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 Sergueï ♥ What do you want from me?

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Insolent Bitch.

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MessageSujet: Sergueï ♥ What do you want from me?   Dim 4 Mai - 10:36


What do you want from me?
AVEC SERGUEÏ

Depuis mon arrivée ici je crois que j'ai développé une angoisse de la nuit. Dès que le jour se met à tomber, mon cœur se serre et j'ai la boule au ventre. Tout d'un coup des tas de questions s'entremêlent dans ma tête , prête à exploser. Sur qui vais-je tomber ce soir ? Qu'est-ce qui m'attends ? Ce genre de question que l'on préférerait ne pas avoir à se poser. Dès que la peur commence à me gagner je me chante la berceuse que l'on chantait avec maman... Mais très vite je me sens envahit de tristesse alors j'arrête et j'éteins tout. Bien souvent je suis loin de me douter à quel point ma nuit sera horrible. Ce fût le cas ce soir malheureusement. Nikita, ma proxénète m'avait foutu un client affreux. Un de ceux qui viennent spécialement pour voir l'attraction  la « tigresse des catins ». Pour ce genre de clients j'étais un divertissement vivant et il ne manquait pas de me le faire sentir. Comme tous les soirs j'étais obligé d'y aller, ce qui se passait dans la chambre je le gérais, si je voulais résister j'en acceptais les conséquences mais je me devais d'entrer dans la chambre chaque soir, ça je ne pouvais faire autrement. Au moins, ce qu'il se passait entre moi et les clients ne se savait pas forcément tout le temps, puisque certains clients aimaient ma résistance. De vrais porcs, ça me dégouttait. Mais ici je m'étais découvert un talent d'actrice inavoué. Ce jour là j'avais passé la journée à appréhender la soirée. Mais quand on ne voulait pas qu'un moment arrive, curieusement il arrivait bien plus vite. Le jour fût vite assombrit par la nuit et je dû aller me vêtir d'artifices en tout genre, maquillage, corset, lingerie, ce genre de choses que l'on doit porter lorsqu'on est une catin.
Souvent je repense à ma vie d'avant, mes études de  médecine, l'homme de ma vie que j'aurais pu rencontrer. Et des larmes coulent secrètement en moi car je sais que maintenant c'est trop tard, personne ne voudra d'une catin comme moi, personne ne me donnera son cœur, personne. J'étais condamnée à vie dans cette maison barreaudée.


Le moment était venu, je pris mon courage à deux mains et poussai la porte la tête haute et les épaules dégagées. « Bonsoir, vous m'avez demandé, me voici. » Je jetai un œil à celui qui profiterait de moi contre mon gré une fois de plus, un vieux riche, repoussant. Sans que je m'y attende le moins du monde il me mit une gifle si forte que je tombai sur le lit, une main contre ma joue lancinante. « Mais vous êtes malade ! Salop ! » Mes rictus se resserrèrent, je sentais une colère monter en moi, alors lui il n'obtiendra absolument rien de moi. Je me levai pour sortir de la chambre, tant pis pour ce que je prendrais mais ma gorge se serra quand ma main buta sur la poignée. Ce con, il avait fermé la porte. Parfois je me demandais vraiment s'ils avaient le droit de faire ce genre de choses, de massacrer les filles, de les enfermer, les forcer. C'est là qu'on se rend compte que l'argent à un pouvoir fou, il suffit d'allonger vos billets et vous devenez roi. J'étais coincée avec un malade et ce pour toute la soirée, je commençai à paniquer mais je ne pouvais pas montrer de faiblesse. Ici c'était lui l'objet, j'avais encore ma dignité à conserver le plus possible et ce même s'il devait humilier mon corps. Il se mit à sortir un attirail,des menottes, des foulard, mais su qui j'étais encore tombée.
Je tenter de m'éloignai le plus possible de lui tandis qu'il avançait vers moi un regard vicieux sur le visage et des menottes à la main. Je devais ressembler à un petit animal apeuré dans une cage. Je faisais tout pour rester le plus loin mais les murs de la chambre n'étaient pas extensible et la fatalité me faisait un clin d’œil. Il avait finalement réussi à m'attraper mais je me débattais du mieux que je pouvais, le pire c'est qu'il avait l'air d'aimer ça, un gros sadique. Mais vous vous en doutez, il a réussi à avoir ce qu'il voulait, pourtant je n'ai pas arrêté de me débattre et quand ce fût fini, il tenta de mettre son engin dans ma bouche et je me fît une joie de le prendre à pleine dents. Ce gros porc hurla et me jeta violemment à terre, ma lèvre heurta le coin d'une table et j'échappai un cri étouffé de douleur. « Tu l'as mérité tout ça petite salope ! Je reviendrais te voir ma tigresse t'en fais pas, j'ai pas fini avec toi ! Et si tu me refais un coup comme ça.. » Je ne le laissa pas répondre. « Alors quoi ? Hein ? Tu me ressortiras ton attirail de vieux sale ? Tu crois que j'ai peur de ta tronche ! » Il a ouvert la porte et il est parti en me laissant là, miséreuse, à moitié dénudée, une menotte attachée contre le lit, des bleus sur le corps et les lèvres en sang. Je ne pus m'empêcher d'enfoncer ma tête dans le lit et de laisser couler des larmes.


Je fis appel à quelqu'un qui passait par là pour qu'il me détache, je n'avais pas envie de me couper le poignet j'étais déjà bien abîmée. Une fois fait je ne pris même pas le temps de dire merci et je courais jusqu'à ma chambre sans regarder où j'allais, les yeux troubles de larmes. J'avais mal, mon corps était meurtri et je vous parlerez même pas de mon cœur. Soudain une énième douleur se fît sentir tandis que je heurtai quelqu'un. « Pardon... » Je ne regardai même pas et m'écartai pour partir mais une main attrapa mon poignet. Je tournai alors la tête : Sergueï. Au fond de moi je ne voulais absolument pas qu'il me voit comme ça, souillée, j'avais honte alors je baissai la tête. Mais il l'a releva, un air inquiet sur le visage. « Ne me regarde pas comme ça, c'est ça d'être une putin de catin comme moi ! Laisse moi partir s'il te plaît. » J'allais craquer s'il ne me laisser pas je le sentais, j'avais besoin de quelqu'un mais pas lui, pas lui car il était capable de me faire faiblir. Je ne savais pas comment il faisait mais je ne devais pas. Je ne savais pratiquement rien sur lui, mais ça devait être un homme comme les autres ici. « Quoi ? Tu veux me passer dessus toi aussi ? » J'avais été odieuse sur ce coup là, et pour la première fois, je m'excusai. « Je... Je te demande pardon, c'est pas ce que je voulais dire. » Mais parfois il était si violent avec moi. Je ne savais plus sur quel pied danser avec lui.Mais ce soir je n'avais plus la force, le goût ferreux du sang me faisait tourner la tête et rester debout me devenais difficile. Alors je m'abandonnais dans ses bras, je lui laisser le contrôle de ma personne pour une fois. « Ramène moi dans ma chambre, s'il te plaît... »

© EKKINOX

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Dernière édition par Valentina Kataïev le Dim 4 Mai - 21:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sergueï ♥ What do you want from me?   Dim 4 Mai - 18:58

Tina ∞ Sergueï
walk away, go now before it’s too late
La Rose Rouge. Cet endroit me parle tellement désormais. Je n'aurai jamais cru mettre les pieds ici un jour. Enfin, je mentirai, je m'y suis déjà rendu, par simple curiosité. A St-Pétersbourg, si tu n'as pas mis les pieds au moins une fois dans ta vie à la Rose Rouge tu fais parti des ringards de la ville. Qui n'a jamais mis les pieds dans cette maison close voyons ? Seulement, je n'aurai jamais pensé travaillé dans cet endroit, et pourtant, quand on a besoin de fric, on prend ce qui vient. Au début, lorsque Stan' m'a apprit que la maison close recruté, je lui ai littéralement ris au nez. Genre Sergueï Kozlovski barman pour la Rose Rouge ? C'est la blague la plus stupide qu'on ait pu me sortir. Et pourtant, regardez où je suis désormais. Je passe le plus claire de mon temps dans cet endroit sombre, où les pires choses se passent. Ce n'est pas vraiment un honneur de travailler là bas. Je n'ai d'ailleurs jamais réussi à me faire à l'ambiance. Une ambiance sombre, où sadisme, sadomasochisme, viole, et j'en passe règne en maître. Ca serait que de moi, je me barrerai d'ici, mais si je veux arrondir mes fins de mois, et avoir un minimum de choses dans le frigo, je n'ai pas vraiment le choix. D'ailleurs je l'avoue... Je me suis déjà prostitué pour gagner un peu de fric quand les fins de mois étaient un peu juste. Mais ici, dans cette maison close, je me suis rendu compte qu'il valait mieux être un mec qui se prostitue plutôt qu'une fille. Un mec peut se défendre, tandis qu'une fille n'a pas vraiment de force en soit, de plus, allez faire un petit sondage dans cet endroit, et vous verrez le nombre de viole qu'il y a du côté de la gente féminine. Je ne comprends pas qu'un être humain puisse faire ça, et qu'il en soit fier.
Rien que de penser à tout ça, je serrai les dents, tout en jonglant avec mes bouteilles pour concocter les cocktails que désiraient les clients. Vieux porc, sadique, pervers, voici les principaux clients. Sa me donnais la gerbe. Si je ne travaillais pas là, je dis bien "si", je ne me gênerai pas pour casser la gueule à tous ces bâtards qui osent traiter les filles comme des objets sexuels. Ici la devise principal c'est « baise ou crève ». « Koz' apportes deux bouteilles de champagne pour la chambre 15 avec quatre coupes s'te plaît » Je relevais les yeux vers le référent des barmans. Je ne comprenais pas, généralement ce n'était pas à moi de faire ça, ainsi je regardais de part et autre du bar, et personne n'était là. « Et Boris dans tout ça ? » En réalité je n'avais aucunement envie d'apporter ça dans cette foutue chambre, surtout si s'était pour y voir des choses que je préfèrerai éviter. Putain qu'est-ce que je pouvais haïr cet endroit, ces personnes, ce personnel. « Tu fermes ta gueule et tu le fais » Ca c'est fait. C'est que le personnel devenait presque aussi con que les gens qui fréquentaient la maison close. Je serrai une nouvelle fois les dents et essayer de canaliser mes nerfs. Je sentais bien évidement que cela bouillait en moi, mais ici, le moindre faux pas, et tu te faisais virer. Et après je devenais quoi moi ? Le foutu dealer de drogue ? Certes sa rapportait, mais surement pas assez pour au moins ne serait-ce que payer mon loyer. Et il était hors de question que je demande à papa ou maman de m'aider. J'avais voulu partir, désormais j'en payais les conséquences, quelles quelles soient.
Quoi qu'il en soit, je n'avais pas vraiment mon mot à dire, alors, plateau en main, je portais la commande chambre 15. D'ailleurs arrivé devant la porte, je pouvais entendre des cris, pas toujours des cris de plaisir, j'entendis même un boum. Comme si quelqu'un était tombé. Je soupirai avant de frapper deux bons coups à la porte. Là, un homme d'une trentaine d'année m'ouvrit la porte, torse nu. Je pouvais voir son regard pervers me déshabiller. « Votre commande » C'était simple, et dit d'un ton froid et sec. « Il nous manque une personne si sa te tente » me lança-t-il d'une voix sensuelle. Si j'avais pu, je lui aurai foutu mon joli poing en pleine face. Mais encore une fois, je me devais de me retenir, jusqu'au jour où... « Votre commande » insistais-je en lui collant le plateau au torse. « J'aime ton petit côté autoritaire » me lança-t-il de nouveau. Sergueï retiens toi, retiens toi me soufflais ma bonne conscience au creux de mon oreille. C'était officiel, je détestais vraiment cet endroit. Finalement, je posais le plateau par terre, et tournais les talons. Je m'attendais à en subir les conséquences, et finalement, je retins un simple « Bâtard vas » Un sourire se glissait sur mes lèvres. Même si intérieurement, je n'avais qu'une seule envie, lui défoncer sa petite gueule de merde.
Pas à pas, je traversais les couloirs pour regagner la salle principale, seulement, quelqu'un me stoppa dans ma marche, puisque cette personne me rentra littéralement dedans. A mon avis, la jeune fille ne regardait pas où elle allait. En la regardant bien, cette jeune fille, c'était Valentina. Enfin pour ma part je l'appelais le plus souvent Tina. Je l'observais un instant, tandis qu'elle s'excusait et prit la fuite. Toutefois, sentant mon tee-shirt mouillé, je me rendis vite compte qu'elle était en larmes. De plus, je pouvais remarquer des traces de sang sur mon torse, c'est pourquoi je rattrapais la jeune fille par le poignet la forçant à me faire face. Se trouvant surement humiliante, elle n'osait aucunement me regarder. Je plaçais alors le bout de mes doigts sous son menton, l'obligeant à me regarder. Ses yeux étaient rouges, boursouflés, remplis de larmes, tandis que sa lèvre était entaillée à la commissure, laissant ainsi passage au sang. Je compris alors, sans même lui demander le pourquoi du comment ce qui lui était arrivé. « Ne me regarde pas comme ça, c'est ça d'être une putin de catin comme moi ! Laisse moi partir s'il te plaît. » Sans même que je n'ai le temps de lui répondre quoi que ce soit, elle reprit « Quoi ? Tu veux me passer dessus toi aussi ? » Aussitôt je levais les yeux au ciel, serrant mes dents, contractant ainsi ma mâchoire carrée. « J'ai que ça à foutre ! » lâchais-je froidement, tout en soutenant son regard. Comme si je faisais parti de tous ces connards qui ne pensaient qu'à baiser les catins de cette maison close. En réalité, j'essayais de contenir mes nerfs. Mais dès que l'on touchait cette fille, je n'avais qu'une seule envie, tuer ces pauvres cons. Pour moi, ce n'était que de la vermine qui ne méritait pas la vie. Je posais ma main sur sa joue, touchant sa lèvre avec le pouce pour essuyer le sang qui ne cessait de couler. Toutefois, et pour l'une des rares fois, Tina s'excusait de ce qu'elle venait de me dire. « Qui t'as fais ça ? » lui demandais-je. Malheureusement, je sentais la colère montait en moi. Sa bouillait là, à l'intérieur de moi. « Quel est le connard qui t'as fais ça ? » repris-je cette fois-ci plus méchamment. En réalité, ce n'était pas elle, mais je ne pouvais contrôler mon impulsivité. J'étais de nature impulsif, et je pouvais parfois me montrer violent. De plus, Tina avait un pouvoir indescriptible à mon égard. Je ne supportais pas que l'on puisse la toucher. J'ignorai pourquoi je ressentais une telle colère, une telle jalousie quand je savais que quiconque pouvait poser ses sales mains sur elle. Affaiblie, elle tombait littéralement dans mes bras, heureusement que j'avais d'assez bons réflexes pour la rattraper. Mes bras autour d'elle la soutenait pour qu'elle n'évite de s'effondrer par terre. « Tu es sûre que tu veux vraiment rester là ce soir ? » lui demandais-je en la regardant dans les yeux. Je ne supportais définitivement pas que l'on puisse lui faire du mal. Je ne sais pour quelle raison mais depuis peu, j'avais de plus en plus de mal à encaisser le fait que l'on puisse se servir d'elle, la considérer comme un objet sexuel, et surtout lui faire du mal comme l'homme avait pu lui en faire ce soir. Elle était tellement mal, tellement malheureuse. Elle n'aspirait pas la joie cette fille. Elle avait beau faire comme si tout allait bien ici, je parvenais à lire en elle comme dans un livre ouvert, et quoi qu'elle puisse dire, ou essayer de faire croire à tout le monde, je ressentais ce mal-être qui régnait en elle. Je finis par la porter comme une princesse afin d'éviter de la faire marcher, puis Je la ramenais dans sa chambre comme elle me l'avait demandé. Tout le monde étant bien trop occupé à exercer toutes sortes de pratique, nous ne croisions personne dans les couloirs, fort heureusement. Arrivé dans sa chambre, je la déposais sur son lit, puis allais fermer la porte à clé. Elle me regardait d'un air apeuré, bien qu'elle soit affaiblie. Elle n'avait confiance en personne, ça se voyait. « Ca va je ne vais rien te faire, et encore moins abusé de toi » Dans le genre plus rassurant, y'a pas. Mais je n'arrivais pas à être "gentil". Je crois que c'est ce qui m'énervais le plus en réalité. J'étais qu'un pauvre con. Au lieu de la rassurer, je jouais de mes sarcasmes. C'était tout sauf drôle, soit dit en passant. Sans même la regarder, je fis comme chez moi, chopait plusieurs petites serviettes que je mouillais par le biais d'un point d'eau, et vins auprès d'elle pour lui plaquais délicatement sur sa lèvre afin d'arrêter le sang. Je l'observais, et ressentis un pincement au coeur. «  Parles moi, dis moi quelque chose » dis-je dans un murmure. Je me trouvais moi-même étrange. Je dirai même lunatique. Un coup j'étais doux, et une minute plus tard, je pouvais être un véritable connard avec elle. Et ça me bouffais de l'intérieur. Je ne supportais pas d'agir ainsi avec elle, mais pourtant, je n'arrivais pas à me comporter autrement.
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MessageSujet: Re: Sergueï ♥ What do you want from me?   Dim 4 Mai - 21:21


What do you want from me?
AVEC SERGUEÏ

Tout aurait été beaucoup plus simple. C'est ce que j'arrêtais pas de me dire dans ma tête. Tout aurait été beaucoup plus simple si Sergueï n'avait pas été là, à ce moment précis. Je n'arrêtais pas de me le répéter, mais c'était surtout pour cacher le bruit dans ma poitrine qui commençait à m'agacer très sérieusement. Si ce n'était pas ça, c'était l'eau qui me montait aux yeux, décidément on pouvait même plus avoir le contrôle de son fichu propre corps. Ça aussi c'était un effet de la maison close ou quoi ? Et pourtant au fond de moi je me demandais si ça aurait été réellement mieux, si le mieux ce n'était pas sa présence finalement. Peut-être était-ce une bonne chose d'être tombée sur lui ? Mais je chassai immédiatement cette pensée de ma tête tandis qu'il posait ses doigts sur mon menton pour le relever, lorsqu'il me dévisagea je me sentis encore plus mal que lorsque je me retrouve nu devant un client. Je me suis sentie vraiment nu devant lui, d'une nudité honteuse que l'on préférerait cacher. Je commençai à penser que Sergueï avait la faculté de lire en moi et ça ne me plaisait guère. Si les gens venaient à savoir qu'il y a quoi que ce soit entre nous, en supposant qu'il y est quelque chose, qui sait ce qu'ils pourraient faire. Inventer des chantages et des menaces en tout genre, Sergueï avait beau être fort et musclé, leurs hommes de mains ne rigolent pas. Un frisson me parcouru à cette pensée et j'enchaînai mon discours comme si rien n'avait jamais traversé mon esprit ni mon cœur. Je n'avais pas pu m'empêcher de lui lancer une pique, c'était comme une défense immunitaire, mais cette fois-ci je n'avais aucunement envie d'être si vulgaire. Mais je fus rapidement soulagée lorsqu'il me répondit qu'il n'avait pas que ça à faire, dieu soit loué tant mieux. On me passait déjà bien assez sur le corps chaque soir. Et puis si jamais il se passait quelque chose avec Sergueï je ne voulais pas que ce soit ainsi, c'est pourquoi j'essaye de faire en sorte qu'il ne se passe rien. Et puis je serais vraiment bête de croire qu'un homme comme lui puisse aimer une catin miséreuse comme moi.Mais je sentais que ce soir la fatigue mentale et physique, les plaies, les bleus prenaient le dessus sur moi.
« Qui t'as fais ça ? » Je sentais son ton différent, la colère commençait à le gagner. Je fus surprise mais il enchaîna. « Quel est le connard qui t'as fais ça ? » J'esquissai un léger sourire mais me ravisa  lorsque une douleur lancinante me parcouru, j'avais oublier que ma lèvre était ouverte. Au fond de moi j'aurais voulu lui donner le nom du client, la chambre dans laquelle on était, j'aurais voulu qu'il lui en fasse baver, qu'il le frappe jusqu'à ce qu'il se mette à saigner lui aussi. J'aurais voulu qu'il soit mon sauveur, qu'il me défende. A cet instant là j'avais presque envie de pleurer en voyant l'intérêt que portait Sergueï à mes malheurs, je n'étais qu'une prostituée mais quelqu'un se souciait de moi. Pourtant son ton était menaçant, violent, mais je n'arrivais pas à lui en vouloir, ce n'était pas à moi qu'il en voulait au fond, je ne savais pas à qui pourquoi ou comment mais ce n'était pas à moi. Mais je n'avais ni l'envie ni la force de répondre, je ne voulais pas qu'il se mette dans de sales draps, c'était dangereux ici. Alors pour simple réponse je soutins son regard avant de baisser la tête et de m'écrouler dans ses bras. Pour une fois dans cet endroit j'avais une impression de sécurité, ce n'était peut-être qu'une impression car je ne connaissais pas les intentions de Sergueï mais je m'accrochai à ce sentiment tandis qu'il me posait une question de plus. « Tu es sûre que tu veux vraiment rester là ce soir ? » J'avais envie de rire et je ne pus m'empêcher d'échapper un petit rire cynique suivit par un gémissement. « Regarde moi, tu m'as bien vu, ou veux-tu que j'aille Sergueï ? Je n'ai plus d'endroit où vivre moi, je suis cloîtrée ici ! Si je sors je sais ce qui va m'arriver, tu crois que j'ai envie d'épouser mon père ? » Mais tu peux pas te taire Tina ! Je me mis une claque intérieure, quelle idiote, comme si il avait besoin de sa voir ça, il allait falloir rattraper le coup même si je doutais du résultat. « Heu, je plaisantais bien sûr hein ! » Trop convaincant. Heureusement pour l'instant j'échappai à la question puisque l'on était arrivé dans ma chambre.


La chance me souriait mais pour combien de temps, je me demandais si Sergueï serait capable de ne pas remettre le sujet sur le tapis et de passer au dessus. J'avais des doutes. Mais pour l'instant je me contentai de profiter de mon lit, le seul de la maison où je pouvais être seule et dormir. Après m'avoir déposé sur mon lit il se dirigea vers la porte et je pus entendre un bruit de serrure. Ma gorge se serra et je lui lançai un regard apeuré, je ne pus m'empêcher de repenser à ce que je venais de vivre. « Ca va je ne vais rien te faire, et encore moins abusé de toi » Je n'étais rassurée qu'à moitié, décidément il n'étais pas très doué encore pour les relations humaines correctes. « Ce n'est pas ça c'est juste que, non oublies... » Je n'allais pas non plus lui raconter tous les détails de ma nuit, j'avais honte et en plus ça ne ferait qu'augmenter sa colère et je n'avais pas la force pour ça. Je me laissai aller sur le lit et fermer les yeux quelques instants, tentant d'ignorer les douleurs de mon corps. Je n'entendais rien , rien mis à part les bruits de Sergueï dans la pièce, c'était un calme reposant, j'aurais aimé que ce soit ainsi tout le temps. Mais quelque chose de froid et douloureux me sortit de mon demi-sommeil et j'ouvris les yeux lentement, comme une malade venant de sortir de son coma. Sergueï était assis près de moi et me tamponnai la lèvre à l'aide d'une serviette imbibée d'eau fraîche. Je n'imagine même pas ce à quoi je devais ressembler. Il m'observa et je soutins son regard  doucement de mes yeux rouges. «  Parles moi, dis moi quelque chose » Sa voix paraissait si douce, si légère, comme une berceuse, c'était assez surprenant. Parfois il était dur, sec et violent et d'autres il devenait doux, gentil, plein d'attentions. Je m'en voulais de l'inquiéter, et je ne devais pas être de très bonne compagnie, pourtant il restait. « Pardon. Je dois être horrible. Ne te sens pas obligé de rester tu peux partir. » Je n'avais pas envie qu'il parte, pas le moins du monde même, « Reste je t'en pris, reste auprès de moi toute la nuit. » Ça c'était ce que je voulais vraiment dire mais comment le pourrais-je... Je savais que j'étais faible en ce moment même et je serais tout à fait capable de me laisser aller dans ces bras, de lui raconter la vérité sur mon arrivée ici, des choses qu'il valait mieux éviter avec lui.

Mais il ne semblait pas bouger. Il ne bougeait pas et je me sentais frustrée, terriblement frustrée de passer à côté de choses comme l'amour. Pourquoi je ne l'avais pas rencontré en dehors de ces murs.Il me rendait folle, et je ressentais de la colère contre mes propres sentiments. Et puis d'abord quels sentiments, comme si je pouvais en avoir pour lui. Sornettes ! « Pourquoi tu restes ? Pourquoi tu restes Sergueï, tu n'as pas assez vu mon visage défigurée, tu n'as pas assez vu mes larmes hein ? Pourquoi tu restes, pourquoi il a fallu que tu me vois comme ça ! » Ça y est, c'était trop tard, j'avais perdu le contrôle. Je l'attrapai par le bras et le secouai, sentant les larmes monter comme un torrent. Je ne pouvais pas retenir plus longtemps, je ne pouvais plus m'arrêter, ça faisait mal. Putin comme ça faisait mal, j'avais le ventre tordu de douleur, je n'avais pas vraiment pleuré depuis que je suis ici, je n'aimais pas m’apitoyer sur mon sort. « Pourquoi ? Dis le Sergueï je t'en pris dis le que tu ne voudrais jamais d'une fille comme moi ! Hein ? Qui voudrait d'une catin ? Je n'ai même plus ma virginité ! » Les larmes continuaient de couler. « Même ça il me l'ont pris, maintenant je n'ai rien. Reste Sergueï, reste. » Je commençai à me calmer et laissai tomber ma tête dans le creux de son torse. Sa chemise commençait à se tremper et j'étais désolée pour lui. Nous étions tous les deux allongés sur mon lit et j'aurais voulu que ce moment ne finisse jamais, ce moment si rare où je me sentais quelqu'un, je me sentais une femme, pas un objet. Même quand il levait la voix sur moi je me sentais quelqu'un. « Pardon pour ton T-shirt... »
Ce soir j'allais parler, demain je le regretterais certainement amèrement mais ce soir j'avais besoin de lui. Je parlerais de ce qu'il voudra, je parlerais de mon père s'il le faut, je n'avais pas la force de me cacher ce soir. Je serais Valentina, pour une fois depuis bien longtemps. « Bientôt cette maison aura ma mort... » Et ça je commençai à le penser sérieusement.

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Dernière édition par Valentina Kataïev le Mar 6 Mai - 19:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sergueï ♥ What do you want from me?   Mar 6 Mai - 11:44

Tina ∞ Sergueï
walk away, go now before it’s too late
Il y avait pourtant des dizaines et des centaines de filles dans cette maison close, et pourtant, à chaque fois, il fallait que je tombe sur elle, que nos chemins se croisent et se recroisent. J'ignorais pourquoi, mais les trois quart du temps, je la retrouvais toujours dans un état lamentable. En larme, blessée. Je pouvais lire dans ses yeux combien elle était mal, combien elle souffrait tant sur physiquement que psychologiquement. Ca me bouffais de l'intérieur, je ne savais quoi faire pour la sortir de là. Si je pouvais mettre la main sur tous les connards qui lui sont passés dessus, vous pouvez être sûre d'une chose, je les laisserai sur le carreau,  baigner dans leur propre marre de sang. Je les frapperai jusqu'à leur dernier souffle, je leur ferai subir tout ce qu'ils ont pu lui faire subir. Tout ce qu'ils ont pu faire subir à une aussi jeune fille qui n'est là que dans un but précis, leur donner du plaisir. Hors là, on ne pouvait plus parler de plaisir, ils allaient loin, beaucoup trop loin à mon goût. Seulement, je savais que si j'avais le malheur de toucher à l'un d'eux, Tina en subirait les conséquences, et je n'avais aucunement envie qu'elle ne souffre d'avantage. D'ailleurs à cause de tout ces pervers, elle n'avait plus confiance en personne, mais surtout plus confiance en la gente masculine, la preuve en est qu'elle était persuadée que je n'attendais qu'une chose, la même que tous les autres, lui passer dessus. Comme si je n'avais que ça à faire, me servir d'elle comme objet sexuel. Parce que c'est comme ceci que les filles étaient considérées ici, comme de vulgaires objets sexuels. Elles n'avaient plus leur statut de femme. Elles avaient un statut bien plus dégradant. J'essayais alors de me montrer rassurant, en la serrant très légèrement dans mes bras. Je voulais qu'elle comprenne qu'elle pouvait avoir confiance en moi, que je ne lui voulais aucun mal, qu'à mes côtés elle était en sécurité. Mais comment le lui faire comprendre ? Je n'avais aucunement envie qu'elle reste ici ce soir, j'étais même prêt à la loger chez moi seulement, pour seule réponse à ma question, elle me dit « Regarde moi, tu m'as bien vu, ou veux-tu que j'aille Sergueï ? Je n'ai plus d'endroit où vivre moi, je suis cloîtrée ici ! Si je sors je sais ce qui va m'arriver, tu crois que j'ai envie d'épouser mon père ? » Ses mots m'interpellèrent. Epouser son père ? Qu'est-ce qu'elle voulait vraiment dire ? Etait-elle sérieuse ou disait-elle sa sous le choc de ce qui venait de lui arriver ? Elle me sortie de mes penser en reprenant qu'elle plaisantait. Seulement, le ton qu'elle employait était tout sauf convainquant. Je ne m'attardais pas plus longtemps sur le sujet, mais tôt ou tard je remettrais le sujet sur le tapis. Comme elle était littéralement dépourvue de toutes ses forces, je la portais dans mes bras, car je savais pertinemment qu'elle n'arriverait jamais à atteindre sa chambre, vu comme elle s'était littéralement laissée tomber dans mes bras. Je ne voulais en aucun cas qu'elle perde d'avantage de forces.
Nous regagnions enfin sa chambre, je la déposais sur son lit délicatement, pour éviter de lui faire mal, car j'étais persuadé que son corps était lui aussi meurtri. Je n'osais imaginer l'état dans lequel il se trouvait. J'étais sûr d'y trouver des plaies, des bleus. Je ne comprenais pas comment on pouvait en arriver là. Battre une femme, je trouvais ça tellement lâche. J'essayais toutefois de chasser ces pensées de ma tête car je sentais la colère monter crescendo. Pour éviter que quiconque ne vienne la déranger, je m'en allais fermer sa porte à double tour. Lorsque je me retournais, je pouvais me rendre compte qu'elle avait changé de position, elle était comme recroquevillée sur elle-même. Le regard inquiet. Comme si elle avait peur que j'ai fermé sa porte pour abuser d'elle. C'est d'ailleurs pour cette raison que je la rassurais, du moins... J'essayais en lui lançant que je n'allais rien lui faire. J'avais aussi envie de lui dire que je n'étais pas comme tous ces autres mecs, mais ça, il m'était impossible de parvenir à lui dire, j'avais comme un blocage. J'avais l'impression qu'à ses côtés je me sentais à mon tour faible, vulnérable. Je ne supportais plus qu'on puisse la touche. Je détestais le fait de savoir que ces vieux pervers posaient leurs sales mains sur son corps. Je ne saurais expliqué réellement pourquoi j'agis ainsi, pourquoi je ressens cette certaine jalousie... Non, non, non, je ne peux pas être jaloux, c'est impossible. Elle me sortie une nouvelle fois de mes pensées « Ce n'est pas ça c'est juste que, non oublies... » Je la regardais, l'interrogeais du regard, lui demandais, la suppliais de m'expliquer. « Non, je t'écoute » C'était simple, et bref. Mais je voulais savoir ce qui avait. Je voyais néanmoins qu'elle ne voulait pas m'en dire plus, une nouvelle fois, j'abandonnais, je ne voulais en aucun cas la braquer contre moi, c'est pourquoi je préférais baisser les bras, elle finirait peut être par m'en parler d'elle-même, du moins, je l'espérais. Alors qu'elle s'était de nouveau détendue, et allongée dans son lit, moi, je fouillais un peu partout pour y trouver de quoi la soigner, des serviettes en papier humides suffiraient. Assis à ses côtés, je tamponnais les serviettes sur sa lèvre, tout en essayant de faire le plus doucement possible pour ne pas lui faire d'avantage mal, car j'imagine bien entendu qu'elle devait avoir mal. J'espérais toutefois qu'elle n'ait pas besoin de point de suture. Au bout de quelques minutes, je retirais la serviette de sa lèvre pour voir l'ampleur des dégâts. Déjà, la plaie ne saignait plus, c'était un bon début, malheureusement, on voyait bien qu'elle était fendue, je me demandais bien ce qu'il avait pu lui faire pour qu'elle ait la lèvre ouverte. J'évitais de toucher pour ne pas lui faire mal. « Pardon. Je dois être horrible. Ne te sens pas obligé de rester tu peux partir. » Horrible. Comme si elle était horrible. Comme si je pouvais la trouver horrible. Si elle savait ce que je pense réellement. Si elle savait qu'elle était la première sur qui j'avais posé mon regard le tout premier soir où j'ai mis les pieds ici. Je m'en souviens comme si s'était hier. Ma bande de pote avait décidé de venir à la Rose Rouge, par simple curiosité, évidemment, j'avais suivi, et je me rappellerai toujours. Alors que j'étais assis sur une banquette, a siroter mon verre de tequila, mon regard se posa sur cette jolie rousse, vêtue de rouge. Une couleur qui je trouvais lui allait à ravir, bien que cette couleur soit synonyme de passion, de tentation, de désir. Je me rappelle aussi que nos regards se soient croisés. J'ignore si elle s'en souvient, elle a du voir tellement de gens passer qu'elle ne s'en souvient plus, hors moi, je m'en souviens parfaitement. Elle m'avait tapé dans l'oeil si on pouvait dire ça comme ça. « Maintenant que je suis là, je reste » Le référent devait surement me chercher, mais actuellement, j'en avais fichtrement rien à faire, ce qui m'importais c'était l'état de santé de Tina. Je préférais veiller sur elle, plutôt que d'aller servir tous ces connards. De plus, avec la chance que je me paye, j'aurai servi le client qui venait de lui faire subir toutes ces horreurs, sans même m'en rendre compte. Et je n'avais aucunement envie de les détailler du regard et de m'imaginer telle ou telle chose, car connaissant mon degré d'impulsivité, je serai prêt à bondir sur chacun d'eux pour la venger, et leur faire payer tout le mal qu'ils font autour d'eux.
N'ayant plus besoin de la compresse, je me levais du lit pour aller la jeter dans la poubelle qui se trouvait non loin de la porte. Tina devait surement s'imaginer que j'allais m'en aller. En effet, mes actes étaient en total contradiction avec mes paroles. Quelques minutes auparavant je lui avais dis que je restais, puis maintenant, je me retrouvais debout, tout près de la porte. Je me retournais ensuite vers elle, pour venir me rasseoir à ses côté. Je sentais son regard posé sur moi. « Pourquoi tu restes ? Pourquoi tu restes Sergueï, tu n'as pas assez vu mon visage défigurée, tu n'as pas assez vu mes larmes hein ? Pourquoi tu restes, pourquoi il a fallu que tu me vois comme ça ! » Je... Wahou. Je n'en revenais pas. Quelques minutes auparavant elle semblait plutôt calme, et voilà que maintenant elle s'emportait. Cependant, je la comprenais, c'est pourquoi je me contentais de l'écouter. Elle avait besoin de se défouler, d'extérioriser tout le mal être qu'elle sommeillait en elle. A vrai dire, elle n'avait personne à qui dire tout ça, c'est pourquoi je la laissais déblatérer tout ce qu'elle voulait, moi je l'écoutais. Elle pouvait même me taper si elle le souhaitait, je lui prêtais mon corps pour ça. Bien entendu, la voir dans cet état était loin de me plaire. Bien au contraire, cela me fendais le coeur. Je ne supportais pas de la voir dans cet état, et Dieu seul sait que ce n'était pas la première fois que je la voyais en larmes, blessée. Ce n'était pas la première fois que je la soignais. A croire que c'était un fait exprès mais à chaque fois que nos chemins se croisaient s'était généralement pour la même chose qu'aujourd'hui. C'est ce qui explique surement le pourquoi je ne supporte plus que l'on puisse la toucher. Chaque soir était peut être un cauchemar pour elle, mais ce qu'elle ne savait pas c'est que c'était une angoisse de plus pour moi. Je me demandais dans quel état elle était, dans quel état je la retrouverai au détour d'u couloir. Je ne comprends pas pourquoi je m'inquiète autant pour elle. L'amour. Toi la ferme. Oui, cette petite voix que je viens d'entendre, c'est ma conscience. Il y a des fois où elle surgit au bon moment, mais il y a d'autre fois comme maintenant où j'aimerai bien qu'elle se taise. « Pourquoi ? Dis le Sergueï je t'en pris dis le que tu ne voudrais jamais d'une fille comme moi ! Hein ? Qui voudrait d'une catin ? Je n'ai même plus ma virginité ! Même ça il me l'ont pris, maintenant je n'ai rien. Restes Sergueï, restes » Plus elle parlait, et plus je sentais qu'elle avait besoin d'extérioriser, de dire tout ce qu'elle ressentait. Les larmes ne cessaient de couler le long de son visage. A ce moment-même, sa tête finit par se poser sur mon torse. Quoi faire ? Comment agir face à cette situation ? Je ne l'avais jamais vu ainsi, c'était bel et bien la première fois qu'elle se lâchait de la sorte. Je me contentais alors de passer l'un de mes bras autour d'elle, et mon autre main vint se loger sur le derrière de sa tête, mes doigts passèrent entre sa chevelure de feu. Ils étaient d'une douceur incontestable. Tu sentais peu à peu ton tee-shirt s'humidifier, d'ailleurs Tina reprit doucement la parole « Pardon pour ton T-shirt... » Instinctivement, je la serrai doucement contre moi, ne serait-ce que pour la sentir un peu plus contre moi. C'était l'une des rare fois où nous nous trouvions ainsi, allongés sur un lit, Tina dans mes bras. « On se fiche pas mal de mon tee-shirt » déclarais-je dans un premier temps sur un ton je m'en foutiste royalement. Ce qui m'importais ici, c'était elle et seulement elle. « Pourquoi tu es là ? Qu'est-ce que tu fais là ? » Je m'attendais déjà à une réponse du genre "je n'ai pas le choix", "je ne suis bonne qu'à ça", "je n'ai que ça". Mais à mes yeux elle valait bien plus que tout ça. « Bientôt cette maison aura ma mort... » Ces mots me firent avoir la chaire de poule. « Il faudra me passer dessus avant » lâchais-je spontanément. C'était bel et bien l'une des rares fois où je lui disais quelque chose de ce genre, mais c'était plus fort que moi, c'était sorti tout seul, je n'avais pu retenir ces mots qui s'étaient échappé de ma bouche sur un ton sérieux et sincère. « Faut que tu sortes de cette maison, faut que tu quittes tout ça, tu mérites mieux que d'être traitée comme un objet sexuel. Regardes toi, tu as tout pour toi Tina » Je sentais pertinemment que je m'emportais, que mon ton se faisait plus haut. Putain Sergueï arrêtes. Tu tapes limite dans le romantisme là mec. « Enfin je veux dire, que tu peux pas continuer à jouer les catins » Et voilà, une fois de plus, je tapais en plein dans le mille. Je ne comprenais définitivement pas pourquoi je n'arrivais pas à me comporter comme un mec bien avec elle, il fallait toujours que je fasse une faille quelque part. Puis après tout, qu'est-ce que je pourrai obtenir d'elle ? Elle est vouée à vivre dans cette maison close, à subvenir aux besoins d'autre mec, avoues que tu ne supporterais pas que tous les mecs passent sur ta petite amie. Puis merde, pourquoi je pense une seule seconde qu'elle puisse devenir potentiellement ma petite amie. Comme si un mec comme toi pouvait lui plaire. Comme si elle pouvait se donner qu'à un seul homme, réfléchis mec.
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MessageSujet: Re: Sergueï ♥ What do you want from me?   Mar 6 Mai - 19:33


What do you want from me?
AVEC SERGUEÏ

Sergueï était intrigué, je le sentais, il voulait en savoir plus. Il avait l'air inquiet, il voulait que je lui parle. Mais lui parler de mes nuits avec les clients c'était au dessus de mes forces, pas à lui, je ne voulais pas qu'il m'imagine dans les bras de ces gens putrides et odieux. Je ne voulais pas que ce genre d'images parcourent sa tête. Celle que j'étais en train de lui donner dans l'immédiat était déjà bien assez dégradante pour en rajouter une couche. Sa présence me touchait, en y réfléchissant il était souvent là pour me rattraper en cas de chute. Je me souviens encore très bien de la première fois qu'un homme a été violent avec moi, il n'y avait personne pour s'occuper de moi, personne d'assez intéressé, j'aurais pu crever là comme ça dans le couloir que personne ne l'aurait remarqué. Personne sauf lui, c'est lui qui a accouru pour m'aider, tout comme il l'a fait encore ce soir. Je lui étais reconnaissante au fond de moi, même si j'évitais de trop le montrer. Sentiments et prostitution en faisaient pas très bon ménage. J'aimerais partir d'ici, j'aimerais quitter cet endroit horrible. Mais quand je pense à ce qui m'attends dehors alors je me dis que c'est peut-être bien pire. Mon père est un homme influent, à la tête d'une grande multinationale, des hommes de main il en a à la volée. Il n'a plus à se soucier de choses comme la loi. Pour m'en débarrasser il n'y aurait qu'un seul moyen, qu'il meurt. Mais jamais je ne tuerais quiconque, même si l'idée de le savoir mort ne me déranger pas le moins du monde à présent. Au contraire, au moins je pourrais quitter ce taudis. Sergueï restait silencieux tandis que je m'excusai d'être dans cet état, encore une fois. Je ne sais pas si son silence signifiait qu'il me trouvait en effet horrible mais qu'il préférait ne pas me blesser ou si au contraire il voulait me dire que pour lui je ne l'étais pas du tout mais il n'osait pas. Même si je ne le voyais pas dire des choses de ce genre. Pourtant je n'étais pas laide, loin de là, je le savais, j'avais pris ça uniquement de ma mère. Elle était si magnifique. « Maintenant que je suis là, je reste. » Je ne pouvais lui en vouloir de rester pourtant je m'emportais soudain. Je ne pouvais m'en empêcher. C'était la première fois que je me livrais ainsi, que j'extériorisais mes sentiments, la première fois qu'on me voyait ainsi dans cette maison. Et c'était avec Sergueï, je ne comprenais pas pourquoi avec lui j'avais pu, au fond c'est que je devais lui accorder un minimum de confiance sans m'en rendre compte. Mais plus le temps passait plus je me disais qu'il l'a méritait certainement cette confiance. Face à mes pleurs et mes cris il n'ouvrit pas la bouche mais ses gestes comptaient bien plus que n'importe quelle parole. Il entoura mon corps frêle de son bras et posa l'autre sur ma tête, passant ses doigts délicatement dans mes cheveux. Ses gestes étaient doux pourtant c'était rare que je le vois ainsi. Sa main était chaude et réconfortante. Je sentis mon échine frissonner et je soupirai tandis que mes larmes commençait à se calmer. Mais ce ne serait sans doute pas pour longtemps, Sergueï n'a jamais été très stable, il pourrait très bien hausser le ton  dans la minute qui suit. Mais je n'y pensai pas.

Là tout de suite, je me sentais invincible, comme si rien ne pouvait m'atteindre. Je m'excusai d'avoir inondé sont T-shirt et à ma grande surprise il me serra un peu plus contre lui. Je sentais la chaleur de son corps, son cœur battre et me mit à ressentir des choses inconnues et interdites. Heureusement sa voix vint interrompre le cours de mes pensées. « On se fiche pas mal de mon tee-shirt. » Son ton était tellement insouciant qu'il n'était pas difficile de le croire. J'esquissai un très léger sourire, tentant de ne pas me rouvrir la lèvre et posai une main sur son torse sans m'en rendre réellement compte. Je devinai les courbes de son corps dessinées parfaitement et très masculine.
Mais les questions ne se firent plus attendre.  « Pourquoi tu es là ? Qu'est-ce que tu fais là ? » Je soupirai. J'avais envie de lui parler mais j'avais peur, j'avais peur de me dévoiler à quiconque ici bas. Je me sentais sûrement en confiance avec lui mais quelque chose, une barrière invisible dont le voile se faisait de plus en plus mince m'en empêchait. Je me contentais de répondre ce qui me passait par la tête, que cet endroit aurait ma mort, après tout je commençais à le penser. Mais la réaction de Sergueï fit faire un bond à mon cœur. « Il faudra me passer dessus avant ! » Son ton avait radicalement changé, il était spontané, sincère. Je me demandais même si c'était normal. J'en perdais les mots. « Je... Merci. » Je plongeai mes yeux dans les siens et souris, tant pis pour la douleur qui me valut tout de même un petit gémissement. « Faut que tu sortes de cette maison, faut que tu quittes tout ça, tu mérites mieux que d'être traitée comme un objet sexuel. Regardes toi, tu as tout pour toi Tina » Il commençait à s'emporter, le calme avant la tempête comme à son habitude. J’espérais tellement que ça n'irait pas trop loin. Je ne savais pas pourquoi mais je ne voulais pas que ce moment soi gâché. Mais il avait l'air tellement concerné par ce qu'il disait, comme si... Non c'était impossible. Je secouai la tête, chassant cette idée. Si tu savais comme j'aimerais quitter tout ça, pas si simple. Ses mots étaient si gentil, j'étais vraiment heureuse qu'il puisse penser ça, que j'avais tout pour moi, alors ça voulait dire qu'il ne me trouvait pas horrible. Je mérites mieux que ça, enfin j'étais une personne qui méritait des choses. Ça faisait vraiment longtemps que je ne m'étais pas senti ainsi auprès d'un homme ici. Mais les bonnes choses avaient toujours une fin apparemment. « Enfin je veux dire, que tu peux pas continuer à jouer les catins » Pourquoi fallait-il toujours qu'il fasse ça, pourquoi ? Je relevai alors la tête si violemment que je dus la retenir pour ne pas tomber dans les vapes. Il voulait des réponses et bien il allait en avoir. « J'ai bien entendu ? Jouer la catin ? Mais tu crois vraiment que c'est un jeu mec ? Tu délires ! Tu crois que j'adore me faire attacher à un lit ? Tu crois que j'adore qu'on m'enfonce un truc dans la bouche ? Tu crois que ça me fait plaisir quand on me balance contre une table ? » J’émis alors un rire incontrôlable. Je le laissai répondre mais je n'écoutais pas le moins du monde, je sentais trop la colère monter en moi.


« Mais tu sais si ça t’intéresse de connaître la vie d'une catin je peux te raconter, au moins je jouerais à autre chose que la catin. Je jouerais à la conteuse d'histoire ! Tu préfères ? Alors tais toi et écoute, il était une fois une petite fille de 10 ans dont la mère tomba gravement malade et mourut. La petite fille fût très triste mais appris à vivre sans sa mère, seul avec son père. Elle grandit et devint une très jolie jeune femme, elle fit même des études de médecine avec le rêve de soigner des gens et de les sauver. Mais un jour son père changea de comportement et lui posa un dilemme, il voulait l'épouser. Devant la résistance de la jeune femme il menaça de l'envoyer aux catins si elle ne le faisait pas mais la jeune femme refusait d'épouser son père. Sans pitié, il l'emmena sans plus attendre de force et la jeta dans une maison nommée la Rose Rouge. Il lui promit que dès qu'elle sortirait elle n'aurait aucun choix. Son père était un homme de grande envergure et devenu puissant, elle savait qu'il ne bluffait pas. Je continue ou t'en as assez ? » Je commençais à perdre les pédales, il n'y avait que lui qui avait cet effet sur moi. Un effet presque dévastateur. C'était soit blanc soit noir et je détestais ça mais je perdais le contrôle. Le fait qu'il me voit comme une catin me brisait et je ne savais même pas pourquoi. Pourquoi avec lui c'était différent après tout c'était bien ce que j'étais ici non, une catin ? Je me levai d'un bond le laissant au dépourvu total. Je ne tenais pas vraiment debout et ça devait se voir mais ma raison s'était déjà fait la malle. J'ouvris la fenêtre à la volée la laissant se cogner contre les murs dans un bruit sourd. « Tu sais quoi t'as parfaitement raison Sergueï, je peux plus continuer à jouer les catins, n'est-ce pas ? » Des larmes commençaient à ré entreprendre leur chemin sur mes joues tandis que je m'approchai de la fenêtre. Ce soir j'étais dans un état second et si même lui me considérait comme une moins que rien... Mais il se leva avec un tel entrain que je ne le vis même pas arriver à ma hauteur. Il avait l'air vraiment vraiment remonté et je sentais qu'il ne serait pas facile de le calmer. Je n'osais me retourner vers lui mais il n'hésita pas à le faire lui même. Je virevoltai en un rien de temps et lâchai un cri sous la pression exercée sur mon poignet fragilisé par les menottes. Je découvris mon bras et observai les taches apparentes, des hématomes. Je laissai la colère de Sergueï s'évaporait dans l'air et je subissais tout simplement, debout au milieu de la pièce sans rien dire. Elle se faisait de plus en plus grande et au bout d'un moment je sentais qu'il allait exploser. Sans réfléchir je fis ce qui me vint instinctivement et l'embrassai d'un bond. Moi même je ne compris pas ce qui m'était passer par la tête. « Pardon.Là, je ne jouais pas la catin... » Je baissai la tête. "Pourquoi faut-il toujours que tu fasses ça Sergueï?..."

© EKKINOX

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Don't even look at me
I'm so ashamed of what you see. Dont get to close, there's a thousand men wanted to fuck with me, I don't want you to be just another one in the list. ∞


Dernière édition par Valentina Kataïev le Jeu 15 Mai - 20:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sergueï ♥ What do you want from me?   Dim 11 Mai - 17:32

Tina ∞ Sergueï
walk away, go now before it’s too late
Nous étions si bien là, allongés sur son lit, l'un contre l'autre. Je savais qu'ici elle ne risquait rien, avec moi, que je la protégerai mais malheureusement, cela ne durait qu'une pauvre et unique nuit, car la nuit prochaine, elle serait obligée de retourner au travail. Rien que de penser à cela j'en serrai nerveusement les dents. Les filles ici ne méritaient pas ce qu'elles subissaient ici, Tina ne méritait rien de tout ça, d'ailleurs, je ne m'en cachais pas pour le lui dire. Seulement, j'allais finir par croire que j'avais ce besoin de toujours tout gâcher, pourtant ce n'est pas ce que je voulais. Mais il y avait quelque chose en moi qui me poussais à lui sortir des choses horriblement méchantes. Comme employer le mot "catin" avec elle, alors que je sais pertinemment qu'elle ne supporte surement pas d'avoir cette étiquette collée aux basques, alors si en plus j'en rajoute. Très vite, et ce à cause de ma remarque stupide, Tina sortie de ses gonds. Je crois que c'était bel et bien la première fois où je la voyais dans un tel état. Putain des fois je ferai mieux de tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de parler. Elle se redressait pour surement pouvoir mieux affronter mon regard. Je pouvais voir au creux de ses pupilles, toute la haine qu'elle dégageait, non pas seulement contre moi, mais également contre ces pervers qui servaient d'elle pour assouvir leur pulsion et leur désir sexuel. « J'ai bien entendu ? Jouer la catin ? Mais tu crois vraiment que c'est un jeu mec ? Tu délires ! Tu crois que j'adore me faire attacher à un lit ? Tu crois que j'adore qu'on m'enfonce un truc dans la bouche ? Tu crois que ça me fait plaisir quand on me balance contre une table ? » Je l'écoutais déblatérer toute la haine qu'elle pouvait ressentir, toutefois, j'aurai préféré qu'elle m'épargne ne serait-ce que certains détails. Je me tuais à essayer de ne pas imaginer ce que ces hommes pouvaient bien faire avec elle, mais désormais, je savais tout, enfin, non pas tout, et il ne valait mieux pas, car maintenant, je m'imaginais les scènes dans ma tête, sans forcément le vouloir et j'éprouvais une certaine colère car je ne supporte plus que l'on puisse la toucher. Pourtant, elle n'est rien pour moi, du moins, c'est ce que j'essais de me dire. Enfin, elle n'est rien pour moi, elle n'a aucun compte à me rendre techniquement mais étonnement je ne veux pas qu'on la touche, qu'on la blesse, qu'on l'abîme autant sur le plan psychologique que physique. J'avais envie de lui dire tellement de choses, mais elle me coupait la parole pour me déballer une longue tirade à son sujet. « Mais tu sais si ça t’intéresse de connaître la vie d'une catin je peux te raconter, au moins je jouerais à autre chose que la catin. Je jouerais à la conteuse d'histoire ! Tu préfères ? Alors tais toi et écoute, il était une fois une petite fille de 10 ans dont la mère tomba gravement malade et mourut. La petite fille fût très triste mais appris à vivre sans sa mère, seul avec son père. Elle grandit et devint une très jolie jeune femme, elle fit même des études de médecine avec le rêve de soigner des gens et de les sauver. Mais un jour son père changea de comportement et lui posa un dilemme, il voulait l'épouser. Devant la résistance de la jeune femme il menaça de l'envoyer aux catins si elle ne le faisait pas mais la jeune femme refusait d'épouser son père. Sans pitié, il l'emmena sans plus attendre de force et la jeta dans une maison nommée la Rose Rouge. Il lui promit que dès qu'elle sortirait elle n'aurait aucun choix. Son père était un homme de grande envergure et devenu puissant, elle savait qu'il ne bluffait pas. Je continue ou t'en as assez ? » J'en restais bouche bée, je n'en croyais pas mes oreilles. J'aurai préféré être sourd plutôt qu'entendre ce qu'elle venait de m'apprendre. C'était donc vrai ce qu'elle m'avait dit tout à l'heure, ce n'était pas une blague comme elle s'était justifiée après, son père voulait vraiment l'épouser. Comment un père se comporter comme ça avec sa propre fille ? De plus il est impossible de se marier avec un parent. Enfin, selon moi, je trouvais ça totalement incensé, impossible, et puis c'était de l'inceste pur et dur. Alors que tout se mettait en place dans ma tête, je ressentais soudainement une envie de meurtre. J'avais l'impression de ressentir cette envie souvent ces derniers temps. C'est étrange mais pour elle, j'avais l'impression d'être prêt à tout. De braver les interdits juste pour son bien être. « Je peux... Te jurer... Que si je mets la main sur ton père un jour, je le tue de mes propres mains » C'était spontané. Je n'avais pu retenir tes mots. Il était catégoriquement hors de question qu'elle se marie avec quelqu'un, et encore moins son père. J'avais prononcé ces mots avec une telle haine, serrant la mâchoire de temps à autre, tout ceci du aux nerfs. Je ne comprenais absolument pas pourquoi je me comportais ainsi avec elle, mais une chose est sûre, j'étais sincère, même si elle en doutait surement et qu'elle pensait toujours que je ne désirais qu'une chose l'avoir dans mon lit, j'étais sincère et ne voulais que son bien. « Tu sais quoi t'as parfaitement raison Sergueï, je peux plus continuer à jouer les catins, n'est-ce pas ? » A peine avait-elle terminé sa phrase qu'elle se levait pour regagner la fenêtre. Assis sur le lit, je la regardais faire, pensant qu'elle allait juste regarder au travers de cette dernière, mais non, elle ouvrit la fenêtre, prêt à se jeter dans le vide pour mettre fin à ses jours. Toutefois, je fus assez rapide pour bondir hors du lit, et l'attraper par le poignet pour l'empêcher de sauter, je la fis se retourner vers moi pour qu'elle me fasse face. « Non mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? T'es complètement folle ma fille ! » Je n'avais pu me retenir de lui parler de cette manière là, car elle m'avait vraiment fait peur. Je serai arrivé avec deux-trois secondes de retard, elle aurait fini sur le bitume. Je la lâchais quelques secondes pour fermer la fenêtre et éloigner ensuite Tina de cet endroit de la pièce. Je n'aurai jamais pensé qu'elle en vienne à vouloir mettre fin à ses jours. Mais ça, elle pouvait le remercier à ses clients car c'est à cause d'eux qu'elle était prête à sauter. Ils l'ont sali, ils l'ont abîmé, et ça, elle a du mal à le supporter, je le sais pertinemment, il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour le savoir. Alors que je me retrouvais en face d'elle, je m'apprêtais à lui passer un sérieux saxon pour l'acte qu'elle venait d'accomplir, seulement, elle m'en empêcha en faisant plaquer ses lèvres pulpeuses contre les miennes. J'étais à la fois surpris, mais je plaçais ma mère derrière sa tête, pour accentue l'intensité du baiser. J'en avais tellement envie que je ne pouvais pas laisser passer cette occasion de goûter au goût de ses lèvres. Des frissons parcoururent la totalité de mon corps. A ce moment même, j'étais bien, et la colère que j'éprouvais quelques secondes auparavant avait laissé place à de la joie. Mais ça ne dura qu'un temps. « Pardon. Là, je ne jouais pas la catin... » Je la regardais dans l'incompréhension la plus totale, qu'est-ce qu'elle voulait bien entendre par ça. « Pourquoi faut-il toujours que tu fasses ça Sergueï ? » « Que je fasse quoi ? C'est toi qu'est-ce que tu viens de faire ? Pourquoi tu as fais ça ? » En même temps, je me sentais tellement con de lui demander tout cela alors que dans le fond, ça m'avais fais un bien fou, c'est ce qui expliquait le fait que je recommence une nouvelle fois à l'embrasser avec d'avantage d'intensité, mêlant ma langue à la sienne, sentant également son souffle chaud s'échouer sur mon visage. J'osais espérer que ce moment dure plus longtemps, mais il fallait arrêter de jouer à ça. On ne pouvait pas, on n'avait pas le droit. « Je... Tu.. Enfin on ne peut pas merde ! » Je me reculais d'elle, car je savais que si je restais là, tout près d'elle, je serai susceptible de reposer mes mains sur ses joues, et d'attirer son visage près du mien pour lui offrir de nouveau un baiser à la fois tendre et langoureux, mais je ne pouvais pas le permettre. J'avais du mal à lui résister, car j'avais l'impression que j'attendais ça comme le messie, mais je ne pouvais pas, car je savais pertinemment que le lendemain elle serait obligée de coucher avec les clients, et ça je ne le supporterai pas. Moi ce que je voulais c'était l'exclusivité totale, mais malheureusement ce n'était pas possible.
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MessageSujet: Re: Sergueï ♥ What do you want from me?   Jeu 15 Mai - 21:24


What do you want from me?
AVEC SERGUEÏ

Je me sentais encore étourdie par les événements. J'étais en train de perdre la tête et je ne savais pas ce qu'il me prenait d'agir ainsi. En présence de Sergueï tout devenait tellement plus compliqué, mon entrée ici, ce que j'y faisais, ces hommes qui molestaient mon corps chaque soir. Je ne comprenais pas cette homme, il me faisait tourner en rond. Je suis en train de me perdre à petit feu. Il est si distant et pourtant si proche. Ce qu'il me dit parfois est tellement sincère comme tout à l'heure. « Je peux... Te jurer... Que si je mets la main sur ton père un jour, je le tue de mes propres mains » Cette phrase résonnait dans ma tête tandis que mon cœur tentait de sortir de ma poitrine tellement il battait fort. Il était prêt à tuer pour moi, il venait de le dire, comme ça, sans artifices, sans masque. Il venait d'avouer qu'il tuerait pour moi. Cette pensée me glaça les sangs, pourtant j'aurais aimé que mon père disparaisse pour pouvoir partir d'ici, enfin sortir de ce cauchemar. Je me mis à penser à un futur serein, dans le monde extérieur, avec Sergueï... Je n'aurais plus à donner mon corps à des inconnus, seulement à lui. En pensant à tout ça je me sentais heureuse, une vague de bonheur m'envahissait et pourtant j'étais devant cette fenêtre grande ouverte. Le cœur en miettes, le cœur piètre et je n'ai qu'une envie sauter dans le vide. La brise me caresse les joues et la température de mon corps se refroidit. Dans l'immédiat j'aimerais sauter, m'envoler comme un oiseau, oublier ce qui m'est arrivé, oublier Sergueï, son regard profond dans le mien, son visage parfait aux traits divins, ses mains poignantes sur mon corps. J'aurais voulu effacer le tableau parsemé de craie de mon cœur, effacer les noms inscrits en blanc, les dessins de mon histoire gribouillées. J'aurais voulu danser dans les nuages, m'échapper. Mais quelque chose me retint sur Terre.

Je me retrouvais face à Sergueï plus vite que l'éclair sous ses gestes vifs et brusque. Il semblait énervé. « Non mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? T'es complètement folle ma fille ! » Folle oui sûrement, mais sûrement de toi malheureusement... Je ne répondis pas, les yeux perdus dans le vide, ne comprenant pas ce que j'étais sur le point de faire quelques secondes auparavant. Était-ce vraiment moi cette fille désespéré prête à partir ? Mon dieu mais qu'est-ce qu'ils m'ont fait ici. Je jure que mon père le paiera. Il paiera d'avoir enfermer Valentina Kataïev, une fille pleine de vie et de caractère, une jolie Rousse au charme éblouissant, une fille épanouie, pure. Il paiera. Je vis Sergueï s'empressait de refermer la fenêtre tandis qu'il posait ses mains sur moi pour m'éloigner. Je ne savais plus où j'étais.Il était prêt à me faire regretter mon geste je le savais, et j'aurais pu simplement le laisser me hurler dessus, me frapper même, j'aurais pu laisser aller sa colère mais je ne le fis pas. La seule chose que je fis ce fût laisser aller ma propre pulsion et l'embrassait soudainement. Je posai mes lèvres sur les siennes dans un élan fiévreux. Ce baiser avait un goût amer de bonheur et d'interdit. Sa main vint se placer derrière ma tête pour rendre le moment plus intense. Je le sentais passionné. Je voulais rester accrochée à ses lèvres à jamais mais j'interrompis mon baiser pour m'excuser. Pourquoi est-ce qu'il se comportait toujours de manière si opposée... « Que je fasse quoi ? C'est toi qu'est-ce que tu viens de faire ? Pourquoi tu as fais ça ? » Si je lui disais je crois qu'il ne me croirais pas, même moi je ne me croirais peut-être pas... « Je...Pardon... Je n'aurais pas dû... » Je détournai le regard mais sans que je m'y attende Sergueï s'empara de mes lèvres à nouveau avec une intensité nouvelle. Je me sentais vaciller, mon souffle s’accélérer tandis que je sentais ses mains sur mon visage et sa langue s'entremêlant à la mienne dans une valse dangereuse. Je priais pour qu'il ne s'arrête pas car pour une fois j'oubliais, je pouvais oublier Tina, j'étais Valentina. J'oubliais le monde dans lequel j'étais, il me faisait virevolter dans le vide. Mais malheureusement il s'arrêta. « Je... Tu.. Enfin on ne peut pas merde ! » Il avait recommencé... Une nouvelle fois il m'avait fait valsé dans un sens puis l'autre, où était ma place. Il se recula de moi et je me sentis miséreuse, bredouille, seule.

Je baissai la tête et sentis une larme coulait sur ma joue, puis une autre. Je restai silencieuse un instant, je ne voulais pas qu'il comprenne même si je savais qu'il verrait mes larmes. Moi je ne voulais surtout pas comprendre, je ne voulais surtout pas me dire qu'il représentait autant pour moi. « Tu as raison. Après tout tu n'es personne en particulier. Tu es juste le serveur et moi la catin, pourquoi il y aurait quelque chose de plus ? » Ma voix tremblait je le sentais. J'avais une boule au fond de la gorge. « Je peux t'offrir une nuit gratuite si tu veux, ça tu peux au moins, il n'y a rien de différent de ce que je fais chaque soir n'est-ce pas ? » Je ne pensais pas un mot de ce que je disais et j'aurais préféré me taire. Mais je n'avais ps pu m'empêcher de dire des choses odieuses car j'avais mal et ça faisait taire la douleur un instant. Lorsqu'il posait ses mains sur moi même violemment ou qu'il criait, que son ton montait, au moins il m'accordait quelque chose. Je n'étais pas qu'une pute dans ses yeux dans ces moments là. Et si je ne pouvais avoir que ça alors je le provoquerais jusqu'à ce qu'il laisse sa trace sur moi, si je ne peux avoir que ça je m'en contenterais. Je préférais mille fois que lui me frappe plutôt qu'un client. Mais au fond je ne voulais pas de tout ça, je ne voulais pas de sa violence, je voulais ses corps contre le mien, ses mains dans les miennes, ses yeux plongés dans les miens. Je ne voulais pas qu'il me voit, je voulais qu'il me regarde. Je voulais être la femme que je suis vraiment avec lui. Je me dirigeais vers mon lit et réajustais mon peignoir qui laissait trop entrevoir ma peau lésée. Je m'assis lentement en le regardant, debout au milieu de la pièce les poings serrés. J'avais peur qu'il parte, qu'il passe la porte et qu'il ne m'adresse plus jamais la parole, qu'il ne s'approche plus de moi comme de la peste. « Je voulais être médecin, j'étais belle, j'avais cette étincelle dans les yeux. J'étais étudiante à la fac et je réussissais plutôt bien. Je passais mon temps à travailler et je tournais le dos à tous ces garçons qui eux me tournaient autour. J'étais belle tu sais, j'étais Valentina. » Je soupirai tandis que je me levai pour me diriger vers mon armoire. Je lui demandai de détourner les yeux même si je n'étais plus à ça prêt... Avec lui c'était différent pourtant. Je commençais à me déshabiller et j'aurais voulu qu'il regarde et qu'il m'aime, qu'il aime mon corps, pas qu'il le convoite comme une marchandise. J'enfilai une robe de nuit sobre, de celle que je portais avant d'entrer ici. Ici tout n'était que dentelles et transparence, moins on avait de tissus sur la peau mieux c'était. « Tu m'aurais sûrement aimer. » Je retournai sur le lit et émis un léger cri en m'appuyant malencontreusement sur mon poignet affaibli. Sergueï me lança un regard interrogateur et je l'invitai à s'asseoir près de moi. « Ce n'est rien t'en fais pas. Ça passera bien comme tout le reste. Pardon pour tout à l'heure, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, c'est comme si... Comme si près de toi j'étais différente... » Je plongeai mes yeux dans les siens tandis que je posai une main sur la sienne. « Dis moi pourquoi tu t'occupes de moi comme ça ? » J'aurais aimé le savoir, il ne le faisait pas avec les autres je le savais. Et au fond j'étais heureuse qu'il m'accorde autant d'attention. « Tu sais, peut-être qu'on te le dit pas souvent mais, t'es quelqu'un de bien Sergueï. Si les gens ne t'aiment pas forcément, moi je t'apprécie. » Je passai brièvement mes doigts sur sa joue et détournai le regard. Je ne voulais pas le mettre mal à l'aise. « Parole de prostituée. » Je me mis à rire légèrement, ça faisait quelques temps. Mais ici j'avais l'impression de passer du rire aux larmes plus vite que je ne change de vêtements. Et il avait un pouvoir bien trop grand sur moi et mes émotions.

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MessageSujet: Re: Sergueï ♥ What do you want from me?   Lun 26 Mai - 18:46

Tina ∞ Sergueï
walk away, go now before it’s too late
Alors que je venais de la sauver de justesse d'un acte qu'elle aurait surement regretté si elle ne s'était pas ratée, cette dernière, plongeant son regard dans le mien, n'hésita pas à m'embrasser. C'était l'une des choses à laquelle je ne m'y attendais absolument pas. Mais pourtant, aller savoir pourquoi, je ne pus aller à l'encontre de mes envies. Je laissais mon corps disposait et faire ce dont il avait envie. A savoir, garder mes lèvres accrochées aux siennes. Quelque chose me poussait à donner d'avantage d'intensité à ce baiser. Je devais avouer que j'en avais sacrément envie, mais je ne voulais pas admettre mes faiblesses. Elle était l'une de mes plus grandes faiblesses. Mais j'essayais de résister, seulement là, je ne parvenais plus à résister, je n'y arrivais plus. Je n'avais aucune envie de rompre ce baiser, j'aurai aimé que ce moment dur encore quelques bonnes minutes, mais je devais m'y résoudre, tout ceci n'était pas possible. Depuis quand un barman pouvait-il avoir une liaison avec une prostituée ? C'était incensé. Ce n'était ni possible, ni imaginable. Comment cela avait-il pu traverser mon esprit, ne serait-ce que l'espace d'une seconde ? Elle était mal, elle avait besoin de réconfort, elle m'avait trouvé sur son chemin, et voilà, elle avait craqué, mais je sais très bien que demain elle aurait tout oublié. Je m'étais donc résolu à rompre ce baiser, à contre coeur. Et comme d'habitude ma fierté fit son apparition, ça vous étonnes n'est-ce pas ? Non... Même pas ? Je comprends, car moi non plus. Ainsi, je jouais les insensibles. Comme si ce baiser était insignifiant pour moi, alors qu'en réalité, je ne voulais pas l'admettre, mais j'avais ressenti énormément de choses au court de ce dernier, des sentiments, des sensations auxquelles je n'aurai jamais pensé. Pourquoi elle ? Pourquoi ici ? C'était voué à l'échec. Ce n'était peut être pas écrit, mais il ne fallait pas sortir de Saint Cyr pour le savoir.
Elle cessait de me regarder dans les yeux, je voyais pertinemment les larmes rouler le long de ses joues, mais je me sentais impuissant, je n'arrivais pas à bouger, j'avais comme l'impression d'avoir les pieds collés au sol. « Tu as raison. Après tout tu n'es personne en particulier. Tu es juste le serveur et moi la catin, pourquoi il y aurait quelque chose de plus ? » Qu'est-ce que je disais quelques minutes auparavant, enfin à quoi pensais-je ? A la même chose, c'était une évidence. Il ne pouvait rien y avoir, et puis je savais pertinemment qu'elle ne pouvait pas s'éprendre de quelqu'un. Elle avait bien trop un manque de confiance en la gente masculine pour qu'il ne se passe quoi que ce soit. Je n'étais pas si con que ça finalement. Comme quoi, avoir une fierté sa aide parfois. Ca évite les déceptions. Je ne laissais donc rien paraître, pas même un trait de déception. Ses paroles m'avaient au fond toucher.. Enfin, qu'est-ce que je dis, comme si ce qu'elle venait de dire pouvait m'atteindre. « Je peux t'offrir une nuit gratuite si tu veux, ça tu peux au moins, il n'y a rien de différent de ce que je fais chaque soir n'est-ce pas ? » Malheureusement pour elle, mon impulsivité prit le dessus. Déjà que je ne supportais pas que l'on puisse poser ses mains sur elle. Jaloux ? Impossible, c'est juste le principe. Non en fait je ne supporte vraiment pas que quiconque puisse la toucher. En réalité, j'aimerai l'avoir pour moi, uniquement pour moi, je ne parle pas sexuellement parlant. Je parle de tous les jours. Putain mais merde à quoi je suis entrain de penser là. La repousser c'est ce qu'il fallait. « T'es sérieuse là ? Si tu m'as prit pour l'un de tes connards de client tu te fiches le doigt dans l'oeil, je suis pas comme tous ces batards moi, j'ai pas besoin d'une nuit gratuite avec toi ou autre, t'as déjà assez de client comme ça il me semble » Voilà qu'à peine mes mots sortis, je m'en voulais déjà, mais je n'arrivais pas à lui dire exactement ce que je ressentais. J'avais ce besoin sans cesse d'être sur la défensive. L'aider, mais en même temps la repousser. Alors que là, je n'avais qu'une seule envie, l'attirer contre moi, sentir son corps contre le mien, poser mon front contre le sien, sentir la douceur de ses lèvres contre les miennes, son souffle chaud s'échouer sur mon visage. Qu'est-ce que je pouvais être con des fois.
N'étant pas un brin rancunière, elle prit la parole « Je voulais être médecin, j'étais belle, j'avais cette étincelle dans les yeux. J'étais étudiante à la fac et je réussissais plutôt bien. Je passais mon temps à travailler et je tournais le dos à tous ces garçons qui eux me tournaient autour. J'étais belle tu sais, j'étais Valentina. Tu m'aurais sûrement aimer » Plus je la repoussais, plus elle fonçait, qu'est-ce qui n'allait pas chez elle ? Qu'est-ce qui n'allait pas chez moi ? Qu'est-ce qui n'allait pas chez nous finalement ? Pourquoi fallait-il qu'elle emploie le mot "aimer" toute cette situation n'était pas déjà assez difficile à gérer sans qu'elle y ajoute ce mot. Qu'est-ce qu'elle cherchait exactement ? Tandis que je l'observais, frigide, réfractaire, je remarquais un certain gémissement lorsqu'elle tentait de se poser sur son lit. Elle souffrait s'était évident. J'avais envie de m'approcher d'elle, la manipuler avec douceur et tendresse, comme si elle était de la porcelaine, faire attention à elle, lui montrer qu'elle avait une minimum d'importance sur cette terre, pour quelqu'un. « Ce n'est rien t'en fais pas. Ça passera bien comme tout le reste. Pardon pour tout à l'heure, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, c'est comme si... Comme si près de toi j'étais différente... » Arrêtes Tina, arrêtes. Assis à ses côtés, je ne savais comment agir. Mon regard froid, j'essayais de la dissuader de tout acte, mais elle avait tout simplement l'air de s'en foutre, puisqu'elle tentait une nouvelle fois de m'approcher en déposant l'une de ses mains sur les miennes. Sa peau, la douceur de sa peau procura un élan de frissons en moi. Mais qu'est-ce qu'elle pouvait bien avoir comme pouvoir sur moi? « Dis moi pourquoi tu t'occupes de moi comme ça ? » « Parce que si je ne le fais pas, personne ne le fera » répondis-je du tac au tac, sans vraiment lui dire le pourquoi du comment, et sans vraiment répondre une réponse plus construite. Une réponse à laquelle elle s'attendait surement. « Tu sais, peut-être qu'on te le dit pas souvent mais, t'es quelqu'un de bien Sergueï. Si les gens ne t'aiment pas forcément, moi je t'apprécie. » Je reposais mon regard dans le sien, tandis qu'elle ajoutait avec une touche d'humour ou d'ironie « Parole de prostituée » Je secouais la tête, à croire qu'elle assumait vraiment ce statut de prostituée. « Je ne vois pas comment tu peux apprécier un type comme moi, avec tout ce que tu vois » Et voilà, une nouvelle fois, je n'avais pu m'empêcher de lui lancer un pic, ce n'était pas voulu, mais ces mots étaient sortis tout seul, impossible de les retenir. J'étais vraiment con quand je m'y mettais. « Putain » lâchais-je spontanément par rapport à ce que je venais de dire précédemment, resserrant sa main dans la mienne, entremêlant instinctivement mes doigts aux siens. C'était officiel, mes paroles étaient sans cesse en contradiction avec mes actes, et inversement. Quand je la repoussais physiquement, j'arrivais à être un minimum gentil verbalement, et quand j'étais un connard verbalement, j'ajoutais toujours une marque d'affection par derrière, de quoi paumer la jeune fille qui se trouvait face à moi, et me paumer moi-même encore plus que je ne l'étais déjà.
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