grand Wren Cartwright lors d'une réception, comble de l'ironie c'était Kate en personne qui lui avait dit d'accompagner son client alors de cette soirée, comme si elle souhaitait être surprise. Kate se retrouvait donc la risée de son entreprise, avec un horrible mal de tête et sa conscience contre elle pour avoir transgressée sa propre règle. Mais ce qu'elle détestait le plus était sûrement le fait que quelque part, au fond de son cœur, elle savait que jamais elle ne regretterait cette nuit pensée dans les bras de Wren, car telle une adolescente, elle avait été bouleversée par le sentiment qui l'avait traversée durant cette nuit de, en apparence, simple plaisir charnel. Ce sentiment qu'elle n'avait jamais connu, celui en lequel elle n'avait absolument aucune conviction, celui qu'elle combattait, qu'elle pensait bêtise humaine. L'amour. Et alors qu'elle pensait que rien de pire ne pouvait lui arriver, trois petits coups à la porte de son bureau vint la brusquer dans ses pensées, pour laisser apparaître celui qu'il les possédait. Wren.


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MessageSujet: Re: On a tous des trucs dont on évite de parler. Wrenerina.   Mar 29 Juil - 11:16

“Take of your colors, who are you wearing them for ?”

Ce savant mélange de sarcasme et de supériorité qui m’habillait depuis des années partait en fumée ; de mon caractère si hautain et si terne en couleur ne subsistaient que des noires volutes se dissipant pour me laisser à nu. Soudain, j’étais moi ; non pas ce “moi” factice qui s’adressait chaque jour à la société, pas ce “moi” homme d’affaires impassible et respecté. C’était le moi de l’enfance, l’unique et véritable, celui qui ressent, rêve, sourit sans méfiance aucune, et qui demeure à  jamais, ancré profondément dans notre subconscient. Le coeur à fleur de peau, c’est un bonheur teinté de stupéfaction qui me saisit tout entier. Ce n’était que la main de Katerina sur mon bras, glissant tel une feuille d’automne sur un chemin de campagne, mais à ce contact j’oubliais tout, découvrant la beauté du monde dans son regard, la finesse et la douceur au bout de ses doigts. Si cette magnificence du corps était pour elle un fardeau, elle était pour moi un bienfait. Ma gorge était sèche, ma bouche incapable de prononcer le moindre son, consciente que la moindre parole troublerait la pureté de l’instant vécu. Pour Kat’, c’était peut-être un jeu, c’était peut-être un défi, une mise à l’épreuve, mais ce jeu, je l’avais perdu dès le jour où j’avais croisé son regard. Un jeu injuste auquel j’avais joué sans connaître les règles, ou plus précisément, un jeu qui ne possédait aucune règle. Ce qu’elle désirait, c’était voir un soupçon de leur dans mes yeux; se pouvait-il qu’elle n’ait jamais remarqué le feu brûlant dans mon regard ? Ce feu qui me dévorait jour après jour et qui faisait de moi l’insatisfait que j’étais devenu ? Si les yeux étaient véritablement le reflet de l’âme, les miens devaient être de véritables phares lorsqu’ils se posaient sur Katerina. Voilà les pensées qui nourrissaient l’âtre de mon désir lorsqu’elle acheva de me défaire de ma raison ce soir.

Les mauvaises idées ont la fâcheuse habitude de devenir bonnes au contact de l’éthanol. « Kate… » Elle déversait un flot de paroles envoûtantes, et je tentais de l’interrompre dans un soufflement rauque, dernier rempart de ma volonté face au pouvoir qu’elle exerçait sur moi. Assujetti par les invisibles chaînes d’une fascination qui avait atteint son paroxysme, je buvais ses paroles et gestes, pétrifié. Sa main sur ma joue, son corps sur mes cuisses, rapprochement intime de nos deux entités. Je la laissais se saisir de mes mains et les poser sur ses hanches, tel un enfant qui se laisse entraîner au pays des merveilles. « Je suis du genre à traverser la ligne rouge et vous êtes ma ligne rouge. » Cette dernière sentence, qui ponctuait la mise en avant de sa fougueuse personnalité, marquait le début de la fin. Ces quatre derniers mots devinrent à la fois le lien et la rupture entre ce que nous étions et ce que nous allions devenir. C’était la frontière entre deux états, tant synonyme de liaison que de rupture. Avec le recul, difficile de dire si j’aurais dû m’en réjouir ou non. Sa parfaite bouche grimpa le long de ma gorge pour achever sa course sur la mienne, et ce geste scella le grand plongeon dans la défaite absolue de ma résistance. Mes bras se laissèrent aller à une étreinte, symbole de ma résignation nouvelle, et je me noyais dans une mer de plaisir, goûtant au sel de ses lèvres. Lorsque cela fut terminé - ce qui arrivé bien trop vite, j’émergeais à la surface de ce dangereux océan et inspirait une grande goulée d’air frais. Nous Rêve ou réalité, je ne me rappelle que trop vaguement de ce qui se passa ensuite.

Nous quittâmes le bar vide, et sans que je me souvienne comment nous y soyons arrivé, nous atteignîmes son appartement. Gravir les marches jusqu’à son palier était pour moi comme monter l’escalier jusqu’à l’Olympe, avec au bout de l'ascension la promesse d’une récompense divine. Cette récompense, que je désirais secrètement depuis toujours - et ce aussi charnelle soit-elle, je l’obtins. Seulement, cela allait grandement compliquer les choses. Le lendemain, mon monde était sens dessus-dessous. Je me réveillais avec des maux de tête, et lorsque je constatais l’étendue de notre bêtise, comprenant alors que je n’avais pas rêvé, je pris la fuite. Comme toutes ces fois où j’avais couché avec une fille quelconque, je prenais mes jambes à mon cou, tant par peur de l’avenir que par réflexe. Chassez le naturel, et il revient au galop. Mon costume de connard était revenu par lui-même. Seulement, fille quelconque, Kate ne l’était pas, et je ressentis alors des sentiments oubliés depuis longtemps : les remords, la honte. La situation ne pouvait pas être pire, alors je pris mon courage à deux mains et la rejoignais à l’agence. Les call-girls me dévisageaient une à une, et j’évitais leur regard. Je fermais la porte de son bureau, et mon coeur se serra quand je levais les yeux vers elle. « Ce qui s’est passé, c’était la première… et la dernière fois. Je prends ça comme un cadeau de remerciement pour ce job, mais ce n’est pas ce dont nous avions convenue. Après tout, tu es une ex-putain, et moi… moi je suis plus que ces hommes-là. » Je désignais ces anciens clients. Les mots sonnaient étrangement durs froids dans ma bouche ; j’avais pris cette amère décision en connaissance de cause, et pour cacher la souffrance qui en résultait, je jouais l’homme impitoyable,  sans coeur. « J’ai passé une bonne nuit, mais ça s’arrête là. Il n’y a rien de plus. » Soudain, dépassé par la situation, je m’énervais et haussais le ton : « Qu’est-ce que tu croyais, Kate ? Que j’allais t’offrir un paquet d’argent ?   C’est ça, que tu désirais au fond, hein ? »  Il était plus simple pour mon esprit de croire qu’elle s’était jouée de moi, alors qu’au fond je savais qu’il n’en était rien. La situation était étrange au possible, et je ne savais pas la gérer. Je m’appuyais sur la porte de son bureau, silencieux, à nouveau.[/color]

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MessageSujet: Re: On a tous des trucs dont on évite de parler. Wrenerina.   Mar 29 Juil - 13:15



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Elle n'avait pas dit le moindre mot le laissant s'énerve tout seul, tel un enfant qui ne sait pas comment gérer une situation. Néanmoins la douleur était là, elle ne pouvait pas croire qu'il la pensait ainsi. Qu'il pouvait croire qu'elle était capable de coucher avec lui, dans le simple but de gagner toujours plus d'argent. C'est vrai qu'elle l'avait fait à un moment de sa vie, mais elle ne l'avait pas choisi, elle n'avait pas véritablement eu le choix et il avait assez discuté avec elle pour le savoir. Ainsi alors qu'il s'énervait sur elle, l'insultant presque, elle ferma rapidement les yeux, tentant de refouler les larmes qui menaçaient de rouler le long de ses joues. C'est toujours sans un mot qu'elle se leva de son fauteuil, une fois qu'il eut terminé sa mascarade et alors qu'elle le gifla de toutes ses forces, le seul bruit qu'on pouvait entendre était le claquement de sa main sur sa joue. Enfin elle laissa éclater sa haine, sans pour autant haussé le ton et le fait qu'elle semble si calme, prouvait qu'en effet, quelque chose n'allait pas. « Tu es comme tous ses hommes. Lâche, stupide et égoïste. Tu crois que je n'ai jamais regardé le regard que tu pouvais porter sur moi. Tu joues avec moi depuis le début Wren. En effet cette nuit était la seule et unique fois, car je n'ai pas pour habitude de commettre deux fois la même erreur et tu es sûrement ma plus grosse erreur. Tu n'es pas plus que mes anciens clients, tu es un minable, tu es pire qu'eux, car eux au moins ne cherchaient pas à se dédouaner et s'il fallait assumer alors il portait leurs attributs fièrement. » Toujours face à lui, ses yeux semblaient lancer des éclairs, comble de l'ironie quand on savait à quel point ils reflétaient l'amour qu'elle pouvait lui porter la nuit dernière. « Tu n'es qu'un petit garçon. Tu n'es pas un homme contrairement à ce que tu prétends, tu vas à gauche et à droite car tu sais que personne ne voudrait de toi si on apprenait vraiment à te connaître. Si j'ai couché avec toi hier soir, je n'en réclamais rien en retour, j'avais visiblement trop bu et j'ai cru bêtement je te l'accorde, que tu tenais un minimum à cette pseudo-relation qu'on entretenait. Maintenant sors de mon bureau. J'en ai rien à foutre si je me fais virer dans la seconde qui suit, tu es chez moi et tu sors, maintenant. » Le regardant d'un regard sévère, elle s'avança à son bureau, sortie un écrin de son tiroir avant de le lui jeter à la figure. « Reprends ça avec toi, je mérite mieux qu'être associé à ton nom. » S'asseyant sans un mot de plus, à sa place, elle reprit la lecture de son courrier, lui faisant comprendre que la discussion n'irait pas plus loin. Elle lui avait jeté la bague de fiançailles avec douleur, parce que quelque part, elle s'était laissé aller à penser qu'elle pouvait trouver le bonheur à ses côtés, mais encore une fois elle s'était trompée. Autant elle était imbattable dans les affaires, autant dans les amours c'était plus compliqué. Quel amour ? Elle ne pouvait pas être amoureuse de lui, c'était stupide, il ne cherchait qu'une femme objet capable de le satisfaire et visiblement, elle possédait bien trop de caractère pour se faire avoir de la sorte.

Bizarre ? Certainement. Qu'une entreprise fête ses un an de succès ne l'était pas, mais cela était extrêmement bizarre quand il s'agit d'une entreprise qui vendait des femmes à des hommes pour qu'elles les accompagne lors de soirées mondaines. Mais bon, il fallait bien fêter le faite que la boîte était l'une des plus productives du pays. En maître d'honneur se trouvait Kate, bizarrement même deux semaines après son altercation avec Wren, elle n'avait pas été renvoyée. Néanmoins elle ne l'avait pas croisée depuis, bien sûr elle avait appris qu'encore une fois il passait de lit en lit, il avait même couché avec une de ses filles la semaine dernière, mettant par la même occasion fin aux spéculations qui la disait en couple avec son supérieur. Un mal pour un bien. Peut-être, mais le fait était qu'elle ne pouvait s'empêcher de se souvenir de cette nuit passionnée. Elle avait beau lui en vouloir ce qu'il avait pu lui dire et le fait qu'il lui ai autant manqué de respect, il n'empêche que le souvenir de ses lèvres sur sa peau, de sa bouche contre la sienne, de ses mains sur son corps, la hantait chaque nuit un peu plus, au point qu'elle en fasse des nuits blanches. Souriant aux quelques actionnaires de la boîte, dans sa robe longue robe blanche d'un grand couturier français, elle perdit bien vite son sourire en apercevant Wren entrer aux bras d'un pimbêche blonde à forte poitrine. Bien sûr il était normal qu'il soit là, il était le grand patron, mais elle ne pensait pas le revoir, pas après leur dispute. Encore moins venir ici exhiber sa nouvelle conquête avec un plaisir non-dissimulé. Pas alors qu'elle était seule. Elle avait bien rencontré un homme, un français, il y a une semaine, mais Kate préférait prendre son temps, plutôt que de s'engager dans une chose qui mènerait à rien. Maintenant elle devait faire face à l'homme à qui elle pensait chaque jour alors qu'il accompagné et elle seule, elle espérait juste une chose. Qu'il ne vienne pas la voir.


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