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 (pv) say something i'm giving up on you ft. lenora

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MessageSujet: (pv) say something i'm giving up on you ft. lenora   Mer 21 Mai - 1:47


Right from the start. You were a thief you stole my heart and I your willing victim. I let you see the parts of me. That weren't all that pretty and with every touch you fixed them. Now you've been talking in your sleep. Aleksandr & Lenora

say something i'm giving up on you

Le temps filait, surement trop lentement ou trop vite. Le russe n'avait pas la moindre envie de rentrer, de sortir de cette zone de confort où il finissait par se complaire. Il passait la plus grande partie de son temps à son travail, évitant de franchir le pas de la porte, de croiser son regard qui voulait en dire long. Ils savaient. Elle savait qu'il était en train de se perdre doucement, de sombrer dans cette déchéance qui ne lui ressemblait pas. Le blond se perdait dans des vices, dans des travers qu'il n'avait plus la moindre envie d'éviter. Sa vie l'ennuyait. Son entourage. Son travail. Ses accomplissements. Il ne faisait que s'enfoncer, se perdre de plus en plus sans avoir la moindre envie de s'en sortir. À un moment ou un autre, il n'aurait d'autre choix que de rentrer, que de poser son regard sur elle. Sa femme. Elle avait été la femme de sa vie, mais elle ne pouvait échapper à ce torrent, à ce manque prenant qu'il ressentait jour après jour. Elle ne pouvait que s'y engouffrer, que se perdre dans cette folie, dans ce monde qui ne lui ressemblait pas. Il était clair que leur couple battait de l'aile, que rien n'allait pas vraiment. Aleksandr se contentait de fuir le domicile conjugal, de dormir dans une autre pièce que celle où dormait sa femme. L'envie de parler ne se faisait pas ressentir et il était normal qu'elle ressente le besoin de lui poser des questions. Il n'y avait pas vraiment de logique à ce qui était en train de se produire, pas de logique à ce qui se faisait ressentir dans le creux de son ventre. Un vide béant. Un trou sans fond.

Il laissa traîner les quelques dossiers sur le coin de son bureau, ils n'allaient pas changer de place pendant la nuit. Le sommeil le prenait et le russe n'avait d'autre choix que de partir, que de rentrer avant de s'endormir dans son bureau. Le chemin lui sembla long, littéralement vide de sens. Dans le fond de son esprit trônait une demoiselle, une brune qui n'avait rien à voir avec sa femme. Elle était jeune, trop jeune. Ce n'était pas lui de s'enticher d'une petite de la sorte, de se laisser tenter sans réellement céder. Il avait l'impression qu'elle le faisait revivre, le temps d'une soirée, mais ce n'était que provisoire. Aleksandr était en train de mourir de l'intérieur, de pourrir simplement. Il se gara, laissant son regard vaquer sur la maison quelques instants. Les lumières étaient encore présentes, signe qu'elle devait surement l'attendre ou vaquer à quelques occupations anodines. Un affrontement allait surement avoir lieu. Il ne pouvait pas éternellement fuir une conversation ou un contact. Un pas. Il poussa la porte de sa demeure, ne laissant aucun mot s'extirper de ses lèvres. Un silence qui devait se faire de plus en plus pesant dans cette routine largement platonique. Ce n'était qu'une façade. Qu'un restant de mariage en train de se détruire, de se briser sans qu'il ne prenne la peine de recoller les morceaux.

Aleksandr la chercha du regard pendant quelques instants. Elle n'était pas encore là, surement dans une autre pièce. Un soupir passa entre ses lèvres alors qu'il se dirigea vers la cuisine, retirant sa veste par la même occasion. Ses doigts s'attaquèrent à sa cravate qui lui semblait étouffante dans cette ambiance morose, maussade. Il ouvrit le réfrigérateur pour prendre une bière. Il avait besoin de se détendre, de laisser son corps se bercer dans une douce illusion de bien-être, parce que sa vie avait tout d'illusoire en ce moment. Elle n'était que frasque, que vide de sens. Ça le tuait de lui faire mal, parce qu'elle était sa femme depuis des années. Parce qu'ils avaient dû passer un tas d'épreuves ensemble, mais il ne trouvait pas les mots pour lui expliquer ce manque, parce qu'il n'y en avait pas. C'était un simple vide à même de le ronger, de le tuer. Des bruits de pas. Elle avait dû l'entendre rentrer. Il prit une gorgée de sa bière, laissant le liquide amer emplir sa bouche avant de se tourner pour poser son regard sur elle.
(c) Bloody Storm

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MessageSujet: Re: (pv) say something i'm giving up on you ft. lenora   Jeu 22 Mai - 17:15


 

 

say something i'm giving up on you.
Sans surprise, lorsqu'elle avait franchit le pas de la porte, personne ne l'attendait. Le contraire aurait été passablement inédit de toute manière. Cela faisait un nombre considérable de semaines que ce manège durait pourquoi soudainement les choses seraient-elles revenues à la normale ? De toute manière, espérait-elle encore que cela arrive, pas vraiment sûr. Elle n'avait plus réellement le temps ni l'énergie de tout faire pour amener son mari à lui parler ou lui expliquer ce qui lui arrivait en ce moment parce qu'elle avait d'autres chats à fouetter. Enfin si on peut dire ça vu la situation, bien entendu. Elle se focalisait plus sur son boulot que sur le reste. Classique comme moyen de se voiler la face vous me direz mais que pouvait-elle réellement faire d'autre à ce stade ? Elle entamerait bientôt la quarantaine et même si elle était encore une femme tout à fait désirable pour la gente masculine, elle ne l'était plus pour son conjoint et elle le voyait bien. Comment ignorer ça quand on sait que ce même regard qui à présent vous évite à la moindre occasion vous a autrefois dévorer avec désir ? Comment ne pas voir ce changement quand on a partager autant de temps ensemble ? Et que malgré tout, quelque part, on sent ce vide en soi...

Mais comme toujours, Lenora ne se laisse pas abattre. Ce soir comme tous les soirs, elle va préparer à dîner, faire ce qu'elle doit faire à la maison, passer quelques coups de fils à ses fournisseurs et ensuite, elle ira se coucher, seule dans son lit et elle s'endormira. Car même si intérieurement règne un chaos sans nom, aux yeux de tous elle reste la femme sûre d'elle qu'elle a toujours été. La preuve vivante qu'on peut avoir un physique avantageux et un cerveau. Et quel cerveau... Ce même cerveau qui refuse de fonctionner correctement dès qu'elle commence à vouloir obtenir des réponses à ce qui se passe entre eux, à ce qui a fait de son mari un simple étranger pour elle à présent. C'est d'ailleurs diablement frustrant pour elle de ne pas réussir à obtenir la moindre explication cohérente sur ce qui peut lui arriver. Mais comment pourrait-elle se faire une idée quand monsieur reste désespérément silencieux et absent ? Peut-être que si elle se laissait aller comme d'autres le faisaient face à ce genre de soucis en buvant ou en s'enivrant d'une quelconque manière, ça rendrait les choses plus faciles mais elle savait très bien que ça ne résoudrait rien, surtout pas une fois que tout ça aurait cessé de faire son petit effet. S'en est presque triste non, qu'elle en vienne à jalouser ces gens-là, qui peuvent se complaire dans l'illusion. En parlant d'illusion, elle se demande d'ailleurs pourquoi elle continue de porter son alliance puisque de toute évidence, elle n'a plus grand chose d'une femme mariée à présent, si ce n'est un nom qui n'est pas le sien. Et pourtant, elle l'a aimé ce nom -et celui qui le porte- et elle l'aime encore mais elle se dit que ma foi, si elle ne peut plus le rendre heureux ma foi peut-être vaut-il mieux qu'il trouve son bonheur ailleurs. Même si évidemment, elle s'en veut de ne pas pouvoir lui apporter ce qu'il lui manque pour faire de lui celui qu'il était auparavant.

Après avoir préparé le dîner et mangé ce dernier, elle laissait les restes, en cas où et prenait la direction de son bureau, non sans préalable prendre la peine de se servir un verre de bourbon. Non, elle ne se noierait pas de désespoir ce soir mais si elle voulait se détendre un tant soit peu tout en avançant dans ses comptes, ma foi c'était un élément essentiel à sa réussite. Et puis merde, elle avait bien le droit de prendre un verre si ça lui chantait. Ça n'était pas ça qui allait la rendre saoule de toute manière, en bonne russe qui se respecte, elle tenait l'alcool sans problème. Les minutes défilaient toujours, sans la moindre évidence que son cher et tendre époux allait rentrer. Les livres de compte étalés devant elle, ses lunettes sur le bureau et son verre à moitié vide, elle soupirait, lasse de tout soudainement. Elle fermait les yeux une seconde, tête appuyée contre le dossier de son fauteuil, histoire de se remotiver quand elle entendit la porte se refermer. Un regard en direction de la porte, elle hésite. Doit-elle aller le voir ou le laisser fuir une fois de plus ? Avant de s'en rendre compte, elle marche déjà vers la cuisine, refermant sur elle son gilet alors qu'elle s'appuie contre le chambranle de la porte, bras croisés, tête contre ce dernier et regard interrogateur. « Ravie de voir que tu te souviens encore de notre adresse. » énonce-t-elle tout simplement, sans la moindre trace de véhémence dans la voix en vérité. C'est plus une constatation qu'un reproche, même si ça devrait l'être.

 
© charney

 
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MessageSujet: Re: (pv) say something i'm giving up on you ft. lenora   Lun 26 Mai - 18:07


Right from the start. You were a thief you stole my heart and I your willing victim. I let you see the parts of me. That weren't all that pretty and with every touch you fixed them. Now you've been talking in your sleep. Aleksandr & Lenora

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Il se plongeait lentement dans une déchéance qu'il ne connaissait que très trop, se perdant dans des vices sans avoir envie de retourner en arrière. Aleksandr connaissait les vices de cette ville, les recoins de cet endroit, parce qu'à la base, il avait été chargé de monter un dossier sur la maison close pour la faire tomber. Maintenant, il se contentait de ce prétexte pour s'y rendre, pour s'y perdre sans écouter sa conscience, sans faire ce qu'il devait. Ça faisait quelques jours qu'il retardait son arrivée à la maison, qu'il passait largement plus de temps qu'il ne le devrait entre les murs de son bureau. Un peu de temps supplémentaire ne faisait pas de mal, il y avait tellement de choses à régler. C'était une façon d'éviter de parler, de la voir, parce qu'il n'avait pas la moindre idée de comment se sortir de cette impasse. Il n'avait pas la moindre idée s'il avait envie de se sortir de cette impasse. Le russe était simplement perdu, incapable de reprendre le contrôle de sa vie. Elle lui glissait entre les doigts. Lui qui avait été droit pendant tellement d'années, il accumulait les écarts de conduite depuis quelque temps.

Dans le fond de la cuisine, il ne pouvait que constater à quel point il se sentait vide depuis quelque temps. C'était lui. Lui qui se perdait doucement pour se retrouver incapable de ressentir le moindre frisson. Il n'en tenait pas vigueur à sa femme. Elle ne pouvait rien faire. Il avait l'impression que personne n'était apte à le faire remonter, à lui donner cet élan de vie qui lui manquait. Il avait perdu le goût à tellement de choses et elle en faisait partie. Elle comme le reste. Il entendit quelques pas. Ça ne pouvait être personne d'autre que sa femme. Celle avec qui il avait partagé sa vie pendant des années. Il prit une gorgée de sa bière, laissant sa femme faire son entrée. Le russe allait devoir lui parler, tenter de mettre quelques mots sur cette situation qui devenait de plus en plus fade. Il n'avait pas envie de lui faire du mal. Il n'avait pas envie de la briser, parce que malgré le fait qu'il agisse en égoïste, il respectait cette femme qu'il avait chérie pendant des années. Leur amour n'avait plus rien de fusionnel. Ce n'était que le restant de leur union auxquels ils tentaient de survivre. Cette passion. Cette envie. Cette tension à même de le rendre fou. Ça n'avait plus rien de réel, que de simples chimères du passé. Il se retourna, dénouant sa cravate pour la retirer complètement, ça lui donnait simplement l'impression qu'il était en train d'étouffer. Le russe laissa son regard se porter sur sa femme. Elle était belle. Elle n'avait pas fané avec le temps. Son visage avait pris une maturité, une sensualité qu'il ne pouvait nier. Lenora avait ce quelque chose à même de faire tomber plus d'un homme. Pourquoi pas lui? Pourquoi cette passion ne faisait plus partie de son être. Sa vie en entier lui semblait fade, lui semblait vide.

Un soupir passa entre ses lèvres alors qu'il prit une autre gorgée de sa bière. C'est de la vodka dont il avait besoin en ce moment, pas ce semblant d'alcool. Qu'importe. Il posa son regard dans celui de sa femme, observant ses traits. Elle ne devait pas être à son meilleur avec ce qui était en train de se passer dans leur vie commune. « Comme si je pouvais l'oublier.» Qu'est-ce qu'il pouvait réellement répondre à ce reproche. Elle ne semblait pas haineuse, mais il se doutait qu'elle lui en voulait, d'une certaine façon. Il n'avait pas encore franchi le pas, il n'était pas encore allez trop loin, mais ça allait surement finir par arriver. « Comment ça se fait que tu es encore debout?» Une simple question. L'heure était largement tardive et elle avait tendance à être dans le creux de son lit quand il rentrait. Ce n'était pourtant pas le cas. Il attrapa sa bière entre ses doigts avant de faire quelques pas pour se rapprocher d'elle. Délaissant le fond de la cuisine pour observer d'un peu plus près cette blonde qui avait été sa femme depuis des années. Il ne pensait pas se rendre là. Il n'avait jamais cru cette situation possible. C'était pourtant le cas. Aleksandr n'arrivait pourtant pas à partir, à laisser sa femme pour de bon.

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MessageSujet: Re: (pv) say something i'm giving up on you ft. lenora   Ven 30 Mai - 14:15


 

 

say something i'm giving up on you.
C'était terriblement rageant comme situation. Pour elle et pour lui, pour eux en tant que couple aussi. D'assister à tout ça sans parvenir à s'expliquer ce qui se passe et savoir quoi faire pour changer les choses. Pour ça, évidemment, il faudrait déjà qu'elle sache ce qui minait son mari mais vu que le dialogue s'était totalement rompu entre eux, ma foi, elle ne pouvait pas faire de miracle la pauvre. Aux dernières nouvelles, elle ne lisait pas encore dans les esprits -même si ça serait rudement utile vu la situation et le mutisme d'Aleksandr- . Et à force de se demander chaque soir, seule dans leur lit, ce qui pouvait être la raison de son absence, elle commençait elle aussi à ne plus avoir envie de rechercher une réponse. Ça n'était pas comme si en plus, elle cherchait à savoir à qui imputait la faute et qu'à chaque fois, elle sentait que c'était elle la responsable. Parce qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfants, parce qu'elle ne pouvait même pas être une femme comme une autre. C'était un coup dur de plus pour elle, que de savoir que c'était sans doute son incapacité à enfanter allait aussi très certainement lui coûter son mariage. De quoi lui remuer le couteau dans la plaie mais trop fière pour le montrer, elle gardait tout à l'intérieur et se réfugiait dans le travail pour ne pas craquer. Elle était peut-être mal mais sa fierté l'empêchait de laisser qui que ce soit la voir ainsi, encore moins son mari.

Ce soir, elle était encore debout c'est vrai, malgré l'heure et malgré ses habitudes récentes d'aller se coucher sans attendre son retour qui se faisait de plus en plus tardif de toute façon. Nul doute qu'il aurait préféré qu'elle le soit, pour éviter une fois de plus de la croiser et de devoir la regarder mais manque de bol, pour cette fois, il faudrait faire avec. Apercevant sa silhouette dans la cuisine, elle ressentit l'envie de se glisser derrière lui, de passer ses bras autour de sa taille, comme dans le temps, comme si dans ce simple contact tout pouvait encore redevenir comme avant mais elle savait que ça n'était pas le cas, juste un souvenir qui lui faisait un tour à revenir à la surface pour combler le manque qu'elle ressentait à présent en le voyant là, devant elle mais pourtant si loin à la fois. C'était terriblement douloureux de se dire qu'ils en étaient arrivés là alors qu'il n'y a pas si longtemps encore, tout allait bien entre eux. Après autant d'années à vivre ensemble, on peut tout surmonter ou du moins c'est l'impression que l'on a et là, à cet instant précis, la vérité lui saute à la figure: rien n'est jamais acquis. Non rien et certainement pas l'amour d'un homme. Et malgré la douleur, elle ne peut pas vraiment lui en vouloir parce qu'à ses yeux, c'est de sa faute et aussi parce qu'elle ne veut pas en arriver à le détester complétement. Il l'a rendu heureuse par le passé et ça elle ne peut pas l'oublier.

Voilà pourquoi elle ne l'accueille pas avec des reproches mais plutôt avec cette remarque qui se veut acerbe mais qui manque de véhémence car la lassitude a tout simplement pris le dessus au moment de quitter ses lèvres. Bien sûr qu'elle lui en voulait. Qui à sa place, après avoir passé dix ans à partager sa vie avec, ne lui en voudrait pas ? Mais elle ne voulait pas hurler, comme d'autres auraient pu le faire dans de pareilles circonstances. Elle se doutait bien qu'il finirait par la tromper, c'était même inévitable à ses yeux. Elle espérait simplement à ce stade qu'il lui dirait lui-même plutôt que de l'apprendre de la bouche de quelqu'un d'autre. Sa réponse lui fait hocher la tête sur le côté mais elle n'ajoute rien, préférant éviter de jeter inutilement de l'huile sur le feu. Ce qu'elle fait encore debout ? Elle regarde brièvement derrière elle en direction de son bureau avant de répondre. « Des choses à régler pour les approvisionnements et les factures. Moi aussi j'ai un boulot, juste pour rappel. » répondit-elle toujours sur le même ton. « Désolée de t'imposer ma présence pour cette fois. » finit-elle par lâcher malgré tout, soutenant son regard alors qu'il se rapproche d'elle.

Elle voudrait tendre sa main, toucher sa joue mais elle sait que ça ne ferait que le faire reculer ou en tout cas elle pense que c'est ainsi qu'il réagirait puisque de toute façon, voilà des semaines qu'il la fuit elle ou son contact. Elle pourrait le gifler aussi, ça n'était pas comme en un sens, il ne le méritait pas. Mais là aussi le résultat serait le même en fin de course et pour une fois qu'elle le voyait, elle ne voulait pas le voir disparaître de si tôt. Il faut crever l'abcès. Elle le sait, c'est ce qu'elle ferait dans un autre contexte en cas de soucis avec un employé ou quelqu'un de proche avec qui elle sent que quelque chose coince. Mais c'est toujours différent quand il s'agit d'Alexsandr. Est-elle seulement prête à entendre ce qu'il a à lui dire si jamais elle pose la question qui lui trotte dans l'esprit depuis des semaines ? Veut-elle vraiment savoir ce qu'il fait, qui il voit quand il n'est pas avec elle ? Oui et non. En un sens c'est moins douloureux parce qu'au moins elle serait fixée et de l'autre évidemment, ça ne ferait qu'un peu plus écailler leur couple. « Qu'est-ce qu'il t'arrive Aleksandr ? » demanda-t-elle tout simplement au final, sans quitter son regard pour autant, essayant d'y lire quelque chose. N'importe quoi à vrai dire. Tout ce qui lui prouverait qu'il était encore là, l'homme qu'elle avait épousé et aimé toutes ces années.

 
©️ charney

 

HJ:
 
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