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 i hold life... but i'm hungry + adrian

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MessageSujet: i hold life... but i'm hungry + adrian   Ven 16 Mai - 11:17

i hold life... but i'm hungry

adrian & keanu

Il fait beau. Il fait chaud. L'été approche et ça se voit. Oui, je sais, on est Saint-Pétersbourg. Ce qui veut dire que ce qui se rapproche le plus du beau temps est un ciel un peu couvert où l'on aperçoit à peine le soleil. Et ce qui se rapproche le plus de la chaleur est une température à peine plus haute que cinq degrés. Mais étant natif d'ici et n'ayant jamais mis les pieds en dehors de ce trou à rats, j'ai l'habitude de conditions météorologiques bien pire que celle là. C'est donc, selon mes critères, une belle journée. Une journée où il ne faut pas rester enfermé entre quatre murs. Je n'ai pas une tune, alors je n'ai pas forcément prévu de faire quoi que ce soit, mais cela ne m'empêche pas d'aller faire un tour dans les rues marchandes les plus populaires de la ville pour m'aérer l'esprit. Oui, je un trou dans mon porte monnaie. Mais il me reste quand même assez pour m'acheter une petite pâtisserie. Ce que je ne me fais pas prier pour faire dès l'instant que je croise une boulangerie. Je ressors, cookie en main, bien décidé à n'en faire qu'une bouchée. Cependant, tout le monde n'a pas l'air d'accord avec mes plans. Et par tout le monde, j'entends l'énorme chien qui me regarde dès que je sors de la petite boutique. Je ne suis pas une gonzesse. Je ne suis pas du genre à dire qu'une minuscule araignée fait la taille de ma main. Mais ce chien, il est vraiment énorme. Il doit bien faire la moitié de ma taille. Et j'ai un assez bon gabarit mine de rien. Et il lorgne sur mon gâteau, toutes dents dehors, avec le joli coulis de bave qui va avec. Mes yeux passent instinctivement, trois à quatre fois, entre l'animal et ma pâtisserie. Deux choix s'offre à moi. Lui lancer cette petite douceur qui m'était destiné. Ou alors courir à toutes jambes. Le choix est vite fait. Je cours. Oui, je tiens à la vie. Si, je vous assure. Je n'ai pas de tendance suicidaire et je compte bien vivre encore plusieurs longues années. Mais bordel, j'ai faim quoi ! Je dois réussir à tenir deux bonnes grosses minutes avant que ce satané clébard ne me rattrape. Tenace la boule de poils. Je sens un courant l'air dans mon dos. Un bruit de déchirure. Et j'entends le clebs qui fou le camp. Je n'ose même pas regarder. Alors je touche. Oui, je me touche le popotin. Ma main se pose sur un bout de tissus. Bout de tissus qui n'est en aucun cas mon jeans. Au niveau de mes fesses, mon pantalon laisse maintenant apparaître par un trou gigantesque mon caleçon bob l’éponge. Je pousse un soupir d'énervement, mais je vois quand même le bon côté des choses. J'ai toujours mon cookie, dans lequel je plante mes dents en signe de revanche contre ce petit événement. Oui, il manque un morceau à mon fut'. Mais au moins, mon estomac lui, ne sera pas vide. Mon regard se pose alors sur un mec qui fait la manche sur l'un des trottoirs. Je fais la moue avant de hausser les épaules. Après tout, qui ne tente rien n'a rien. Je m'approche de lui avant de m'accroupir à sa hauteur. « Dis mec, tu me donne ton pantalon contre dix balles ? ». C'est alors que je sens une main se poser sur mon épaule. « Tu m'excuses gros, j'essaie de négocier là. ». Je retire cette main de ma personne d'un geste. Ce n'est que lorsque je me retourne que je reconnais une tête familière.

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MessageSujet: Re: i hold life... but i'm hungry + adrian   Ven 16 Mai - 14:58


« Putain ! » s’exclama Adrian, rageux, en se passant une main lasse sur le visage. En face de lui, au pied du mur, gisait sa manette de Playstation cabossée et défoncée. Eh oui, enragé à l’idée d’avoir pu perdre une partie de jeux-vidéo –à un point près en plus, de quoi s’arracher les cheveux-, le russe n’avait pas pu s’empêcher de balancer sa manette contre le mur, dans un geste traduisant toute sa colère sur le coup. Mais à présent, il regrettait son geste : il avait l’impression d’avoir perdu son bien le plus précieux : cette manette arborant les motifs de son jeu vidéo préféré ! Sa manette fétiche quoi. Elle lui avait coûté la peau du cul en plus. Alors, tout en pestant après la solidité foireuse des manettes de jeux vidéo, Adrian fila dans la douche, se changeant en vitesse pour sortir affronter le froid. De nature plutôt casanière, il n’était pas tellement fana des virées shopping imprévues comme celles-ci. Mais là, c’était un cas de force majeure. Pour une Playstation, Adrian ferait n’importe quoi. Alors, il sauta dans sa voiture, et il se rendit en vitesse au Passage, l’une des galeries marchande du Nevski. Il ne souhaitait pas passer par quatre chemins, et donc, perdre son temps : il se rendrait à son magasin de jeux-vidéo préféré, chopperait une nouvelle manette, et il rentrerait ensuite illico presto. Si l’envie lui disait, peut-être s’arrêterait-il à un fast-food afin de faire le plein d’énergie, mais c’est tout. Alors qu’il marchait dans les rues, un spectacle –et c’était le cas de le dire- attira toute son attention. Un espèce de gros molosse baveux coursait un pauvre gars qui tenait un cookie plus qu’appétissant dans sa main. Encore un peu et Adrian se serait ajouté en tant que poursuivant, tant cette pâtisserie faisait envie. Et là, il reconnut son ami : Keanu ! Un sourire étira les lèvres d’Adrian, qui profitait du spectacle sans même se bouger pour aider son pote. Il se débrouillerait bien tout seul, le jeune homme tenait à le voir à l’œuvre ! Au pire, si ça dérapait réellement, il interviendrait… peut-être. Si l’envie lui disait. Finalement, le clebs s’éloigna, un morceau de jean déchiré dans la gueule. Adrien ne put s’empêcher de ricaner, avant de se rapprocher de Keanu, qui mendiait déjà un nouveau pantalon, à un pauvre clochard. Il posa une main sur son épaule, se fit recalé une fois, avant qu’il n’insiste, exerçant une pression sur la dite épaule. « Usain Bolt est trop occupé pour daigner accorder son attention au bas peuple ? » Le ton de sa voix était moqueur, mais ça avait toujours été comme ça entre eux : pas de chichis. Plus ils se taillaient la gueule, plus ils s’aimaient. Enfin… en quelque sorte. « Ce molosse a de mauvais goûts quand même, au lieu de rafler le cookie, il a préféré te croquer un bout de fesse. J’imagine pas le goût infect qu’il doit ressentir en ce moment-même. » Adrian attira Keanu un peu plus loin, ne souhaitant pas s’afficher davantage face à ce clochard qui semblait ne rien comprendre à la situation. « Laisse moi deviner : t’as pas un rond ? J’vais faire ma BA de la journée : on va te trouver un fût. Non parce que ton caleçon Bob l’éponge me met trop mal à l’aise, j’ai l’impression qu’il me fixe et qu’il se fout de ma gueule. » Comme pour vérifier ses dires, Adrian glissa un regard discret au cul de Keanu, croisant à nouveau le regard d’un Bob l’éponge, qui le narguait toujours autant. « Encore un peu et j’balance mon pied dans ton cul, j’te jure. »
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MessageSujet: Re: i hold life... but i'm hungry + adrian   Ven 16 Mai - 15:43

i hold life... but i'm hungry

adrian & keanu

Je ne sais pas si ce satané clochard est sourd ou muet. Peut-être même les deux. Quoi qu'il en soit, il ne daigne même pas me donner une réponse. La politesse de nos jours, ce n'est plus ce que c'était. Un inconnu serait venu me voir dans la rue en réclamant mon pantalon contre des tunes, je n'aurais pas dis non. J'aurais essayé de négocier un peu plus que dix balles, et peut-être même la moitié du cookie restant, mais j'aurais accepté. Non, je ne suis pas désespéré. J'aurais juste eu pitié de lui. Et j'ai un peu pitié de moi et de mon caleçon bob l'éponge pour le coup. Je savais que j'aurais dû mettre celui de spider-man. « Usain Bolt est trop occupé pour daigner accorder son attention au bas peuple ? ». Je me relève, donnant ainsi une vue un peu moins prenante aux passants sur mon postérieur, mon éternel sourire au coin des lèvres. « Je lui accorde mon attention au bas peuple, j'essaie de lui soutirer un pantalon. ». Je jette un coup d’œil au mendiant. « Sans offense mec. ». Il me répond pas un grognement. Bon au moins, cela signifie qu'il n'est pas sourd. Reste les solutions muet ou mal poli. « Ce molosse a de mauvais goûts quand même, au lieu de rafler le cookie, il a préféré te croquer un bout de fesse. J’imagine pas le goût infect qu’il doit ressentir en ce moment-même. ». Je ne le prends pas mal, après tout c'est toujours comme ça entre nous. C'est notre façon de nous montrer notre affection. Qui aime bien, châtie bien après tout. Même si je préférais mourir sous la torture que d'avouer tout ça à voix haute. Encore une fois, non, je n'ai aucune tendance suicidaire. Merci de vous en inquiéter. « Surtout sachant que je n'ai pas pris une douche depuis un bon gros mois. J'espère qu'il est en train de gerber dans un caniveaux le clébard. ». La première partie et évidemment fausse. Je me lave tous les jours. Même deux fois par jours. Mais concernant la seconde partie... J'espère vraiment que ce clebs est en train de rendre le repas que fut mon jeans dans la première bouche d'égout qu'il croise. Contre mon gré, je me fais entraîner un peu à l'écart. J'avoue n'avoir aucune gêne, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Je l'oublie parfois. Je pourrais parler de tout et de n'importe quoi – sauf de ma vie privée – devant une bonne sœur, la reine d'angleterre, le pape ou je ne sais pas qui que cela ne m'atteindrait pas le moins du monde. « Laisse moi deviner : t’as pas un rond ? J’vais faire ma BA de la journée : on va te trouver un fût. Non parce que ton caleçon Bob l’éponge me met trop mal à l’aise, j’ai l’impression qu’il me fixe et qu’il se fout de ma gueule. ». J'affiche un sourire digne d'un gosse de cinq ans. Non, rectification : un gosse de trois ans. Rien que pour ça, je pourrais garder mon pantalon déchiré sur le dos toute la journée en suivant Adrian comme un petit toutou. J'y pense sérieusement jusqu'à ce qu'il me mate le cul. « Encore un peu et j’balance mon pied dans ton cul, j’te jure. ». Instinctivement, je fou mes deux mains sur mon derrière. « Pas touche à mon popotin Ronaldo. C'est mon outil de travail. C'est ce qui me permet de ramener de bons pourboires, en plus de ma belle gueule bien entendu. ». Non, je n'ai pas non plus la grosse tête. Je suis beau, et je le sais. Je ne vais pas dire que je ne le suis pas juste pour jouer de la fausse modestie et entendre me faire dire des compliments. Je n'ai pas besoin de ça pour ça. « Et puis crésus, à ce que je sais, tu ne roules pas plus sur l'or que moi. Tu as même refusé de m'offrir un poney. Alors à moins que je vole un fût' pendant que tu fais le gai, je ne vois pas comment tu comptes m'aider sur ce coup là. ». Je ne suis pas à plaindre, il ne faut pas croire. J'ai un boulot qui paie bien, un toit au dessus de la tête, de bons pourboires. Disons simplement qu'arrivé à cette période du mois, toutes mes tunes sont déjà parties dans les factures et des petits plaisirs. A savoir beaucoup de bouffe, quelques jeux vidéos, et tout ce qui concerne les sorties de loisirs et les soirées.

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MessageSujet: Re: i hold life... but i'm hungry + adrian   Lun 19 Mai - 16:12

« Ne va pas racketter ou escroquer cet honnête homme. Il va crever d’une congélation des couilles si tu fais ça. » soupira Adrian, tout en attirant Keanu avec lui, un peu plus loin, à l’écart. Il fit exprès de se trouver un mur contre lequel s’adosser, en espérant que le blondinet en face de lui l’imite, afin d’éviter la vue du trou noir aux passants. Le connaissant, il était au contraire capable de rester à sa place, rien que pour faire chier Staklar. Exactement comme la tronche de ce Bob l’éponge imprimé sur son caleçon. Ce mec était vraiment un dingue. Remarque, Adrian n’était pas loin derrière lui dans la liste, avec ses caleçons Batman ou humoristiques… Bref. Bobby l’épongette narguait donc le mécanicien, qui ressentit l’envie pressante de balancer un bon coup de pied au cul de Loubachev. Une envie qui se confirma encore lorsque Keanu lui expliqua que c’était son derrière qui lui ramenait des pourboires, selon lui. Adrian leva les yeux au ciel, blasé mais aussi amusé. « Ouais, jusqu’à ce qu’elles fuient toutes en voyant ton calebar. Tu devrais songer à investir dans autre chose que Bob l’éponge. Pourquoi pas Carlos ? Avec un trou au niveau de son pif bien sûr, sur la face avant du boxer… » Plus il s’avançait dans son délire, plus un sourire amusé étirait ses lèvres. Sérieux… cette idée de sous-vêtements ferait un véritable carton. Néanmoins, pas sûr que les nanas ne fuient pas dans une telle situation également… Ce serait peut-être même pire. Bref, pour le moment, quoiqu’il arrive, son caleçon restait laid. Et, malheureusement, il était exposé à la vue de tous. Lui trouver un fût se faisait de plus en plus urgent. « Qui a parlé de payer un pantalon ? » répliqua Adrian, un air faussement innocent peint sur la tronche. Un sourire étira le coin de ses lèvres, et il enchaîna : « J’ai juste dit qu’on allait t’en trouver un. Et que j’allais t’aider. Histoire de bouger un peu ma balance à bonnes actions là-haut. J'aide mon prochain. » Joignant le geste à la parole, il leva le doigt vers le ciel. Certes, il n’était pas un type ultra religieux, du genre à passer sa vie à l’Eglise et à se confesser. Mais il était croyant. On l’avait tant bassiné avec ces histoires de Dieu, qu’aujourd’hui, Adrian finissait par y croire, tout simplement. Comme le témoignait la petite croix, au bout de la chaîne autour de son cou. Même s'il y'avait mieux, comme bonne action, que voler un article de magasin. Accompagné de Keanu, il reprit la marche, à la recherche d’une boutique de fringues. Ce qu’ils ne tardèrent pas à trouver : dans cette rue commerçante, ce genre de magasins foisonnaient. Adrian prit alors la parole « Pourquoi ce serait moi qui devrait faire le guet ? J’me tape toujours les rôles à la con avec toi… » Peu discrets, les deux gus attirèrent alors le regard d’un des vigiles du magasin. Le jeune russe, prenant cela pour une provocation, ne tarda pas à monter sur ses grands chevaux : « OK Loubachèvre, si ce mec continue de me reluquer, je jure que je vais le démonter… » C’était ça, d’avoir le sang chaud et de s’appeler Adrian Staklar.
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