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 ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)

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MessageSujet: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Dim 13 Juil - 15:57

ces amis qui ont la même déficience mentale que nous

Du vélo. Quelle idée de faire du vélo. De bon matin qui plus est. Certes, elle était sportive, elle aimait entretenir son corps mais par de la course et en aucun cas grâce au cyclisme. Petite déjà, elle n'aimait pas. Pour son père, lui apprendre à en faire sans les petites roues avait été un véritable calvaire et, bien des années après, il semblait s'amuser à le lui rappeler. Soupirant, elle regarda l'objet d'un air blasé avant de s'en emparer. Plus elle regardait le vélo et plus ça lui rappelait des mauvais souvenirs, des chutes surtout. D'un mouvement de la tête, elle tenta de chasser ces idées de son esprit et se décida enfin à monter dessus. Dans un sens, c'était bien mieux qu'utiliser sa voiture car, bien que petite, elle avait souvent beaucoup de mal à se garer en ville. Les premiers mètres furent chaotiques pour la jeune femme. Néanmoins, elle commença à prendre un certain rythme, se relaxant au fur et à mesure qu'elle avançait. A la voir ainsi, on aurait presque pu penser qu'elle y prenait goût. Chose pas totalement fausse. Néanmoins, la joie ne fut que de courte durée. En une fraction de seconde, Zelda se retrouva éjectée de la bicyclette. Il lui fallut plusieurs minutes avant de comprendre qu'elle se trouvait désormais dans l'eau - un peu trop fraîche à son gout. « - Merde ! » Elle passa une main dans ses cheveux, enlevant du mieux qu'elle le pouvait les mèches qui s'étaient placées devant ses yeux. Commençant à grelotter, elle nagea le plus rapidement possible jusqu'au bord. Difficilement, elle se hissa sur la rive. Le poids de ses vêtements trempés ne l'aidait pas vraiment. Tant bien que mal, elle se redressa. Un frisson s'empara d'elle. Fronçant les sourcils, la jeune femme posa son regard sur un chien, visiblement conscient de la bêtise qu'il venait de faire, et s'approcha de lui. A nouveau, elle fut coupée dans son élan puisque la voyant arriver comme une furie, l'animal parti en courant. Bien que trempée et embêtée dans sa démarche, la russe essaya de lui courir après. D'un point de vu extérieur, la scène était plus que comique. Se rendant à l'évidence, elle fit demi tour et retrouva le vélo bien amoché au sol. Elle tenta de récupérer ses affaires qui jonchaient le sol ainsi que les quelques unes qui, comme Zelda, avaient fini dans l'eau. Terminant son assemblage, elle se laissa tomber sur le sol et s'assit en tailleur. Une moue boudeuse pris place sur son visage alors qu'elle attrapait son portable. Un long soupir traversa ses lèvres rosées tandis qu'elle portait le combiné à son oreille. « - Wren, ramène ton derrière à Dumskaya, j'ai besoin de toi. Et si tu sais pas quoi faire, tu peux même ramener une couverture. Et non, on s’entraînera pas à faire des bébés. Mais dépêche ! » Elle raccrocha et resta ainsi assise jusqu'à l'arrivée de l'homme.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Lun 14 Juil - 15:00

« - Wren, ramène ton derrière à Dumskaya, j'ai besoin de toi. Et si tu sais pas quoi faire, tu peux même ramener une couverture. Et non, on s’entraînera pas à faire des bébés. Mais dépêche ! »

Interloqué, j'observe mon portable que je tiens encore dans ma main. C'était Zelda, et elle a raccroché avant même que je puisse répondre. Au ton de sa voix, je ne pense pas trop avoir le choix. Je grimace ; j'aime pas qu'on me donne des ordres, encore moins quand c'est le sexe faible qui les donne. En plus, elle m'a à peine donné des indications. Dumskaya; Autant essayer de retrouver un pote à Disney World! On est un samedi matin, et j'avais prévu un tout autre début de week-end... Après cette mini crise de rébellion silencieuse, j'enfile mes chaussures, prend à l'arrache un plaid dans mon placard et me voilà en route, tel un chevalier partant à la rescousse d'une princesse (elle a pas volé son prénom, la Zelda). Je glisse mes ray-ban sur mon nez et démarre la voiture dans un crissement de pneus -parce que oui, j'aime me la jouer-, direction le quartier festif de la ville, Dumskaya. Passée mon égoïste réaction et mon attitude maussade, je m'interroge. Besoin de moi ? Une couverture ? J'suis pas Sherlock, mais on dirait bien qu'elle a froid - non parce que je l'imagine mal m'inviter à un pique-nique surprise de cette manière pressante. Dans un monde idéal, Zelda aurait été dépossédée de ses vêtements et m'attendrait je ne sais où à l'abri des regards, mais idéal le monde n'est pas ! Bien conscient que ma théorie ne tient pas debout, mon côté cartésien me fait dire que je verrais bien ce qu'il lui arrive lorsque je serais sur place.

Si Zelda n'est pas ce qu'on pourrait appeler une bestaàah, elle n'en reste pas moins une amie importante à mes yeux, ce qui explique que j'enfreins désormais la limite de vitesse de St-Pétersbourg pour lui apporter la sainte couverture qu'elle à réclamée. Bon, ok, en même temps, je lui dois un peu la vie. Je déteste être redevable aux gens, mais je sais que je le serais toujours envers elle. Un minimum inquiet, je mordille ma lèvre inférieure et me gare à l'arrache (mode beauf activated). Je me recoiffe et adresse un sourire charmeur à une jeune femme en descendant de la voiture  (ne jamais perdre le sens des priorités). Je passe un coup de fil à son altesse princière Zelda, histoire de pas avoir à fouiller tout le quartier pour la localiser.

« - Re, Lady Zelda. Où est-ce que t'... ? »

Et là, je la vois, en contrebas, sur la rive de la petite Neva. Pris d'un fou rire incontrôlable, je laisse tomber mon portable et me tiens les côtes. La jeune russe est trempée pourrie, assise au bord de l'eau à côté d'une bicyclette bien amochée. Je cours en petites foulées vers elle et lui jette le plaid sur les épaules :

« - Euh... tu sais que c'est pas un pédalo ce bordel ?! » dis-je en désignant le deux roues.

Un sourire moqueur se dessine sur mes lèvres, et je tends la main à la petite princesse pour l'aider à se relever. Ah ça, pour sûr, c'est pas ce à quoi je m'attendais, mais j'ai bien fait de venir !
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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Lun 14 Juil - 16:42

En quelques secondes à peine, Zelda s'était retrouvée trempée de la tête aux pieds, la tête sortant tout juste de la petite Neva dans laquelle elle venait de terminer sa chute. Question douche matinale, elle avait connu largement mieux. Néanmoins, elle ne tarda pas à sortir de l'eau, bien trop fraîche pour piquer une tête et ce, malgré le fait qu'on était en juillet. La jeune femme ne tarda pas à trouver l'auteur de sa chute : un pauvre chien qui, la voyant arriver plus énervée que jamais, ne se fit pas prier pour partir en courant, la queue entre les jambes. Agacée et frigorifiée, elle se laissa mollement tomber au sol tout en empoignant son téléphone. Par moment, de grands frissons parcouraient son échines, la faisant trembler comme une feuille. L'attente semblait interminable. Elle tenta de s'occuper en jouant avec ses doigts mais ceci ne fut que de courte durée. Certaines personnes s'arrêtaient autour d'elle, la regardant. Un peu comme s'ils n'avaient jamais vu quelqu'un mouillé. Chose qui eut le don d'énerver davantage la jeune russe. Relevant les yeux vers eux, elle leur dégota un regard si noir qu'elle se retrouva vite seule, tombant à nouveau dans son cercle infernal de froid et d'ennui. Cependant, sa petite bulle éclata lorsqu'elle entendit son téléphone sonner. Un petit sourire s'installa alors sur son visage de poupée. « - Re, Lady Zelda. Où est-ce que t'... ? » Wren. Il ne pris même pas le temps de finir sa phrase, ni même celui de la laisser répondre. Elle fronça les sourcils, le cherchant du regard. La chose ne fut guère difficile puisque l'homme en question était littéralement plié en deux, secoué par ses rires. Les sourcils de la grande brune se froncèrent bien plus, traduisant aisément son agacement. Se tenant légèrement plus droite, elle commença à faire de grands signes afin qu'il se dépêche de la rejoindre. Elle avait froid. Par chance, il sembla se ressaisir et arriva à ses cotés, lui lançant le plaid. Le prenant entre ses mains, Zelda se hâta de s’emmitoufler dedans afin de se réchauffer. « - T'en as mis du temps ! Tu aurais pu te bouger le derrière quand même, j'aurais pu mourir au moins quinze fois d'hypothermie. » C'était sa façon à elle de le remercier d'être venu à son secours. Après tout, elle ne lui avait pas vraiment laissé le choix.

« - Euh... tu sais que c'est pas un pédalo ce bordel ?! » La jeune femme leva les yeux au ciel en grimaçant. Elle n'avait qu'une envie, enlever le petit sourire moqueur qui trônait sur le visage faussement angélique de son ami. Malgré son humeur massacrante, elle laissa passer un petit sourire en coin et attrapa la main qu'il lui tendit pour se lever. A nouveau, elle frissonna et resserra le plaid désormais humide contre son corps frêle. Elle lui asséna tout de même un coup de poing sur l'épaule. « - Ca, c'est pour m'avoir fait attendre et accessoirement t'être fichu de moi. » Elle lui adressa un petit regard en coin, guettant sa réaction.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Lun 14 Juil - 18:23



A vrai dire, les gens pour lesquels j'aurais accouru de la sorte se comptent sur les doigts de la main. Ma vie est un tel bazar que peu de gens cherchent à s'y attarder, et de mon côté, bien rares sont les personnes que je désire garder à mes côtés. Bref, revenons-en à mon amie trempée de la tête aux pieds, qui n'attendait que le prince charmant que je suis pour être sauvée - oui, j'aime aussi me jeter des roses. Zelda est frigorifiée et serre la couverture atour de son corps comme s'il neigeait dehors. On a beau être mi Juillet, c'est vrai qu'il ne fait jamais bien chaud en Russie et c'est avec un frisson d'horreur que j'imagine la température de la Neva, même si au fond, je ne peux m'empêcher d'être amusé de la situation. D'ailleurs, l'irrépressible sourire qui illumine mon visage en est la preuve. Je décalque Zelda de la tête au pieds et rit de nouveau lorsque je constate que quelques feuilles se sont accrochées dans sa longue chevelure, et je les lui retire gaiement. « - T'as voulu te faire une couronne de laurier ou quoi ? » Je mime une couronne avec les quelques feuilles prélevées sur sa tête. Qu'importe la situation, j'ai jamais su être sérieux. Oh, je sais bien qu'à sa place, je massacrerais le premier individu qui oserait se moquer de moi, mais ça ne m'empêche pas de la charrier. Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours désiré amuser les gens, faire rire, et ce parfois à leur dépens comme l'atteste le cas présent. Elle me décoche un regard teinté de reproche et me balance une pique faussement acerbe. « - T'en as mis du temps ! Tu aurais pu te bouger le derrière quand même, j'aurais pu mourir au moins quinze fois d'hypothermie. » Légèrement exagérée, cette affirmation, ma p'tite ! Même si c'est vrai qu'elle à vraiment l'air d'avoir froid. « - Bah, désolé, j'ai failli mourir en dérapant dans l'escalier pour venir, et j'ai dû échapper à tous les regards aguicheurs des beautés du coin. Et encore, j'ai grillé quelques feux rouges pour ton joli minois. je me suis fait hors la loi pour toi. C'était pas facile, tu sais ! Nan mais sérieusement, comment t'as fait pour tomber là ? », j'ajoute avec un peu plus de contenance. Je demande les détails, histoire de pouvoir reraconter cette histoire à quiconque voudra bien l'entendre! J'appellerai ça "la jeune femme qui se prenait pour une sirène"  - succès en soirées mondaines garanti. Pour le coup, je suis un peu intrigué tout de même, car faire du vélo est à la portée de n'importe quel idiot, ce qu'elle n'est pas. Alors comment diable a-t-elle fait son compte pour se jeter tête la première dans la rivière de St-Pétersbourg ? Zelda ne me semble pas alcoolisée pourtant...  Elle prend ma main et se relève, m'assenant au passage un coup de poing sur l'épaule. Je feins la douleur en poussant le cri le plus aigu possible.  « - Ca, c'est pour m'avoir fait attendre et accessoirement t'être fichu de moi. » dit-elle. Avec le jeu d'acteur le plus médiocre qui soit, je m'agenouille devant elle et réplique « - Ô Nymphe des eaux tumultueuses et froides rivières, veuillez pardonner mon sarcasme et l'indécence de mes propos». Je joins les mains en prière et accroche son regard en esquissant un sourire. C'est juste pour l'embêter un peu plus encore, parce que je ne connais pas réellement de limite dans l'art d'emmerder les gens. J'imagine bien qu'elle ne va pas se laisser faire, parce que c'est pas le genre de femme à laisser les hommes fanfaronner sans rien dire. Tandis que mon regard se plante dans le sien, attendant une réponse, je repense à cette froide nuit d'hiver qui tourna au cauchemar...
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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Mer 16 Juil - 13:24

Grelottant toujours, Zelda resserra contre son petit corps celle qui était désormais devenue sa meilleure amie. Et pas des moindres. A s'enrouler ainsi dans la couverture, elle allait finir plus comme un nem que comme la jeune femme trempée qu'elle était à ce moment précis. Elle s'imagina l'image dans la tête. Le rendu était quelque chose de plutôt spécial. Presque effrayant. Un nem géant avec sa tête sur le dessus et ses pieds qui dépassaient au dessous. Non, vraiment, elle n'arrivait pas à adhérer à cette vision des choses. Cependant, elle retourna vite sur la terre, rappelée par les nouveaux rires de Wren. « - T'as voulu te faire une couronne de laurier ou quoi ? » La jeune russe ne pu s'empêcher de lever les yeux au ciel. En temps normal, elle lui aurait déjà probablement sauté à la gorge, ses doigts fins encerclant son cou et resserrant son étreinte autour de celui ci. En d'autres termes, elle aurait déjà essayé - et plus ou moins réussi - de le tuer. Mais, trop frigorifiée, elle s'en abstint. Au lieu de ça, elle lui décrocha un regard plus noir et lourds de reproches que jamais. Dire qu'elle aurait pu être retrouvée là, au bord de la petite Neva, raide, froide et éventuellement bleue à l'instar d'un Shtroumpf. Nouvelle vision des choses qui ne lui plaisait guère. A choisir, celle du nem aurait été la meilleure. « - Bah, désolé, j'ai failli mourir en dérapant dans l'escalier pour venir, et j'ai dû échapper à tous les regards aguicheurs des beautés du coin. Et encore, j'ai grillé quelques feux rouges pour ton joli minois. je me suis fait hors la loi pour toi. C'était pas facile, tu sais ! Nan mais sérieusement, comment t'as fait pour tomber là ? » Les yeux bleus de la jeune femme se plissèrent. A dire vrai, elle était peu convaincue par les excuses de Wren, toutes aussi improbables les unes que les autres. « - Comme si le regard des bécasses sur toi te dérangeait vraiment. » Une fois de plus, elle roula des yeux. Tout en tenant le plaid sur ses épaules, elle croisa les bras sur sa poitrine. « - Tu veux peut-être que je t'adule aussi ? Et griller les feux rouges pour moi, c'est la moindre des choses que tu puisses faire voyons. Ca tombe sous le sens ! » Elle lui dégota un petit sourire en coin puis, sentant qu'elle n'y échapperait pas, elle décida de lui raconter ce qui s'était passé. Avant cela, elle s'assit sur le sol. Au point où elle en était, ça ne changerait pas grand chose à son état et encore moins à son apparence. Après tout, elle avait encore la pseudo couronne de laurier que Wren avait fait dans ses cheveux bruns. Elle inspira, un peu comme si elle s'apprêtait à conter un long récit. « - C'est de la faute à se clébard ! Il m'a coupé la route et après, pof ! J'étais dans l'eau. » Elle chercha du regard ledit chien qui s'était fait la malle depuis bien longtemps maintenant. Lâche ! Cependant, après ce terrible effort -ironie - elle se releva et se posta face à son ami, toujours amusé de la situation. La jeune femme ne pu rester bien sérieuse longtemps après le cri poussé par Wren. Elle eut un petit rire. Son rire ne fit que s'accentuer lorsqu'elle le vit se poser à genoux face à elle. « - Ô Nymphe des eaux tumultueuses et froides rivières, veuillez pardonner mon sarcasme et l'indécence de mes propos. » Elle arqua un sourcil et soupira, faisant mine de réfléchir. « - Si tu veux que je pense à te pardonner, porte moi. J'ai mal aux jambes et j'en ai marre d'être debout. » Pour appuyer ses propos, elle lui offrit son plus beau sourire, dévoilant ses dents un peu comme dans une pub pour Colgate ou Signal.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Mer 16 Juil - 17:26


Bon, avant de poursuivre cette charmante histoire entre une fausse sirène et un vrai connard, attardons-nous un instant sur ce qui les a amenés à se connaître.
C'était une soirée d'hiver - voix rauque et sérieuse. Une de ces nuits où qu'importe le nombre de couches de vêtements que vous ayez enfilé, le froid s'engouffre dans votre cou et vous fait tremblez de tous vos membres. Nan, sans rire, de toute façon, on se les gèle 10 mois sur 12 dans ce pays. J'me baladais, tranquillement, avec une démarche se voulant miroir de mon arrogance, quand on m'agressa. Je fus rué de coups, battu à sang, et entraîné dans une ruelle. Des mafieux, des gars qui devaient me faire payer l'échec d'un échange entre leur organisation et mon entreprise. Dans la version héroïque que je raconte aux pimbêches en boîte, je me délivre et leur mets une raclée grâce à mes dix ans d'arts martiaux, mais en vrai ils m'ont rétamé et balayé comme une miette. Si Zelda n'avait pas été là pour me découvrir et m'accompagner aux secours, qui sait si l'étalon que je suis serait encore en vie aujourd'hui ? Je ne me souviens pas l'avoir réellement remerciée un jour, d'une quelconque façon, car trop de fierté pour le faire. Mais un jour, il faudrait bien...

Revenons en à nos moutons, où plutôt, à Zelda et sa couverture.
« - Comme si le regard des bécasses sur toi te dérangeait vraiment. Tu veux peut-être que je t'adule aussi ? Et griller les feux rouges pour moi, c'est la moindre des choses que tu puisses faire voyons. Ca tombe sous le sens ! » Haussement d'épaules et sourire ravi. J'adore les bécasses ; elles parlent tout le temps, donc elles ont la bouche bien grande, si vous voyez ce que je veux dire.  Pas besoin de s'encombrer d'excuses qui tiennent la route avec ces filles là; un truc bien abracadabrant pour s'esquiver et le tour est joué. Finalement, Zelda se résigna à me raconter sa mésaventure, et j'étais ouïe pour enregistrer ledit drame dans ma mémoire. « - C'est de la faute à ce clébard ! Il m'a coupé la route et après, pof ! J'étais dans l'eau. » « - Pas possible ! » réplique-je. Je réprime l'envie de rire, conscient que je signerais sinon mon arrêt de mort. Un clebs ! Ridicule, mais si tiré par les cheveux que ce ne peut-être que vrai. Je souris intérieurement en songeant à cette histoire drôle s'ajoutant à ma collection ; les collègues adoreraient réellement ce racontar. Zelda rit ; petit rire cristallin qui devient rire aux éclats devant ma fausse soumission. Rire qui me réchauffe le coeur, de par ce soupçon de candeur qui lui survit. Désormais à genoux devant la jeune russe, je m'excuse pour mes paroles mais aussi implicitement pour la rumeur de la fausse sirène qui allait bientôt courir dans les soirées de St-Pétersbourg. « - Si tu veux que je pense à te pardonner, porte moi. J'ai mal aux jambes et j'en ai marre d'être debout. » . Oh la mauvaise idée ! Seul un homme aveugle aurait refusé de porter une beauté telle que Zelda, et c'est un sourire carnassier qui répondit aux large sourire de la lady. Je me relève prestement et redresse mes manches pour me jeter sur elle ; je la soulève sans effort, et dans un moment de folie, tourne sur moi-même à vive allure sans lui demander son avis au préalable. Après quelques instants, je la dépose et me justifie : « - C'est pour te sécher. Où est-ce qu'on va maintenant? Au château de madame ? » Encore plus taquin que d'ordinaire, je l'imagine mal me répondre par l'affirmative. Quoique, je ne sais rien d'elle ; elle pourrait tout aussi bien être riche héritière que femme de joie, bien que la deuxième alternative semble invraisemblable lorsqu'on l'observe (haha). « - En tout cas choisit vite, j'suis pas superman ! »

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Jeu 17 Juil - 14:25

Malgré son récit, plus que véridique, bien que ridicule, Zelda pouvait sentir, sans grandes difficultés l'amusement, voire même l'ironie, qui teintait la voix de son ami lors de sa réplique. Elle ne pu s'empêcher de lever les yeux au ciel. Encore. Elle allait finir par rester comme ça. Ca aurait été plus simple. Néanmoins, son agacement ne fut que de courte durée. Wren ne tarda pas à lui arracher d'abord un petit rire en s'agenouillant face à elle. Petit rire qui se transforma bien vite en un éclat de rire plus franc et sans retenue. Lorsqu'elle senti les mains de l'homme l'agripper, elle ne pu retenir un hoquet de surprise. Avant  pouvoir dire ouf, elle se retrouva projetée sur son épaule. Le monde tourna sans qu'elle ne puisse rien distinguer. Elle commença à lui taper le dos, histoire de le faire stopper son action. « - C'est pour te sécher. Où est-ce qu'on va maintenant? Au château de madame ? » Elle soupira et, bien que toujours sur l'épaule de Wren, elle posa ses mains sur sa tête, comme pour arrêter le tournis interne de son cerveau. « - C'était trop aimable à toi mais si tu tiens pas à ce que ton tee shirt soit recouvert de mon petit-déjeuner, recommences pas. » La jeune femme inspira à nouveau longuement. Finalement, l'air frais de Saint-Petersbourg n'était pas si mal que ça. Surtout après l'espèce de manège offert par Wren. Petit à petit, sa tête reprenait des couleurs et surtout, sa nausée s'estompa. Appuyant l'un de ses coudes dans le dos de l'homme, prenant tout de même soin de ne pas lui faire mal, elle posa son menton sur sa main et commença à réfléchir. Où aller ? Déjà, ramener le vélo, ou du moins ce qu'il en restait, n'était pas une mauvaise idée. Elle pourrait très bien demander à Wren de le pousser jusqu'à l'endroit et aller se planquer au moment de payer les dégâts causés. Cette pensée la fit largement sourire. Elle garda l'idée dans un coin de sa tête. Ca servirait et si ce n'était pas maintenant, ça serait une prochaine fois, pour une autre connerie. Après tout, elle en était la spécialiste. « - En tout cas choisit vite, j'suis pas superman ! » La voix de l'homme ne tarda pas à la ramener sur la terre, lui faisant oublier ses petites idées. Elle arqua un sourcil et, se tortillant du mieux qu'elle le pouvait, elle posa son regard sur lui. Un petit sourire en coin se dessina sur ses lèvres rosées. « - Eh ! Te plains pas ! Grace à moi, tu te muscles la et je te rappelle que je suis une femme. Une vraie ! Donc je ne fais rien rapidement. Bien que j'ai déjà une idée. » Elle marqua une petite pause, faisant mine de réfléchir encore. « - En fait, je suis trop bien ici. Tu peux avancer et tu peux prendre le vélo si tu sais pas quoi faire de ton autre bras. » Elle lui offris encore un large sourire. A la longue, elle allait finir par chopper des crampes aux zygomatiques.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Jeu 17 Juil - 17:06



« - C'était trop aimable à toi mais si tu tiens pas à ce que ton tee shirt soit recouvert de mon petit-déjeuner, recommences pas. » Manquerait plus que ça ! Une image rédhibitoire s'imposa à moi accompagnée d'un haut le cœur. Je riais tout de même; d'elle, de moi, de la situation. D'habitude, au programme de mes week-ends, il y avait alcool, femmes d'un soir et/ou télé. Pour une fois depuis longtemps je m'amusais en la compagnie de quelqu'un, même si c'était quelque peu au dépens de Zelda. Et quand je suis dans cet état, rien ne m'arrête : il faut que j'embête quelqu'un. J'avoue m'être donné quelque peu le tournis aussi avec ma bêtise, mais c'était pour la bonne cause ! Si c'était là l'unique prix à payer pour faire rire Zelda, je le payais volontiers. La russe bien campée sur mon épaule me souriait, se réjouissant probablement à l'idée de se laisser porter comme une petite fille et de me faire assumer son poids le plus longtemps. « - Eh ! Te plains pas ! Grace à moi, tu te muscles la et je te rappelle que je suis une femme. Une vraie ! Donc je ne fais rien rapidement. Bien que j'aie déjà une idée. » A en juger cet air malicieux trônant sur son angélique bouille, une revanche se tramait. Mais je ne l'entendais pas comme ça, et allais laisser le grain sexiste de mon être, et ce aussi mineur soit-il - bon ok, ça tient plus de la montagne que du grain de sable-, parler. « - En fait, je suis trop bien ici. Tu peux avancer et tu peux prendre le vélo si tu sais pas quoi faire de ton autre bras. » Le vélo dans l'autre main? Elle ne perdait pas le nord. « - Mais bieeeen sûr ! Et un café aussi ? Avec des croissants? » rétorquai-je dans un français ridicule. Son sourire s'élargissant, elle me montrait avec audace qu'elle n'avait pas d'une princesse que le prénom. Elle allait bien voir de quel bois Wren Cartwright, unique héritier d'une riche famille new-yorkaise, se chauffe! Mon regard se teinta d'une détermination nuée de malice, comme un joueur de poker qui s'apprête à dévoiler sa main et qui veut intimider son adversaire. J'avançais rapidement jusqu'à l'eau, tenant Zeldouille fermement dans mes bras, me plaçais dos à l'eau et attrapais les jambes de la jeune femme pour la faire glisser un peu vers le bas, comme si je tentais de la faire tomber à nouveau. « - Si jamais ça peut t'aider à décider plus vite. » This is a Man's World. Avec ce genre de comportement, Zelda risquait fort de se rebeller, mais c'est justement ce que je cherchais ; j'aime les rebelles. Sauf qu'il y avait peut-être une chose que je n'avais pas prévu. La prise que j'avais sur ses jambes se fit glissant et ma main droite dérapa ; dans un réflexe qui tenait plus du miracle qu'autre chose, je l'attrapais vivement en basculant tout mon corps vers l'avant. Je m'écrasais au sol tête la première, ma chute suivie par celle de Zelda, qui s'étalait de tout son poids sur mon corps. Aïe. Je poussais un inaudible râle et fermais les yeux en crachant un peu de poussière ; dégueulasse. Pour là démonstration de force, c'était raté. On aurait dit que Zelda la catcheuse m'avait plaqué au sol via une prise qui m'était encore inconnue. Seul point positif à ce retournement de situation, je sentais la poitrine de la russe appuyée contre mon dos. Maigre réconfort, mais à ce stade du ridicule, on prend ce qu'on peut. Sourire désabusé et soupir. Wren, quand tu t'y mets, qu'est-ce que t'es con.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Ven 18 Juil - 14:36

Plutôt bien installée sur son perchoir, la tête à nouveau en place après ce séchage pas vraiment voulu - ni même utile et efficace - l'idée de descendre et de retrouver la terre ferme n'effleura même pas l'esprit de la fille de joie. Enfin si, mais, pour le bien de Wren et de ses muscles surtout, elle la chasse bien rapidement dans un coin de sa tête. Si bien, qu'elle sembla l'oublier réellement. « - Mais bieeeen sûr ! Et un café aussi ? Avec des croissants ? » Une fois encore, ce fut la voix de l'homme qui la tira de ses songes. Décidément, elle devenait de plus en plus penseuse. Chose possible malgré les apparences. Elle se concentra pour comprendre la langue dans laquelle il s'était mis à parler. Du français. En son fort intérieur, elle remerciait ses cours au lycée pour comprendre ce qu'il disait. Le sourire de la jeune femme se fit plus grand encore et un petit rire se fit entendre.  « - Parce que tu les as pas ?! Non mais ça va plus là. T'es un sauveteur en carton en fait. » C'était sa façon à elle de le remercier. Adorable, n'est ce pas ? Elle tapota le sommet du crâne de son ami sans jamais se défaire de son sourire. Cependant, lorsqu'il commença à se déplacer, Zelda s'agrippa à lui - à son tee shirt du moins - de peur de glisser. Vu la force avec laquelle elle le tenait, elle aurait très bien pu trouer le tissu avec ses ongles. S'en rendant compte, elle desserra sa prise autour du pauvre vêtement qui n'avait rien demandé. Alors qu'il se tourna, elle vit à nouveau l'eau un peu trop proche d'elle à son goût. Son sourire se fana légèrement et ses sourcils fins se froncèrent au dessus de ses yeux bleus. « - Tu... Tu n'oserais pas quand même ?! » Elle le senti tenir ses jambes alors que son corps glissait lentement mais sûrement vers l'avant et donc vers la petite Neva. Déjà qu'elle n'était pas très copine avec la rivière, cette possibilité de se retrouver nez à nez avec elle n'enchantait guère la grande russe. « - Si jamais ça peut t'aider à décider plus vite. » Elle secoua vivement sa tête brune de gauche à droite et s'agrippa du mieux qu'elle le pouvait. S'il continuait de la sorte, il ne tarderait pas à sentir les ongles de Zelda dans la peau de son dos et ce, malgré le tee shirt qu'il portait. Néanmoins, elle se senti glisser d'un coup. Trop rapidement. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle senti la poigne de Wren se resserrer sur elle. Zelda étouffa un cri lorsqu'elle bascula vers l'arrière cette fois ci. Faisant une grimace, serrant les dents et fermant les yeux, elle s'attendit à une chute douloureuse sur le ventre voire sur le dos. Cependant, ce ne fut pas le cas. Elle ouvrit un oeil pour s'assurer qu'elle n'était ni dans les airs, ni dans la rivière mais bel et bien sur le sol. Mieux encore, elle avait atterri sur Wren, d'où la chute en douceur. Elle retrouva bien vite le sourire, plutôt ravie. L'entendre soupirer, presque blasé ne fit qu'accentuer son état d'euphorie. Le petit sourire de la jeune femme se transforma en rire. Bien que l'idée de reste ainsi vautrée sur son dos était bien loin d'être déplaisante, elle se releva d'un bond mais ne laissa pas à Wren le temps d'en faire de même. Elle posa un pied sur le bas de son dos et, levant les bras, comme si elle dévoilant ses muscles, elle commença à fanfaronner. « - Et voilà.. La prise de la baleine ! » La demoiselle ne se gêna pas pour le hurler bien fort, faisant s'arrêter quelques badauds qui passaient à ce moment là. Elle en joua quelques temps, offrant son sourire Colgate à qui le voulait, puis se pencha vers le visage de l'homme toujours au sol en rigolant. Quand même gentille dans le fond, Zelda lui tendit une main afin de l'aider à se relever.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Ven 18 Juil - 16:55


« - Parce que tu les as pas ?! Non mais ça va plus là. T'es un sauveteur en carton en fait. » Sauver en carton, sauveur en carton... Elle méritait bien que je fasse semblant de m'échauffer ! Niveau égo et capacité à remercier les gens, je pense qu'on était à peu près exaequo, elle et moi. Ca ne me froissait pas vraiment, puisque je la comprenais très bien, mais c'était pour le principe. Ne jamais se laisser faire, voilà ce que le collège m'avait appris. Et quelle satisfaction de sentir le doute et l'épouvante subtilement s'insinuer dans son esprit, exprimées à travers l'agitation subite de son corps sur mon épaule. Satisfaction.  « - Tu... Tu n'oserais pas quand même ?! »

C'était vraiment une idée à la con. J'ai mal. Je regrette. Ma bonne humeur, dissimulée, entassée sous l'irritation instantanée qui accompagne ma chute. Je réprime l'envie de m'en prendre à mon amie, qui n'y est pour rien. Avec plus de frustration encore, j'imagine trop bien l'exquis sentiment de victoire qui doit infuser en elle. Fait chier.  Si je m'attendais à ce qu'elle se relève vite, il n'en est rien, et lorsqu'elle bouge enfin, c'est pour m'humilier plus encore ; fichue femme à fort caractère. Elle pouvait pas laisser passer l'occasion, pas vrai ? Son pied s'appuie sur moi et elle crie fièrement sa victoire à St-Pétersbourg entier.« - Et voilà.. La prise de la baleine ! » La joie qu'elle communique à l'assistance est contagieuse, et c'est l'ombre d'un sourire qui se dessine bientôt sur mon visage. Bon, on va pas râler toute la journée. Juste parce que je suis un chieur, lorsqu'elle me laisse enfin me relever je bougonne « - C'est bon? T'as fini ton cinoche ?! Allez, viens, on s'tire de là! » Je lui attrape la main pour ne pas lui laisser le temps de me contredire et je file le plus vite possible, espérant que l'histoire de "la jeune femme qui se prenait pour une sirène" ne deviendrait pas l'histoire de "la baleine qui domina l'homme". Allez, on file. Zelda et moi, on embarque dans ma caisse et on décolle. J'lui laisse pas le choix de la destination. La pauvre (bien qu'on ne sache plus trop qui est l'accidenté entre elle et moi) est encore toute trempée, et c'est pas terrible pour elle...

Direction Nevski, le coeur de la ville. Ici, on trouve tout ce dont on a besoin. J'me gare, j'intime à Zelda de rester là-dedans et je file fissa. Non pas que j'aime la laisser seule dans une voiture, ou que je ne veuille pas d'elle, mais elle ne peut pas sortir comme ça. J'entre dans le premier magasin de vêtement que je puisse trouver, et j'interpelle une vendeuse au pif : « - Bonjour ! Heu, je recherche...  je recherche n'importe quel ensemble de vêtements que vous ayez. Il me faut juste un haut, un bas rapidos. Prenez le plus joli, le plus cher, j'm'en fous - c'est là que je me rends compte qu'il manque un détail. La taille ? Taille mannequin, j'en sais rien moi, prenez petit. » La vendeuse me décoche un regard incrédule, déboussolé. C'est vrai qu'elle doit pas voir ça tous les jours. Je lui demande pas de comprendre, juste d'exécuter. Lorsqu'elle capte enfin, elle se bouge son derrière et me cherche ce que j'ai demandé, demandant des précisions que je balaye d'un geste de la main ; futiles questions, j'y comprend rien en vêtements féminins, j'suis qu'un mec de base. Tout ce que je sais, c'est que Zelda a besoin de vêtements dans l'immédiat. Je récupère le bordel et paye sans même demander le prix (même si mes yeux doivent s'arrondir un minimum devant la somme). C'est limite si je jette un œil à ce qu'elle m'a donné ; j'lui fais confiance, elle connaît sans doute son métier. A pas de géant je regagne la voiture, ouvre la portière et dans un grand mouvement théâtral balance l'ensemble à mon amie. « - Tiens, voilà pour toi, reine des baleines ! »


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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Mar 22 Juil - 17:59

Dans une telle position, elle se sentait bien plus forte que le pauvre Wren, toujours le visage au sol. Et elle en jouait. Chose qui semblait amuser la galerie. Cependant, les paroles blasées de l'homme sortirent rapidement Zelda de ses pensées. « - C'est bon? T'as fini ton cinoche ?! Allez, viens, on s'tire de là! » La jeune femme s'agenouilla à ses cotés, lui tendant une main afin de l'aider à se relever. Main qu'il attrapa rapidement. A eux deux, ils formaient un sacré duo. L'une trempée de la tête aux pieds tandis que le second était désormais couvert de terre et de poussière. Cependant, avant qu'elle n'ai pu faire la moindre remarque sur leur apparence plus que douteuse, Zelda se senti presque volée, emportée par la poigne ferme de Wren qui filait déjà vers sa voiture. Pendant quelques minutes, elle le suivit docilement et entra dans le véhicule. « - Wren ! Stop ! » Trop tard, moteur allumé, il semblait déjà filer à toute vitesse dans les rues de Saint Pétersbourg. La fille de joie osa un coup d'oeil au compteur de vitesse et, comme elle aurait pu s'en douter, son ami ne semblait pas vraiment se préoccuper des limitations de vitesse. « - Wren, je suis sérieuse ! On a oublié le vélo ! Et très franchement, je pense pas qu'il se dise "tiens, je vais faire marcher mes pédales et rentrer tout seul, comme un grand !" » Elle soupira et leva les yeux au ciel.

La voiture fini par stopper sa course folle dans un quartier qu'elle ne connaissait que trop bien : le sien. Elle fronça les sourcils alors que Wren se garait. Tout comme lui, elle s'apprêtait à sortir de l'auto mais fut rapidement rembarrée par l'homme qui lui intima de rester sagement dans la voiture. A nouveau, vexée, elle se mit à bouder en croisant les bras sur sa poitrine. Elle profita du fait que Wren soit de dos pour lui tirer une grimace, digne d'une enfant de cinq ans. Zelda tenta de voir où il partait, en vain. Elle fini par augmenter le volume de la radio à s'en faire péter les oreilles et, occasionnellement, celles des badauds aux alentours. Un nouveau soupir passa la barrière de ses lèvres, traduisant sans grandes difficultés son agacement. Néanmoins, la silhouette de Wren fit à nouveau son apparition ce qui la détendit quelque peu. Vraiment peu !  « - Mais qu'est ce que tu fichais encore ? Tu pouvais vraiment pas attendre pour voir ta conquête du jour ? » Zelda, énervée ? Si peu. Elle fronça les sourcils, continuant de bouder comme une enfant. « - Tiens, voilà pour toi, reine des baleines ! » Elle sursauta et regarda le paquet désormais sur ses genoux. Oubliée sa mauvaise humeur, elle s'empressa de l'ouvrir. Des vêtements. Ceci l'obligea à regarder ceux qu'elle portait. Une petite grimace se dessina sur le visage de la russe. « - Tu sais quand même que la baleine, c'est toi, hein ? » C'était sa façon à elle de le remercier. Sans plus attendre, elle lui fit signe de se retourner et se dépêcha de retirer son tee shirt trempé afin de passer le nouveau. Elle fit de même pour le jean et, une fois les vieux vêtements humides récupérés, elle les fourra dans le paquet qu'elle posa à l'arrière du véhicule. « - C'est bon ! »

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Mar 22 Juil - 21:15


« - Wren ! Stop ! » Stop quedalle; j’avais décidé de bouger et je comptais pas m’arrêter avant d’avoir atteint mon objectif premier, soit me tirer de là. C’est après avoir roulé pendant dix bonnes minutes que je compris que j’aurais dû écouter Zelda. Comme quoi, faut parfois les écouter ! « - Wren, je suis sérieuse ! On a oublié le vélo ! Et très franchement, je pense pas qu'il se dise "tiens, je vais faire marcher mes pédales et rentrer tout seul, comme un grand !" » J’me disais bien que j’avais zappé un truc. Haussement d’épaules ; franchement c’était qu’un détail au vu du reste. Moi, ce qui m’importait, c’était d’acheter des vêtements à mon amie pour qu’elle sèche et qu’elle tombe pas malade, tandis qu’elle se préoccupait d’un deux roues non motorisé ; amoché ! qui plus est. On avait pas franchement le même sens des priorités, c’était le moins qu’on puisse dire. « –Mouais, si c’est qu’ça, j’t’en rachèterai un autre. » Ah, vantardise du riche homme d’affaires, quand tu nous tiens. Oui, j’avais de l’argent, et j’avais, comme tous ceux de ma classe, cette énervante façon de le rappeler aux gens qui me l’entourent. Cette façon de dire que tout problème d’argent n’en était pas un, cette manière de le montrer sans réellement le dire. Qu’importe, j’osais espérer que Zelda ne m’en tiendrait pas rigueur ; que ce soit pour le vélo, ou mon arrogance. Lorsque je l’avais délaissée dans ma voiture flambant neuve pour lui acheter des vêtements, j’avais deviné à son expression qu’elle bouderait à mon retour. « - Mais qu'est ce que tu fichais encore ? Tu pouvais vraiment pas attendre pour voir ta conquête du jour ? » Elle était pas contente. Une vraie vipère, quand elle voulait. C’est alors que je lui balançais cette divine remarque accompagnée du sac de vêtements achetés, me faisant sarcastique un instant encore. Elle tira une petite grimace, comme contrariée de m’avoir fait un reproche pour rien, et me rétorqua « - Tu sais quand même que la baleine, c'est toi, hein ? » De, rien, ça m’a fait plaisir – pensais-je silencieusement. Je souris tout de même, car il était difficile d’être bougon en sa présence. Elle arracha les atours du sac pour se changer rapidement à l’intérieur de ma voiture, et je la lorgnais tout du long, comme tout homme qui se respecte. Faut savoir reconnaître le Beau quand on le voit. « - C'est bon ! » Tu m’étonnes que ça l’est, mon pote ! Maintenant que c’était fait, je n’avais pas trop d’idée pour la suite des choses. « – Qu’est-ce qu’on fiche, maintenant ? Je te dépose chez toi, ou t’as envie d’autre chose, pendant qu’j’suis là ? » Personnellement, j’avais rien de prévu, comme quasiment tous les week-end. Je ne voulais pas la retenir, et mon opération de sauvetage héroïque s’arrêtait là. C’était désormais à elle de décider du prolongement de la matinée.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Mer 23 Juil - 14:42

« - Mouais, si c’est qu’ça, j’t’en rachèterai un autre. » Toujours dans la voiture, bras croisés sur sa poitrine, elle fronça à nouveau les sourcils et porta son regard bleuté sur l'homme au volant. « - Non mais t'es sérieux là ? J'suis pas une femme qu'on achète facilement pour la consoler. » Elle laissa passer un blanc et roula des yeux. Son regard se porta ensuite sur le paysage qui défilait à une vitesse folle. En repensant aux mots qu'elle avait pu prononcer, Zelda senti un petit sourire en coin se dessiner sur son visage de poupée. Au fond, la situation était des plus comiques car étant une prostituée, fille de joie, catin, pute et tous les synonymes qui vont bien, elle restait bel et bien une femme que l'on achète. Pour une nuit, ou plusieurs. Mais, dans tous les cas, elle revenait avec de l'argent en échange de son corps et de sa présence. Chose que Wren ne savait pas et dont elle ne voulait absolument pas parler. Au fond, la jeune femme espérait qu'il ne relève pas. Elle soupira légèrement et sortie rapidement de ses pensées au moment où l'homme se gara dans la rue principale de Nevski.

« - Qu’est-ce qu’on fiche, maintenant ? Je te dépose chez toi, ou t’as envie d’autre chose, pendant qu’j’suis là ? » Zelda le regarda avec son éternel petit sourire en coin et bondit sur le siège passager. Sans attendre, elle sorti de l'auto, claquant peut-être un peut trop fort la portière et, d'un simple mouvement de la tête, elle intima Wren de la rejoindre. « - Tu crois vraiment pouvoir te débarrasser de moi comme ça ? » Elle arqua un sourcil et tendit la main, espérant qu'il bouge enfin son derrière de la voiture. « - Allez, viens. Je connais un café sympa. Et puisque monsieur le sauveur n'a pas pensé aux croissants, j'ai faim moi. » Zelda, ventre sur pattes ? Si peu ! Passant son bras sous celui de l'homme enfin à ses cotés, elle commença à le tirer dans les rues de ce quartier qu'elle connaissait comme sa poche. Elle bifurqua plusieurs fois avant de se stopper devant un petit café à l'allure simpliste, loin du tape à l'oeil de l'avenue principale de Nevski. La jeune russe lança un regard en biais à son ami sans jamais se défaire de son petit sourire en coin. « - C'est un café français. Donc avec de vrais croissants ! Et du vrai café. » Le tirant à nouveau, elle les fit entrer dans le lieu. L'air ambiant sentait le pain et toutes ces petites viennoiseries françaises dont elle raffolait tant. Zelda fini par lâcher le bras de l'homme et s'installa sur un tabouret haut, style bistrot. Elle croisa ses jambes l'une sur l'autre, sachant déjà quoi prendre pour son petit déjeuner.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Mer 23 Juil - 17:22


« - Non mais t'es sérieux là ? J'suis pas une femme qu'on achète facilement pour la consoler. » Vraiment ? De mon point de vue, tout s'achetait, et une femme d'autant plus. A partir d'un certain prix, tout le monde commence à sérieusement réfléchir. C'est lorsqu'Alfred, mon pote de collège, me disait : "Wren, si j'te donne 200 balles, est-ce que tu embrasses la fille la plus moche de l'école" que je pris conscience de cette vérité internationale ; tout s'achète. A-bso-lu-ment tout ; les secrets, le silence, le pouvoir, la vie ou mort. Le capitalisme ne s'étendait pas qu'à ce qui est matériel, non. Plus tard, c'était mon père qui me l'avait dit, m'expliquant pourquoi il avait toujours désiré avoir encore plus d'argent dans sa vie. Vouloir tout contrôler, être maître de son propre avenir, sans avoir à subir le courroux des puissants de ce monde ; voilà l'attrait de l'argent qui l'avait séduit dès l'âge adulte. Bon élève, j'avais suivi son modèle, et il avait fait de moi l'un des êtres les plus avides ici bas. L'un des plus grands plaisirs de ma vie, c'était d'assouvir tous mes désirs, que ce soit la glace au chocolat achetée à une heure non raisonnable où la toute dernière veste de couturier hors de prix. Mais je n'allais pas lancer le débat sur le prix des choses avec Zelda. C'était le genre de sujets qui pouvaient vite dégénérer lorsqu'on en parle avec moi... Lorsqu'elle fut changée, j'attendis qu'elle m'indique son choix ; rester, partir, tout ce qu'elle voulait. « - Tu crois vraiment pouvoir te débarrasser de moi comme ça ? » Elle quitta précipitamment la voiture, et me tendit la main pour que j'en sorte également.« - C'est que j'ai des filles qu.. »« - Allez, viens. Je connais un café sympa. Et puisque monsieur le sauveur n'a pas pensé aux croissants, j'ai faim moi. » Sans me laisser le temps de faire de l'humour, elle m'entraina dans Nevski comme je l'avais entrainée quelques dizaines de minutes plus tôt dans la journée, bras dessus bras dessous. Je la suivis, mon ventre se faisant soudain bruyant ; la pêche à la baleine, ça donne faim! Et il est vrai que je n'avais eu le temps de prendre un petit-déjeuner au réveil. Salivant à l'idée d'un repas, et curieux de savoir où elle m'emmènerait, j'étais pour une fois étrangement silencieux. Lorsque nous arrivâmes devant, elle s'exclama « - C'est un café français. Donc avec de vrais croissants ! Et du vrai café. » et me fit entrer avec elle. Oh, la langue de Molière. Sexiste, mais cultivé le Wren. Je répondis au sourire qui éclairait son visage par un sourire tout aussi éclatant, et m'asseyait à ses côtés. « - J'suis pas un spécialiste de la culture française, alors à toi de me choisir ce qu'il y a de meilleur. J'te fais confiance Zeldouille. » En attendant qu'elle se fasse servir, je m'enquerrait de son avis sur les vêtements achetés, espérant une réponse un peu plus aimable qu'auparavant : « - Alors, les fringues te plaisent ? J'ai bien choisi ? » Comment ? Je n'avais pas choisi ? Les petits mensonges n'ont jamais tué personne...


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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Jeu 24 Juil - 14:07

Le temps de quelques secondes, elle ferma ses yeux bleus et inspira longuement, emplissant ses poumons de la délicieuse odeurs de pain chaud, de croissant et de café qui régnait en maîtresse dans la pièce principale. Bien qu'elle n'ait jamais eu l'occasion de se rendre réellement en France, ce petit café au cœur de la Russie la berçait d'illusions et la faisait voyager dans un certain sens. Lorsqu'elle ouvrit à nouveau les yeux, la jeune femme posa le regard sur son ami et s'installa sur un tabouret, lui intimant d'en faire de même. A nouveau, son regard flâna dans la pièce, s'attardant sur telle ou telle viennoiserie. Elle en salivait déjà et, comme pour lui rappeler qu'elle n'avait rien avaler depuis la veille au soir, l'estomac de la russe se mit à gargouiller. Peut-être un peu trop fort à son gout. Comme pour tenter de masquer le bruit de son ventre, elle plaqua ses fines mains dessus et offrit un petit sourire à Wren. « - J'suis pas un spécialiste de la culture française, alors à toi de me choisir ce qu'il y a de meilleur. J'te fais confiance Zeldouille. » Ravie d'être sollicitée, la jeune femme se redressa sur son siège et commença à énumérer les meilleurs choix - d'après elle - dans un français qui se laisse comprendre malgré un accent russe bien trop dominant. « - Alors... Il y a le croissant. C'est la meilleure des choses qui existent sur cette planète je crois ! » Un petit rire traversa ses lèvres alors qu'elle pointa ledit croissant en vitrine afin de montrer à Wren. Son doigt passa ensuite devant un petit pain. Comme pour approuver ses dires, son ventre chantonna à nouveau. Zelda ne pu s'empêcher de rouler des yeux. « - Le pain blanc au chocolat c'est pas mal aussi. C'est le principe du pain au chocolat mais dans un pain différent. Pas comme le croissant. » Pas sur que Wren comprenne réellement ce qu'elle voulait dire par la mais qu'importe, elle continua sur sa lancée, citant tous les petits pains, passant de la baguette beurrée au pain au chocolat traditionnel sans oublier les petits pains au raisin et autres petites gourmandises qui feraient prendre dix kilos rien qu'en y jetant un petit coup d'oeil. Avec son monologue, la brune ne laissa pas vraiment son ami en placer une et, s'en rendant compte, elle se calma, ralentissant son débit de parole. « - Sinon, ce qu'on peut faire, c'est prendre un assortiment de tout comme ça, tu vois ce que tu préfères. » Et ainsi, implicitement, elle pourra se remplir l'estomac et manger comme l'ogre qu'elle était en vérité. Elle héla le serveur et, lui dégainant son plus beau sourire - et le plus charmeur, soit dit en passant -, elle passa commande et rajouta à cela deux cafés. A nouveau, elle se senti saliver rien qu'à la pensée de ce petit déjeuner de roi qui l'attendait. Néanmoins, la voix de Wren, bien discrète au cours de ces dernières minutes, la sorti de ses rêves culinaires les plus fous. « - Alors, les fringues te plaisent ? J'ai bien choisi ? » Elle avait presque oublié ce petit détail. Baissant le regard, elle pris le temps de réellement observer la tenue choisie par l'homme. Un haut coloré mais pas trop tape à l'oeil ainsi qu'un jean, tout ce qu'il y avait de plus banal mais pourtant, qui avait son petit charme. « - C'est parfait ! Par contre, je me souviens pas t'avoir donné ma taille de fringues. T'as eu un coup de bol je crois. » Elle laissa échapper un petit rire et se retourna légèrement en voyant le serveur arriver avec un large plateau. Sautillant presque sur son tabouret, elle le regarda marcher. Si cela aurait été possible, Zelda aurait bondit et serait aller chercher elle même le plateau, en mangeant une bonne partie avant d'arriver à la table. Ventre sur pattes, son deuxième prénom.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Jeu 24 Juil - 17:51


La France. Voilà un pays qu'il fallait visiter. En tant que parfait touriste, je n'avais jamais encore visité le pays dont la capitale était une des villes favorites des Américains, voire LA favorite. Le pays aux femmes raffinées, le pays de la mode, du vin, du fromage et des cuisses de grenouille. Le pays de la tour Eiffel, le pays de la culture. Ah, que de choses à découvrir dans l'hexagone qu'est la France! C'est donc désolé de mon absence de connaissances en petit-déjeuner que je laissait le choix à Zelda, chose qu'elle fit avec un empressement et une emphase pleine de réjouissance. « - Alors... Il y a le croissant. C'est la meilleure des choses qui existent sur cette planète je crois ! Le pain blanc au chocolat c'est pas mal aussi. C'est le principe du pain au chocolat mais dans un pain différent. Pas comme le croissant. ».  Elle me désignait les mets ça et là dans la vitrine du café, tendant sa main gracieuse sur les différentes spécialités accompagnant le tout de gargouillements et de regards envieux. Eh ben, j'n'étais pas le plus affamé des deux! Je souris, amusé. Je découvrais là en elle une personnalité cachée, celle de la petite-fille rêveuse secrètement amoureuse d'un pays lointain. Quelque part, c'était aussi drôle que touchant. Zelda continuait à discuter, proposant enfin une solution alternative qui semblait tant lui convenir à elle qu'à moi : « - Sinon, ce qu'on peut faire, c'est prendre un assortiment de tout comme ça, tu vois ce que tu préfères. » Je hochais vigoureusement la tête ; c'était donc décidé. Va pour l'assortiment de bouffe, et en avant la ripaille. La commande fut passée, ajoutant à cela un café pour chacun de nous, et, fidèle à ma préoccupation pour l'argent, me promis de lui offrir le petit-déjeuner. J'enchainais sur une conversation toute autre, désireux de savoir si les vêtements de secours lui convenaient, même s'il me semblait impossible qu'un habit ne lui aille pas. Elle s'examina pour la première fois depuis leur achat, et commenta : « - C'est parfait ! Par contre, je me souviens pas t'avoir donné ma taille de fringues. T'as eu un coup de bol je crois. » « - Mais non ! J'ai juste l'oeil. » Clin d'oeil entendu sur la réputation que j'avais avec les femmes alors que nous savions tous deux qu'en réalité, y'avait pas de quoi se vanter de mes compétences en atours féminins. Sans me laisser le temps d'apprécier le décor du café, le serveur revint en un temps record avec notre commande. J'observais Zelda; cette dernière lorgnais le plateau du jeune homme, prête à se jeter sur la bouffe avant même que la planche en bois ne touche la table. D'humour joueuse, c'est ainsi que je le recevais : « - Posez donc le plateau plus près de ma copine, elle est affamée! » J'accompagnais l'entrée en matière d'un sourire enjôleur, et me tournait vers Zelda pour l'interpeller « - Hein choupette ? » Je mimais un horrible mouvement de lèvres ressemblant à un affectif baiser, espiègle. J'étais sûr et certain qu'elle n'allait pas du tout apprécier, et j'en riais déjà d'avance ! Bon appétit, Zeldouille !

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Ven 25 Juil - 15:21

Zelda se retourna vivement vers le serveur qui arrivait, plateau en main. Elle le regarda - le plateau, pas l'homme, bien que mignon dans son genre - avec une envie de le dévorer non dissimulée. Elle était prête à bondir dessus et à tout engloutir, même si cela voulait dire qu'elle laisserait Wren sans rien. L'idée ne sembla pas la déranger au plus. « - Posez donc le plateau plus près de ma copine, elle est affamée! » Levant les yeux au ciel comme à son habitude, la jeune femme ne releva pas réellement, continuant de suivre le plateau d'un regard plus envieux que jamais. Son ventre gargouilla à nouveau au moment même où le serveur posa le plateau en bois sur la table. Instinctivement, elle posa ses mains sur son estomac, tentant d'étouffer le bruit, en vain. L'odeur des viennoiseries encore chaudes voir tièdes pour d'autres chatouillait les narines déjà sensibles de la fille de joie plus qu'affamée.  « - Hein choupette ? » Elle releva la tête vers lui et grimaça en voyant l'espèce de baiser qu'il tentait de mimer. L'un de ses sourcils fins se arqua sur son visage et secoua vivement la tête. « - Choupette, vraiment ? T'es allé piocher ça où, mon vieux ? » Elle lui offrit un petit sourire espiègle tandis que son regard jonglait entre le visage de Wren et son petit-déjeuner qui était face à elle, la narguant. Car, bien qu'affamée, Zelda restait une femme polie, attendant que son ami commence pour pouvoir se jeter sur le plateau. Avec retenue tout de même. Elle attrapa d'abord la tasse de café encore fumante. Petit à petit, elle réchauffait ses mains. Bien qu'elle s'était changée, Zelda sentait ses cheveux qui, par moment, gouttaient encore dans son dos. Tel était l'inconvénient des cheveux trop longs. Ils mettaient du temps avant de sécher ou même de dégorger. Elle bu une longue gorgée du liquide chaud qui lui brûla légèrement le palais, les papilles et la gorge. Elle n'y prêta pas attention, bien trop concentrée sur le réchauffement de son petit corps. Elle fini par reposer la tasse à coté du plateau qui, une fois de plus, attirait son regard. Elle fini par céder et pris un petit croissant. En mordant allègrement dedans, elle se senti revivre. « - Déscholée mais ch'est chuste trop bon ! » La jeune femme oublia ses bonnes manières aussi vite qu'elles lui étaient venues quelques minutes plus tôt. Elle s'empressa de finir, ou plutôt d'engloutir, le croissant. Bien qu'elle se sentait mieux, elle n'était pas rassasiée, loin de là. Redescendant de son petit nuage, elle oublia presque le plateau et se concentra sur le pauvre Wren qu'elle avait laissé de coté. Face à de la nourriture, elle était capable de réellement oublier ses amis. L'homme en était la preuve. « - En fait, t'avais des trucs de prévu aujourd'hui ? Si on oublie le fait que tu ai été gentil en venant à ma rescousse. » Un nouveau sourire Colgate s'afficha sur son visage une fois qu'elle eut fini de vérifier qu'elle n'avait rien entre les dents. De façon discrète bien entendu.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Ven 25 Juil - 21:15


Beaucoup de femmes auraient apprécié être comparée à ma petite amie, ne serait-ce que par humour. Combien avais-je déçu, leur promettant romance et fortune pour me glisser hors des draps au petit matin, silencieusement ? Mais Zelda n'était pas comme ça ; elle n'en parlait pas, mais j'avais mon idée sur son vécu avec les hommes, et quelque chose me disait qu'elle avait été déçu par eux. En même temps, une beauté de son genre avait du attirer des recordmans de la connarditude, des mecs encore plus pointus que moi dans les promesses éhontés. Pas facile à imaginer, hein ?! C'est donc sans surprise que ma copine de dernière minute s'insurgea de ce lien inexistant entre nous. « - Choupette, vraiment ? T'es allé piocher ça où, mon vieux ? » Je riais fort, tant pour la répartie légendaire de mon amie que pour la mine déconfite du serveur, qui ne savait plus sur quel pied danser. C'était là un des petits plaisirs de ma vie, qui tournait une journée banale en un amusant moment. Rire, m'amuser, voilà la réelle raison de mon existence. Dès lors que le serveur nous eut délaissé à nos jeux, Zelda se jeta sur le plateau comme un somalien sur un quignon de pain (blague de mauvais goût, bonjour).  Pour ma part, j'attendais qu'elle se rassasie pour prendre ce qu'elle voulait bien me laisser ! Je goûtais lentement les mets, découvrant là la délicatesse des pâtisseries françaises, diamétralement opposées des lourdes dégustations russes. Tandis que nous nous régalions, une idée germait dans ma tête. Le silence s'était fait, signe d'un petit-déjeuner réussi. « - Déscholée mais ch'est chuste trop bon ! » Je lui souriais doucement. « - T'en fais pas! » Lorsque Zelda eut quasiment fini, notre conversation reprit. « - En fait, t'avais des trucs de prévu aujourd'hui ? Si on oublie le fait que tu aies été gentil en venant à ma rescousse.» « - Dit, tu viendrais avec moi en France? » Elle m'avait souri, et j'avais enchaîné sur un tout autre terrain, impatient. A vrai dire, nous avions quasiment parlé en même temps, et sans lui laisser le temps de finir j'avais mis sur la table mon idée toute récente ; impulsif, je l'étais parfois. Visiter un pays seul, c'était ennuyant, et je n'avais pas beaucoup plus d'ami qu'elle, que ce soit ici, ou ailleurs. Alors autant amener une des seules personnes que j'appréciais, et si qui plus est elle aimait ce pays... De la famille ? Mieux valait ne pas y compter. J'avais tiré un trait sur cet aspect de ma vie des années auparavant. Ma seule famille, c'était moi, et plus tard, un jour peut-être, il y aurait ma compagne et mes progénitures. Dans un lointain futur, cela va sans dire... Je fixais Zelda, buvant mon café à petites gorgées, sérieux. Passé, le temps de l'humour ; je lui laissais le temps de la réflexion.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Dim 27 Juil - 13:14

Bien trop absorbée par les mets qu'elle engloutissait, elle ne prêtait pas réellement attentions aux petites remarques de Wren.  Du moins, jusqu'à ce que la dernière demande de l'homme l'interpelle réellement. La russe arrêta presque immédiatement de mâcher, ouvrant de grands yeux. « - Dit, tu viendrais avec moi en France ? » C'était le genre de question à laquelle Zelda n'aurait pas forcément pensé. Elle reposa le morceau de pain aux raisins entamé en un petit coin du plateau et avala sa bouchée. Avant de répondre quoi que ce soit, elle bu une longue gorgée de café. Reposant la tasse sur la table, elle osa un regard vers lui. Pour une fois, Wren semblait plus que sérieux. Chose rare chez ce déconneur de première catégorie. Plutôt spontanée de nature, la fille de joie laissa un large sourire prendre possession du bas de son visage, l'illuminant réellement. « - Quand tu veux. » Réponse simple, courte, précise, qui en disait long sur ce qu'elle voulait. S'il lui demandait de partir maintenant, nul doute que Zelda aurait sauté dans l'avion en sa compagnie. Au fond, elle ne connaissait pas si bien que ça Wren, elle ne savait rien sur sa vie, outre ce qu'il laissait passer. Sa famille ? Jamais entendu parler. Ses copines ? Jamais vu un visage ou même une mèche de cheveux. Ce qu'il faisait de sa vie ? Ca oui, elle le savait mais jusqu'à lors, il était toujours resté plutôt vague. Dans un sens, Zelda ne s'était pas plus dévoilée. Voir moins. Il ne savait pas qu'elle se prostituait et il était hors de question qu'il puisse le supposer. C'était un peu son secret et le regard de Wren sur elle, ses activités, son amitié comptait plus que de raison pour la jeune femme.

Soupirant légèrement, elle repris son pain aux raisins qu'elle termina d'une bouchée. Elle posa ses mains fines sur son ventre désormais bien rempli. « - Alors, t'en penses quoi de ce petit paradis sur Terre ? » D'un simple geste de la main, elle désigna le café. Elle lança également un regard vers le plateau déjà presque vidé par ses soins. Comme pour mettre le coup de grâce, elle fit courir ses doigts vers une nouvelle petite viennoiserie et la mangea presque aussitôt. Un petit sourire se voulant innocent s'installa sur ses lèvres.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Dim 27 Juil - 18:21


En y réfléchissant mieux, pourquoi Zelda ? Certes, c'était une de mes uniques amies. Mais, mis à part qu'elle avait un caractère bien prononcé et qu'elle avait tout du moins autant d'humour que moi, je ne connaissais rien d'elle, de sa vie. Des amours, des amants, des amis ? Qu'en savais-je ?  Elle aurait pu tout aussi bien être mariée à un homme de la cinquantaine et mère de deux enfants que top model couchant avec son manager ; j'en avais fichtrement aucune idée. Mais qu'importe ! Foutaises le bon sens, la prudence et la peur d'agir ! J'étais un aventurier depuis mon plus jeune âge, j'avais rêvé de voyage du haut de ma tour et en ces temps là si on m'avait dit que je pourrais partager mon envie de découvrir avec des gens qui m'étaient sympathiques, j'aurais tout de suite signé. J'aurais fait mes valises en moins de deux et embarqué avec la personne en question. En cet instant même, mon regard s'était perdu dans celui de Zelda, envahi par les fantômes du passé. Je revoyais les catégoriques refus de mon père, le sourire surprotecteur de ma mère ; eux qui voulait faire de moi un aigle de la société avaient fait de mon enfance une cage, brisant de leur propre mains le lien nous unissant. Triste vérité. J'en aurais presque oublié que j'attendais une réponse. « - Quand tu veux. » Mon coeur loupa un battement devant la simplicité de son acceptation. L'enfant au fond de moi ne voulait pas y croire, et si l'adulte que j'étais n'avait pas pris le dessus, je l'aurais attrapé et nous aurions sauté dans le premier avion venu en direction de Paris (sauté, dans l'avion, hein). Mon sérieux se transforma lentement et sûrement en un sourire radieux, comme lorsqu'on reçoit sa première bicyclette à ses 6 ans. J'essayais de ne pas trop paraître trop enjoué lorsqu'elle orienta la direction ailleurs, comme on balaye un sujet clos. Je repris mon souffle à lentes inspirations. Le oui de Zelda était à mon bonheur ce qu'était la victoire du Tour de France au cycliste. « - Alors, t'en penses quoi de ce petit paradis sur Terre ? » « - Parfait ! » m'empressais-je de répondre. De toute façon, après une telle réponse, tout aurait pu l'être de mon point de vue (ou presque).  J'attrapais ce qu'elle avait appelé "croissant" avant qu'il n'y en ait plus, tant Zelda était gloutonne ce matin. Je le trempais dans mon café, sachant instinctivement que cela se faisait. Je laissais le goût de la viennoiserie imbibée de caféine se répandre sur ma langue, conservant un moment le morceau dans ma bouche avant de le laisser tomber au fond de ma gorge. Divin. Je crois que c'était un de mes meilleurs samedi matins depuis longtemps; depuis la nuit torride que j'avais passée avec un mannequin espagnol de passage ici, qui avait durée jusqu'au petit matin. Comparez le sport de chambre à un simple café avec Zelda, c'était vous dire la satisfaction que j'éprouvais présentement...

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Lun 28 Juil - 14:25

La France... Paris. La Tour Eiffel, le Louvre, l'Arc de Triomphe. Tant de choses qu'elle avait vu maintes et maintes fois en photos, en vidéos. Tant de choses dont elle avait rêvé plus jeune et même encore maintenant. Ces choses lui avaient toujours paru loin, inaccessibles. Mais avec Wren, elle semblait pouvoir les toucher du doigts. Elle lui adressa un large sourire tout en étant à moitié perdue dans ses pensées. Au final, à part une bonne partie de la Russie, jamais elle n'avait eu l'occasion de voyager. Ses parents n'étaient pas les plus pauvres, mais ils n'étaient pas non plus les plus riches donc ce genre de petites escapades ne lui avaient jamais été permises. Outre ça, elle n'avait pas à se plaindre de son enfance. Zelda n'avait jamais connu la misère, ni le fait de vivre dans le besoin. Puis, à son entrée à la Rose Rouge, elle avait décidé de tirer un trait sur ses envies de voyages et de découvertes, sachant pertinemment dans quoi elle s'engageait. En jouant les filles de bonne compagnie, elle n'avait plus le temps de se pencher sur ça, ni même d'y rêver. Un soupir traversa ses lèvres rosées alors qu'elle y portait la tasse de café. Le liquide avait bien refroidi. Trop peut-être même. La jeune femme reposa la tasse sur la table, l'oubliant presque totalement par la suite. « - Tu voyages souvent ? » Première question sur lui qu'elle osait lui poser. Ils ne parlaient jamais d'eux. Et Zelda n'avait même jamais cherché à en savoir plus sur son ami. Leur relation était parfaite telle qu'elle était. Des fois, en savoir trop sur une personne que l'on appréciait pouvait s'avérer un peu trop décevant. Elle ne voulait en aucun cas y faire face.

Sans se défaire de son petit sourire en coin, elle se redressa légèrement sur son tabouret, allant même jusqu'à pivoter dessus afin de poser son dos contre le mur, s'improvisant ainsi un dossier. Elle étendit ses jambes face à elle avant de les recroiser l'une sur l'autre. « - Parfait ! » La voix de Wren la fit redescendre sur Terre. Elle tourna son visage vers lui, un large sourire sur celui ci. Aussi débile que ça pouvait paraître, elle était vraiment contente de la réaction de son ami. Battant des cils, Zelda ne pu s'empêcher de se lancer des fleurs ironiquement. « - Je sais, je sais, j'ai des goûts parfaits que veux-tu. » Elle haussa les épaules et, d'un geste exagéré de la main, elle lança ses cheveux bruns en arrière.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Lun 28 Juil - 17:14



« - Tu voyages souvent ? » La question me prit presque au dépourvu. Zelda et moi ne nous interrogions jamais, se contentant de vivre l'instant présent sans forcer l'autre à dire ce qu'il voulait garder pour lui. Une relation simple, saine, et faite de sécurité. Ces trois ingrédients assuraient pérennité à notre amitié, et c'est tout ce dont nous avions besoin. La question qu'elle posait avait un caractère privé certain, même si ça ne me dérangeait pas d'y répondre ; c'est juste que j'étais surpris qu'elle s'y ose. Comme quoi, tout évolue. Je plongeais dans ma mémoire pour en extraire les fragments époustouflants de beauté récoltés au cours de mes séjours touristiques dans divers pays. « - Il y a quelques années, oui. J'ai fait pas mal de pays de l'Europe, et de l'Asie. Londres, Barcelone, Venise, Pragues, Shangaï, Bombay, Tokyo... j'en ai vu, des choses ! Oh, et puis, St-Pétersbourg, bien sûr! » Oui, j'avais vécu voyage dans mes débuts de carrière. J'avais vogué au fil de mes envies, m'émerveillant de tel architecture, salivant de telles particularités culinaires, ouvrant grand les yeux de stupéfaction sur telle coutume. Puis un ange m'avait attiré ici. Ange perdu, ange que je n'avais jamais retrouvé, mais en gardant cet espoir j'avais fini par intensifier mes voyages à St-Pétersbourg pour finalement m'y installer. Depuis, je n'avais pas eu le courage de repartir. Et puis, j'y avais rencontré les premières personnes essentielles à mon existence, dont princesse des baleines, aka Zelda. « - J'ai pas vu le tiers de ce qu'il y a voir, mais quelque part, ça me rassure! Et toi? » La moindre des choses, c'était de lui retourner la question. Machinalement, en nerveux que j'étais, je me mis à jouer avec ma tasse de café, la tournant dans tous les sens. J'étais de ces gens qui ne pouvaient s'empêcher de faire bouger leurs doigts, ce qui avait le don d'agacer les autres en général ; tant mieux, agacer les autres, c'était ma spécialité.

Le café était à ma convenance, ce qui semblait faire plaisir à celle qui m'y avait entraîné. « - Je sais, je sais, j'ai des goûts parfaits que veux-tu. » Elle jeta ses cheveux en arrière avec sa main, genre pub shampoing. Niveau modestie, on devait à peu près être ex-æquo. Je riais doucement, amusé, et terminais ensuite mon café. J'imaginais bien Zelda voyager, et rester dans les souvenirs de ces hôtes au nom de la "belle étrangère dont on rêve parfois". Oui, cela semblait le genre d'histoires viable quoiqu'un peu idyllique. Hors, l'idylle n'existe pas, ou peu, et je le savais bien. Et elle ? Dur de savoir.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Mer 30 Juil - 0:50

Pourquoi lui avait-elle donc posé cette question à la fois anodine et personnelle. Elle n'en avait pas la moindre idée. C'était sorti comme ça, tout seul, sans réellement prévenir. Peut-être que l'effet cosy du lieu dans lequel ils se trouvaient et ce petit-déjeuner partagé avaient créé une sorte d'ambiance un peu plus personnelle et intime, la poussant à en savoir plus que de raison sur celui qui était son ami. Peut-être le plus important en ce moment précis bien qu'il était probablement celui qui en savait le moins sur elle, sa vie, sa famille ou même ses activités. Néanmoins, Wren répondit presque aussitôt sans montrer aucune difficulté ni réticence. « - Il y a quelques années, oui. J'ai fait pas mal de pays de l'Europe, et de l'Asie. Londres, Barcelone, Venise, Pragues, Shangaï, Bombay, Tokyo... j'en ai vu, des choses ! Oh, et puis, St-Pétersbourg, bien sûr ! » Il ne fallut que quelques malheureuses secondes pour que Zelda se perde, buvant chacune de ses paroles. Dans un certain sens, elle s'imaginait voyager aussi dans chacune des villes que l'homme citait. Elle ne pouvait s'empêcher de l'envier un minimum. Il avait pu vivre et découvrir toutes ces choses qu'elle même avait rêvé toute son enfance et son adolescence, en vain. Elle était toujours restée coincée là. On pouvait clairement dire qu'elle n'avait pas eu la même chance que Wren. « - J'ai pas vu le tiers de ce qu'il y a voir, mais quelque part, ça me rassure ! Et toi ? » Un petit sourire penaud et nettement plus timide que d'ordinaire se dessina sur le visage de poupée de la jeune femme. Elle eut un petit haussement d'épaules et fini par relever le regard afin de le poser sur son accompagnateur.  « - Est ce qu'être allée à Moscou deux ou trois fois peut compter comme un voyage ? Même si la première fois, je m'en souviens pas et c'était un aller simple pour Saint-Pétersbourg. » Elle eut un petit rire léger. Cette première fois faisait allusion à son adoption, chose que Wren ne savait pas. Chose que peu de personne savait à dire vrai. Non pas qu'elle en avait honte et cherchait à tout prix à le cacher, loin de là. Cette adoption, ca faisait parti d'elle. Point. Mais à nouveau, entre Wren et elle, les choses n'allaient pas dans ce sens. Ils ne se confiaient pas, ils ne parlaient pas d'eux. Hormis maintenant suite à la question de la russe. Soupirant, elle croisa à nouveau ses jambes l'une sur l'autre. Mauvais tic qu'elle avait. « - J'ai bien envie d'aller en Australie, me faire dorer la pilule au soleil. Ca changera de la neige de la Russie. » lâcha-t-elle dans un nouveau petit rire cristallin. Elle leva les yeux au ciel, se promettant qu'elle finirait bien par y aller.

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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Jeu 31 Juil - 9:09


Même si les règles que nous nous étions imposé étaient tacites, nous les avions toujours appliquées jusqu’à présent. Mais la nature humaine est ce qu’elle est, curieuse, et il est bien difficile de s’attacher à quelqu’un sans jamais vouloir connaître ce dont sa vie est faite. Après tout, les liens sont d’autant plus résistants lorsque l’on connaît tout de l’autre. Mais d’autant plus dangereux également. Car peu à peu, les liens d’amitié viennent tisser leur toile sur votre coeur, et emportent une partie de votre âme lorsqu’ils se brisent, ce qu’ils finissent toujours par faire, inévitablement. En tout cas, c’est ce qui s’était passé pour moi, car jamais je n’avais connu de véritable ami ; l’ami qui, quoi qu’il arrive, reste à vos côtés. Quoi qu’il en soit, je crois que nous craignions tous deux que cette amitié simple ne se complique une fois chargée de nos secrets mutuels. Mais, les voyages que nous avions effectués chacun ne présentant aucun danger réel pour nous, je la laissais me dévoiler à son tour les visites de sa vie. « - Est ce qu'être allée à Moscou deux ou trois fois peut compter comme un voyage ? Même si la première fois, je m'en souviens pas et c'était un aller simple pour Saint-Pétersbourg. » Elle accompagna cet aveu d’un rire discret, comme gênée de n’avoir jamais réellement voyagé. Elle soupira et ajouta : « - J'ai bien envie d'aller en Australie, me faire dorer la pilule au soleil. Ça changera de la neige de la Russie. » Je vis dans son regard cette envie de partir un jour, de quitter sa contrée natale et de voir quelque chose de nouveau, ce même regard qui m’avait habité toute mon enfance durant, fixé sur les avions déchirant les nuages du ciel New-Yorkais. Je la sentais déçue et rêveuse à la fois, et cela ne me donna que plus envie encore de l’amener avec moi en France. « - Oh, et puis tu oublies le magnifique voyage en bicyclette dans la petite Neva! Bien peu l’ont fait, celui-ci! » Souriant, doucement, je coupais court à cette blague en ajoutant : « - Je veillerai à changer ça, ok ? Et puis, j’suis pas allé en Australie non plus. » Clin d’oeil complice, comme le font si bien les parents lorsqu’ils ont un secret avec leurs enfants. Peut-être, et je dis bien peut-être, qu’offrir des voyages à Zelda m’aiderait à rembourser ma dette. Quelle étrange relation que la notre ! Une amitié distante, cimentée dans le poids de la redevabilité et décorée de non-dits.


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MessageSujet: Re: ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)   Jeu 31 Juil - 14:06

Buvant chacune des paroles de l'homme, Zelda partait peu à peu dans une sorte de rêve éveillé. Elle tâchait de s'imaginer les lieux qu'il avait eu la chance de voir au cours de sa vie. Jusqu'à ce qu'elle redescende rapidement sur Terre, interpellée par une remarque de Wren. Et pas des moindres. « - Oh, et puis tu oublies le magnifique voyage en bicyclette dans la petite Neva ! Bien peu l’ont fait, celui-ci ! » Ses sourcils fins se froncèrent tandis que ses yeux roulèrent. « - Celle la, c'était petit, Cartwight ! » Elle eut un petit sourire en coin et leva, une fois de plus, les yeux au ciel. S'il avait été à ses cotés et non pas en face d'elle, Wren aurait très probablement - pour ne pas dire sûrement - reçu un coup de sa part. L'épaule semblait être un endroit parfait pour ce genre de petite frappe. « - Je veillerai à changer ça, ok ? Et puis, j’suis pas allé en Australie non plus. » Le sourire sur le visage de la jeune femme se fit plus franc, plus sincère que le précédent. Aussi futile soit il, elle prenait Wren au mot. Après tout, il la faisait déjà voyager bien plus que n'importe qui d'autre, et ce, simplement par des mots. « - Ok  ! Mais commençons par la France. » Elle lui rendit son clin d'oeil et, une fois encore, elle se laissa aller contre le mur, étendant ses jambes face à elle. Dans un sens, elle était vraiment heureuse d'avoir posé cette petite question qui, finalement, n'en dévoilait pas tant que ça sur l'un ou sur l'autre.

Terminant son café d'une traite et attendant que l'homme en fasse de même, la jeune russe se leva, bondissant même du tabouret et se posta aux cotés de son ami. « - Bon, ma baleine blanche, on y va ? » Elle afficha un large sourire Colgate sur ses lèvres, le tout après avoir vérifié qu'elle n'avait rien du tout entre les dents. C'aurait été le comble du ridicule suite à sa chute dans la petite Neva. Chose que Wren lui rappellerait sans doute de nombreuses fois après ça. Elle fini par l'attraper par le bras et, le tirant, elle les fit sortir du café. Tranquillement, sans se presser, elle marcha jusqu'à la voiture sans jamais le lâcher. Après tout, ce n'était pas comme s'il allait prendre ses jambes à son cou. « - Merci au fait. Et profite, je te le dirais pas tous les jours. » Elle lui lança un petit regard en biais et, devant l'auto, elle se décida enfin à lâcher son pauvre bras.


- fin du rp -

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ces amis qui ont la même déficience mentale que nous (wren)

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